Krazy Kat

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Krazy Kat
SĂ©rie
Krazy Kat commentant ses propres aventures (22 avril 1922).
Krazy Kat commentant ses propres aventures (22 avril 1922).

Auteur George Herriman
Genre(s) Comic strip
Nonsense

Personnages principaux Krazy Kat
Ignatz Mouse
Le sergent Pupp
Lieu de l’action ComtĂ© de Coconino (Arizona)

Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue originale Anglais américain
Éditeur Drapeau des États-Unis Eclipse comics · Fantagraphics
Drapeau de la France Futuropolis ·
Les RĂȘveurs
PremiĂšre publication New York Evening Journal (1913)

Adaptations Dessins animés

Krazy Kat est un comic strip amĂ©ricain crĂ©Ă© par George Herriman et publiĂ© dans les journaux du pays, en semaine et le week-end, entre 1913 et 1944. Sa premiĂšre publication eut lieu dans le New York Evening Journal de William Randolph Hearst. La sĂ©rie mĂȘle nonsense (en)[1], poĂ©sie et insouciance enjouĂ©e, ce qui en a fait l'une des bandes dessinĂ©es prĂ©fĂ©rĂ©es des passionnĂ©s et des critiques depuis plus de 90 ans[2],[3].

Esthétique[modifier | modifier le code]

Les strips sont centrĂ©s sur une relation triangulaire entre son personnage Ă©ponyme, un chat innocent et dĂ©sinvolte de sexe indĂ©terminĂ©, son antagoniste Ignatz Mouse, et le sergent Pupp (Officer Pupp), officier de police. Krazy est transi d'amour pour Ignatz mais celui-ci le mĂ©prise, et passe son temps Ă  chercher Ă  lui lancer une brique Ă  la tĂȘte, ce que Krazy interprĂšte comme une preuve d'amour. Pupp, en tant que garant de l'ordre de la rĂ©gion de Coconino, fait tout pour empĂȘcher Ignatz d'arriver Ă  son but et enferme bien souvent la souris en prison.

En dĂ©pit de la simplicitĂ© de l'intrigue, la peinture dĂ©taillĂ©e des personnages, la complexitĂ© de l'Ɠuvre, Ă  laquelle s'ajoute la grande crĂ©ativitĂ© verbale et visuelle d'Herriman, font de Krazy Kat l'une des premiĂšres bandes dessinĂ©es Ă  avoir Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme de l'art par les intellectuels[4]. Gilbert Seldes, cĂ©lĂšbre critique d'art de l'Ă©poque, Ă©crivit en 1924 un long panĂ©gyrique de la bande, la qualifiant de « travail artistique le plus amusant, fantastique et satisfaisant de l'AmĂ©rique contemporaine[5] Â». Le poĂšte renommĂ© e. e. cummings, autre admirateur de George Herriman, Ă©crivit l'introduction du premier album de Krazy Kat[6]. Plus rĂ©cemment, beaucoup de scĂ©naristes et dessinateurs constatent que le strip a eu une influence majeure sur leurs Ɠuvres.

MalgrĂ© cette fortune critique, Krazy Kat est longtemps restĂ© mal Ă©ditĂ©. Ce n'est qu'Ă  la fin des annĂ©es 2000 que, grĂące au travail de Fantagraphics, l'intĂ©gralitĂ© des pages du dimanche est devenue disponible. Les daily strips sont en 2011 toujours non rĂ©Ă©ditĂ©s pour la plupart. Dans le monde francophone, Futuropolis a publiĂ© quelques volumes dans les annĂ©es 1980, faisant fi des grandes difficultĂ©s de traduction de l'Ɠuvre. Les droits de l'Ă©dition Fantagraphics ont Ă©tĂ© achetĂ©s en 2009 par Les RĂȘveurs qui sortent un premier volume (1925-1929) en octobre 2012.

Résumé[modifier | modifier le code]

Page dans laquelle Krazy veut comprendre pourquoi Door Mouse, personnage secondaire, porte toujours une porte. Publié le 21 janvier, 1922.

L'action de Krazy Kat se dĂ©roule dans une version hautement stylisĂ©e du ComtĂ© de Coconino, en Arizona. Herriman dĂ©core la page avec des paysages Ă©voquant le Painted Desert qui y est situĂ©[7], et ces arriĂšre-plans ont tendance Ă  changer comme au thĂ©Ăątre, mĂȘme lorsque les personnages restent en place. Les passages de rĂ©cit mĂȘlent une prose enjouĂ©e et souvent allitĂ©rative avec une sensibilitĂ© poĂ©tique. Dans ses pages du dimanche, Herriman expĂ©rimente des mises en page atypiques (cadres de formes changeantes), afin de mieux servir la narration.

MalgrĂ© la simplicitĂ© de l'intrigue, Herriman rĂ©ussit toujours Ă  se renouveler. Parfois, Ignatz atteint son objectif, et sa brique heurte la tĂȘte de Krazy. Le plus souvent, le sergent Pupp se montre plus malin que l'astucieuse souris et l'emprisonne. L'intervention d'autres personnages (des habitants du comtĂ© de Coconino, eux aussi animaux anthropomorphiques) ou des forces de la nature, donnent de temps Ă  autre une tournure inattendue aux histoires. Dans d'autres strips, les dĂ©clarations simplistes de Krazy Ă©nervent tant la souris qu'elle va chercher une brique dans la derniĂšre case. On trouve aussi de l'humour auto-rĂ©fĂ©rentiel : dans un strip, le sergent Pupp, aprĂšs avoir arrĂȘtĂ© Ignatz, rĂ©primande le dessinateur pour ne pas avoir fini de dessiner la prison[8].

En son temps, la sĂ©rie de Herriman ne rencontre pas un trĂšs grand succĂšs : beaucoup de lecteurs sont gĂȘnĂ©s par son refus iconoclaste de se conformer aux conventions du comic strip qui prescrivent de ne prĂ©senter que des gags simples. Mais grĂące au magnat de l'Ă©dition William Randolph Hearst, qui adore Krazy Kat, elle peut continuer Ă  paraĂźtre dans ses journaux, parfois directement sous ses ordres[9].

Personnages[modifier | modifier le code]

Krazy Kat[modifier | modifier le code]

Un peu simple d'esprit et trĂšs curieux, le personnage Ă©ponyme de la sĂ©rie vit sa vie nonchalamment dans le comtĂ© de Coconino. Il parle dans un argot hautement stylisĂ© (« A fowl konspirissy - is it pussible ? Â») Ă©voquant l'anglais, le français, l'espagnol, le yiddish et d'autres langues[2]. Exprimant son inaltĂ©rable bonne humeur en chanson et en danse, Krazy est Ă©perdument amoureux d'Ignatz, et pense que les briques par lesquelles celui-ci rĂ©pond Ă  cet amour expriment une rĂ©ciprocitĂ© sentimentale. Krazy n'a aucunement conscience de la fĂ©roce rivalitĂ© entre Ignatz et le sergent Pupp, et croit que les frĂ©quentes arrestations de la souris par le chien ne sont qu'un innocent jeu de gendarme et voleurs (« Chak foie ke je les vois s'amouzer enzemble, c'est Ignatz ky perd[10]. Â»). Lorsqu'Ignatz est arrĂȘtĂ© avant d'avoir pu lancer sa brique, Krazy cherche dĂ©sespĂ©rĂ©ment son « zĂ©ri Â» et se demande oĂč il a bien pu passer.

Le sexe de Krazy n'est jamais clairement dĂ©fini. Herriman prĂ©fĂšre laisser planer l'ambiguĂŻtĂ©, et joue mĂȘme dessus dans plusieurs strips[11],[12]. Lorsque le cinĂ©aste Frank Capra, aficionado du strip, demanda Ă  Herriman une rĂ©ponse prĂ©cise, l'auteur rĂ©pondit que Krazy Ă©tait « quelque chose comme un elfe ou un esprit. Ceux-ci n'ont pas de sexe. Donc ce Kat ne peut ĂȘtre mĂąle ni femelle. Krazy est un esprit, un lutin, libre de s'immiscer dans ce qu'il dĂ©sire[13]. Â» En effet, cette indĂ©termination est essentielle dans un strip oĂč tout est mouvant et incertain. Plusieurs critiques, Ă  commencer par e. e. cummings, ont nĂ©anmoins fait de Krazy Kat une chatte[14], erreur qui se retrouve encore frĂ©quemment dans les ouvrages de vulgarisation comme dans certains articles scientifiques.

Ignatz[modifier | modifier le code]

Ignatz Mouse s'amuse de la naĂŻvetĂ© de Krazy, et rien ne le rĂ©jouit plus que de jeter une brique sur la tĂȘte du chat. Pour Ă©viter que ses plans ne soient dĂ©jouĂ©s par le sergent Pupp, toujours vigilant (et toujours suspicieux), Ignatz cache sa brique, se dĂ©guise, ou engage d'autres facĂ©tieux habitants du comtĂ© (sans jamais expliciter ses intentions). L'empressement que met Krazy Ă  le rencontrer n'importe oĂč et n'importe quand afin de recevoir la brique qu'il croit marque d'affection facilite grandement la tĂąche de la souris.

Le sergent Pupp (Officer Pupp)[modifier | modifier le code]

« Bras de la loi et de l'ordre Â», le sergent Bull Pupp (aussi appelĂ© « Flikard Â» ou « Serzent Â», pour traduire « Offissa Â»), essaie en permanence — en y arrivant parfois — de faire obstacle aux desseins d'Ignatz. Le sergent Pupp et Ignatz se donnent toujours au maximum dans leurs confrontations, mĂȘme lorsque Krazy n'est pas directement impliquĂ©, car ils adorent voir l'autre passer pour un idiot. L'espĂšce du sergent n'est pas trĂšs prĂ©cise, on parle parfois d'un bouledogue[15].

Personnages mineurs[modifier | modifier le code]

Outre les trois hĂ©ros, nombre de personnages peuplent le comtĂ© de Coconino. Kolin Kelly, un chien, est briquetier, fournissant Ignatz en projectiles, bien qu'il ne lui fasse pas confiance. Madame Kwakk Wakk, canard en toque, est une mĂ©gĂšre qui observe Ignatz monter ses complots puis le dĂ©nonce au sergent. Joe Stork (cigogne), « fournisseur de progĂ©niture aux princes comme aux prolĂ©taires[16] Â», livre souvent des bĂ©bĂ©s non dĂ©sirĂ©s Ă  divers personnages (dans un strip, Ignatz essaye de lui faire jeter une brique sur la tĂȘte de Krazy depuis le ciel). Quelques autres personnages apparaissent assez frĂ©quemment : Bum Bill Bee, bourdon de passage ; Don Kiyote, digne coyote membre de l'aristocratie mexicaine ; Mock Duck, volaille d'origine chinoise qui ressemble Ă  un coolie et dirige une blanchisserie ; les cousins de Krazy : Krazy Katbird et Krazy Katfish.

Histoire[modifier | modifier le code]

Krazy Kat se dĂ©veloppa Ă  partir d'un autre comic strip d'Herriman, The Dingbat Family, qui avait dĂ©butĂ© en 1910. L'auteur remplissait le bas des pages de cette sĂ©rie avec des gags slapstick sur les aventures d'un chat et d'une souris[17]. Ce strip de bas de page finit par devenir plus important que la bande dessinĂ©e sous laquelle il Ă©tait nĂ©. Krazy Kat devint un comic strip quotidien possĂ©dant son propre titre (qui Ă©tait prĂ©sentĂ© verticalement sur le cĂŽtĂ© de la page) le 28 octobre 1913 puis eut Ă©galement droit Ă  sa page du dimanche, en noir et blanc, Ă  partir du 23 avril 1916. À la suite des protestations des Ă©diteurs qui ne trouvaient pas que la sĂ©rie convenait Ă  la rubrique « bandes dessinĂ©es Â», Krazy Kat apparaissait, dans les journaux de Hearst, sous celle d'« Art et thĂ©Ăątre Â»[18]. Cependant, Hearst lui-mĂȘme aimait tant la sĂ©rie qu'il fit signer Ă  Herriman un contrat Ă  vie tout en lui garantissant une totale libertĂ© de crĂ©ation.

Malgré son faible succÚs auprÚs du grand public, Krazy Kat était trÚs suivi par les intellectuels. En 1922, un ballet jazz inspiré de la série fut produit et mis en musique par John Alden Carpenter, avec une chorégraphie d'Adolphe Bolm et des décors et costumes de Herriman. Bien que le spectacle fût joué à guichets fermés[19], il ne permit pas à la bande dessinée de gagner en popularité, contrairement à ce que Hearst avait espéré. En plus de Seldes et Cummings, on trouvait parmi les contemporains admirateurs de Krazy Kat Willem de Kooning, H. L. Mencken, et Jack Kerouac[3]. Des chercheurs plus récents ont vu dans cette bande dessinée un précurseur de Dada[20] ou du Postmodernisme[2],[21].

La publication en album couleur des planches du dimanche débuta en 1935. Bien que le nombre de journaux à publier Krazy Kat décrût aprÚs cette date, Herriman continua à animer ses personnages (créant ainsi prÚs de 3000 planches) jusqu'à sa mort en 1944. Hearst refusa qu'un autre auteur prenne la suite de la série, contrairement aux usages du temps, car il la savait intimement liée à son créateur[22].

Adaptations en dessins animés[modifier | modifier le code]

Krazy Kat a été animé de nombreuses fois. Les premiers courts-métrages furent produits par Hearst dÚs 1916, via sa société Hearst-Vitagraph News Pictorial puis plus tard par l'International Film Service (IFS), sans qu'Herriman n'intervienne. En 1920, aprÚs deux ans de pause, les J.R. Bray Studios se mirent à produire eux aussi une série de courts-métrages Krazy Kat[23].

En 1925, le pionnier de l'animation Bill Nolan dĂ©cida de porter de nouveau la sĂ©rie Ă  l'Ă©cran, en Ă©tant produit par Margaret J. Winkler. Au contraire des adaptations prĂ©cĂ©dentes, celle de Nolan ne se basait pas totalement sur les personnages de George Herriman : le fĂ©lin de ses courts-mĂ©trages Ă©tait un mĂąle dont l'aspect et la personnalitĂ© rappelaient FĂ©lix le chat. Cela provient probablement du fait que Nolan travaillait aux studios de Pat Sullivan[24].

Charles B. Mintz, le mari de Winkler, prit progressivement le contrĂŽle des opĂ©rations. Son studio et lui commencĂšrent leurs courts-mĂ©trages sonorisĂ©s avec Ratskin en 1929. En 1930, il dĂ©plaça son Ă©quipe en Californie et changea le design des personnages, qui ne ressemblaient plus guĂšre Ă  ceux des journaux. Le Krazy Kat parlant de Mintz, comme bien des dessins animĂ©s du dĂ©but des annĂ©es 1930, ressemblait fortement Ă  Mickey Mouse, et ses aventures Ă©taient des grosses farces peu subtiles qu'il vivait avec sa petite amie (une chatte) et son chien domestique[25]. En 1936, l'animateur Isadore Klein, avec la bĂ©nĂ©diction de Mintz, rĂ©alisa le court-mĂ©trage Lil' Ainjil, seul travail du studio Mintz censĂ© ressembler Ă  celui de Herriman. Mais Klein fut « terriblement déçu Â» par le rĂ©sultat et le Krazy simili-Mickey fit donc son retour[26]. En 1939, Mintz vendit son studio Ă  Columbia Pictures, auprĂšs de qui il s'Ă©tait endettĂ©[27]. Sous le nom de Screen Gems, le studio produisit en 1940 un ultime dessin animĂ© de Krazy Kat The Mouse Exterminator (L'exterminateur de souris)[28].

Krazy revint Ă  l'Ă©cran en 1962, animĂ© par les studios tchĂ©coslovaques Rembrandt Films de Gene Deitch, Ă  Prague. Ces dessins animĂ©s Ă©taient plus proches de la bande dessinĂ©e(surtout les dĂ©cors) et aidĂšrent Ă  faire dĂ©couvrir le chat de Herriman Ă  la gĂ©nĂ©ration du baby-boom. Afin de ne pas avoir d'ennuis avec la censure (qui aurait pu croire Ă  de l'homosexualitĂ©), Krazy apparaissait comme explicitement femelle. La musique de la plupart des Ă©pisodes fut composĂ©e par Jay Livingston et Ray Evans. La production s'arrĂȘta en 1964[23].

Postérité[modifier | modifier le code]

En 1999, Krazy Kat fut nommé meilleure bande dessinée du vingtiÚme siÚcle par le Comics Journal. Le classement incluait aussi bien des séries que des one-shots[29]. En 1995, la série faisait partie des 20 timbres émis par les postes américaines pour célébrer les classiques du comic strip.

Si les courts-mĂ©trages de Bip Bip et Coyote, rĂ©alisĂ©s par Chuck Jones, sont parmi les plus cĂ©lĂšbres dessins animĂ©s inspirĂ©s des travaux de George Herriman[21], Krazy Kat continue d'inspirer certains artistes d'aujourd'hui. Patrick McDonnell, auteur du strip Mutts, et coauteur de Krazy Kat: The Comic Art of George Herriman, le cite parmi ses principales influences[30]. Bill Watterson (Calvin et Hobbes) nomme Krazy Kat parmi ses trois influences majeures (avec Peanuts et Pogo)[31]. Charles M. Schulz[32] et Will Eisner[33] affirment ĂȘtre venu Ă  la bande dessinĂ©e notamment grĂące Ă  l'impact produit sur eux par la lecture de Krazy Kat lors de leurs annĂ©es de formation.

Jules Feiffer[34], Philip Guston[34] et Hunt Emerson[35] portent dans leur travail la marque facilement reconnaissable de Krazy Kat. Le comic strip de Larry Gonick Kokopelli & Company prend place dans un « comtĂ© de Kokonino Â». Chris Ware admire la sĂ©rie et a dessinĂ© les couvertures de la rĂ©Ă©dition intĂ©grale de la sĂ©rie chez Fantagraphics[36].

Au-delĂ  des auteurs de bande dessinĂ©e, on retrouve l'Ɠuvre de Herriman dans Krazy Kat, roman de Jay Cantor publiĂ© en 1987[37], qui replace les personnages de Herriman dans le contexte dĂ©primant de la guerre froide, tandis que Michael Stipe du groupe de rock R.E.M. porte un tatouage d'Ignatz et Krazy[38].

Éditions amĂ©ricaines en recueil[modifier | modifier le code]

La toute premiÚre édition des strips de Krazy Kat est le fait d'Henry Holt & Company, en 1946, deux ans aprÚs la mort de George Herriman[39]. Elle reprend 167 daily strips et 136 sunday strips. Cependant, aucune édition complÚte ne voit le jour avant les années 1980, à cause des problÚmes de restauration des images, les journaux d'origine étant souvent abßmés ou introuvables.

Édition d'Eclipse Comics (1988-1992)[modifier | modifier le code]

À partir de 1988, Eclipse Comics (basĂ© Ă  Forestville (Californie)), l'un des principaux Ă©diteurs indĂ©pendants de bande dessinĂ©e amĂ©ricains des annĂ©es 1980, rĂ©Ă©dite en collaboration avec la Turtle Island Foundation les sunday strips dans l'ordre chronologique. Cette Ă©dition reprend les planches du dimanche dans leur ordre de parution Ă  raison d'un volume par annĂ©e. Chaque volume est, sauf prĂ©cision, introduit et conclu par Bill Blackbeard. À la suite des difficultĂ©s financiĂšres d'Eclipse, la publication cesse dĂ©but 1992.

  1. Krazy + Ignatz [1916], 1988. (ISBN 0913035491)
  2. The Other Side of the Shore From Here [1917], 1989. (ISBN 0913035742)
  3. The Limbo of Useless Unconsciousness [1918], 1989. (ISBN 0913035769)
  4. Howling Along the Halls of Night [1919], 1989.
  5. Pilgrims on the Road to Nowhere [1920], 1990. Introduction de Bob Callahan, conclusion de Bill Blackbeard. (ISBN 1560600233)
  6. Sure As Moons is Cheeses [1921], 1990. Introduction de Bob Callahan, conclusion de Bill Blackbeard.
  7. A Katnip Kantata in the Key of K [1922], 1991. Introduction de Bob Callahan, conclusion de Bill Blackbeard. (ISBN 1560600632)
  8. Inna Yott On the Muddy Germanium [1923], 1991. (ISBN 1560600659)
  9. Shed a Soft Mongolian Tear [1924], 1992. (ISBN 1560601027)
  10. Honeysuckil Love is Doubly Swit [1925]. Annoncé, ce volume n'a jamais été publié.
  11. Honeysuckil Love is Doubly Swit [1926]. Annoncé, ce volume n'a jamais été publié.

Kitchen Sink Press (1990-1991)[modifier | modifier le code]

En 1990, Kitchen Sink Press (basé à Princeton (Wisconsin)), autre grand éditeur américain de l'époque, commence à publier avec Remco Worldservice Books (basé à Abington (Pennsylvanie)) les pages du dimanche en couleur, publiées initialement à partir de 1935. Cette édition est dirigée et introduite par Rick Marschall. Son titre est The Komplete Kolor Krazy Kat et chaque volume contient deux années. La publication cesse également prématurément.

  1. 1935-36, 1990. PrĂ©face de Bill Watterson. (ISBN 0924359064)
  2. 1936-37, 1991. Ce volume connut une distribution restreinte. (ISBN 0924359072)
  3. 1938-39. AnnoncĂ©, ce volume n'a jamais Ă©tĂ© publiĂ©. (ISBN 0924359080)

Fantagraphics, sunday strips (2002-2011)[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, Fantagraphics (basé à Seattle) a repris, sous le titre The Komplete Kat Komics, l'édition des planches dominicales dans la continuité de l'édition Eclipse, cette fois sous la forme de volumes de 120 pages comprenant deux années. La direction éditoriale en est confiée à Bill Blackbeard, qui s'occupait déjà de l'édition Eclipse, tandis que la direction graphique échoit à Chris Ware. AprÚs avoir réédité les années 1925 à 1944 en dix volumes, Fantagraphics s'est lancé en 2010 dans la réédition des années 1916-1924, en trois volumes de 176 pages comprenant chacun trois années.

Chacun de ces ouvrages reprend dans un grand format les planches du dimanche dans leur ordre de parution, encadrĂ©es d'un appareil critique dĂ©veloppĂ©, couvrant les multiples facettes de l'Ɠuvre majeure de Herriman, ainsi que de nombreuses illustrations, photographies et planches annexes peu connues. Chaque volumes se termine par « The Ignatz Mouse Debaffler Page Â», une Ă  trois pages de notes explicatives, mais loin d'ĂȘtre exhaustives.

Numéro Titre Années rééditées Informations éditoriales Paratexte
FA1916 Love in a Kettle or Love in a Hut. 1916-1918 Avril 2010, (ISBN 9781606993163)
  • Kim Thompson, « And the First Shall be the Last: A History of Kat Reprints Â», p. 6-7 ;
  • Bill Blackbeard, « The Kat's Kreation Â», p. 8-10 ;
  • SĂ©lection de bandes dessinĂ©es de Herriman publiĂ©es entre 1903 et 1909, p. 11-21 ;
  • Summerfield Baldwin, « A Genius of the Comic Page Â», p. 166-172 [reprise d'un article ancien de Cartoons Magazine] ;
  • Bill Blackweard, « George Herriman, 1880-1944 Â», p. 173.
FA1919 A Kind, Benevolent and Aimable Brick 1919-1921 Janvier 2011, (ISBN 9781606993644)
  • Bill Blackbeard, « A Mouse by ane Name: Krazy and Ignatz's early life under the boards Â», p. 6-9 ;
  • Bob Callahan, « Geo. Herriman's Los Angeles Â», p. 10-14.
FA1922 At Last My Drim of Love Has Come True 1922-1924 Avril 2012, (ISBN 9781606994771)
FA1925 There Is A Heppy Lend Furfur A-Waay 1925-1926 Mars 2002, (ISBN 1560973862)
  • Bill Blackbeard, « By George, it's Krazy ! Â», p. 6-11.
FA1927 Love Letters In Ancient Brick 1927-1928 Octobre 2002, (ISBN 1560975075)
  • Bill Blackbeard, « Pilfering Mrs. Kwak-Wak's Good Old Goods and Goodies Bag: Scoop the First Â», p. 6-14.
FA1929 A Mice, A Brick, A Lovely Night 1929-1930 Avril 2003, (ISBN 1560975296)
  • Ben Schwartz, « The Court Jester. Hearst, Herriman, and the Death of Nonsense Â», p. 8-10 ;
  • Bill Blackbeard, « The Man behind the Pupp behind the Mouse behind the Kat. George Herriman, 1880-1944. Â», p. 11-18.
FA1931 A Kat Alilt with Song 1931-1932 Avril 2004, (ISBN 1560975946)
  • Bill Blackbeard, « The Baron and the Duke. Other Great Stuff Before the Bricks Zipped. Â», p. 6-12 ;
  • SĂ©lection de daily strips de 1931, p. 97-127.
FA1933 Necromancy by the Blue Bean Bush 1933-1934 Octobre 2004, (ISBN 1560976209)
  • Bill Blackbeard, « No Kidding... We've Run Out of Kats! Â», p. 6-7.
  • Dessins et bandes dessinĂ©es de George Herriman, p. 8-30.
FA1935 A Wild Warmth of Chromatic Gravy 1935-1936 Juillet 2005, (ISBN 156097690X)
  • Bill Blackbeard, « Autumn Leaves: Herriman's Klosing Kat Pages Revel in Fine Syndicate Kolor (But With a Briefly Blue Ignatz.) Â», p. 6-7.
  • Jeet Heer, « The Kolors of Krazy Kat. Â», p. 8-15.
FA1937 Shifting Sands Dusts its Cheeks in Powdered Beauty 1937-1938 Avril 2006, (ISBN 1560977345) Ce volume ne comprend pas de texte introductif.
FA1939 A Brick Stuffed with Moom-bins 1939-1940 Janvier 2007, (ISBN 1560977892)
  • Jeet Heer, « Kat of a Different Color Â», p. 7-10.
FA1941 A Ragout of Raspberries 1941-1942 DĂ©cembre 2007, (ISBN 9781560978879)
  • Jeet Heer, « Kat Got you Tongue: Where George Herriman's Language Came From Â», p. 6-9.
FA1943 He Nods in Quiescant Siesta 1943-1944 Juillet 2008, (ISBN 9781560979326)
  • Bill Blackbeard, « The Tragedy of a Man with an Absent Mind Â», p. vi-xiii

Fantagraphics, Daily strip[modifier | modifier le code]

  • Krazy & Ignatz: The Kat Who Walked in Beauty (strips quotidiens de 1920) (ISBN 1-56097-854-6)

Éditions en langue française[modifier | modifier le code]

La série n'est publiée qu'à partir de 1965 en Europe (dans la revue italienne Linus) et de 1970 en France (dans Charlie Mensuel[40]). Le premier album, une sélection de planches du dimanches et de strips quotidiens, est publié par Futuropolis en 1981, puis un autre en 1985 et la traduction du premier volume de Kitchen Sink Press, en 1990. Les problÚmes de Futuropolis font ensuite cesser cette publication.

Le critique des Cahiers de la bande dessinĂ©e Jean-Pierre Tamine estime en 1984 que ce relatif insuccĂšs est dĂ» au manque de goĂ»t des lecteurs et Ă©diteurs français d'alors pour « la maniĂšre “dirty” Â», au cartĂ©sianisme latent du public qui s'accommode mal du nonsense de l'Ɠuvre et Ă  l'absence d'ancrage dans un genre prĂ©cis[1]. Publier Krazy Kat en français prĂ©sente de plus une difficultĂ© particuliĂšre Ă  une Ă©poque oĂč aucun Ă©diteur amĂ©ricain n'a encore rĂ©Ă©ditĂ© toutes les bandes. De plus, la traduction est complexe, en particulier pour la langue Ă©trange parlĂ©e par Krazy, sur laquelle reposent de nombreux strips.

En aoĂ»t 2009, Manu Larcenet annonce sur son blog que les Ă©ditions des RĂȘveurs ont acquis les droits de traduction de l'Ă©dition Fantagraphics[41]. Cette nouvelle Ă©dition française devrait reprendre en quatre volumes vingt annĂ©es de sunday strips. En 2011, Jean-Louis Gauthey annonce que la traduction de ces pages a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  Marc Voline[42]. Les RĂȘveurs publient le premier volume de la traduction française, Krazy Kat, Planches du dimanche 1925-1929 en octobre 2012[43]. La qualitĂ© de cette Ă©dition lui vaut le Prix du patrimoine au festival d'AngoulĂȘme 2013. Les trois autres volumes paraissent les trois annĂ©es suivantes, en automne. À l'occasion de la parution du dernier volume, Les RĂȘveurs publient Ă©galement Les Aventures de Krazy Kat et Ignatz Mouse Ă  Koko Land, traduction d'un album pour enfants publiĂ© initialement en 1934.

Liste des albums[modifier | modifier le code]

  • Krazy Kat, Futuropolis, 1981. Bandes quotidiennes de 1937-1938 et sĂ©lection de planches du dimanche de 1922 Ă  1943.
  • Krazy Kat 1921-1931, Futuropolis, 1985. TirĂ© Ă  2500 exemplaires.
  • L'IntĂ©grale en couleurs de Krazy Kat, Futuropolis :
  1. 1935-1936, 1990. Traduction du premier volume de Kitchen Sink Press, sans postĂ©ritĂ© Ă  la suite de l'arrĂȘt de facto de Futuropolis.
  1. Planches du dimanche 1925-1929, 2012. Prix du patrimoine au festival d'AngoulĂȘme 2013.
  2. Planches du dimanche 1930-1934, 2013.
  3. Planches du dimanche 1935-1939, 2014.
  4. Planches du dimanche 1940-1944, 2015.
  5. Krazy Kat et Ignatz Mouse Ă  Koko Land, 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ a et b (Tamine 1984) p. 86.
  2. ↑ a, b et c Shannon (2005)
  3. ↑ a et b (McDonnell et al. 1986) p. 26.
  4. ↑ Kramer (1982)
  5. ↑ Seldes (1924), p. 231.
  6. ↑ (en) e.e. cummings, « Krazy Kat Â», introduction au recueil posthume de George Herriman, Krazy Kat, New York : Henry Holt & Co, 1946. Traduit dans Les Cahiers du MusĂ©e d’art moderne n°64, Paris : Centre Georges Pompidou, Ă©tĂ© 1998.
  7. ↑ Heer (2006), pp. 41-45.
  8. ↑ De Havenon et al. (1986), p. 97.
  9. ↑ Schwartz (2003), p. 8-10.
  10. ↑ « Ever times I see them two playing games togedda, Ignatz seems to be It. Â», FA1925, p. 62.
  11. ↑ FA1933, p. 16-17.
  12. ↑ A Katnip Kantata in the Key of K, p. 71.
  13. ↑ Schwartz (2003), p. 9.
  14. ↑ Crocker (1995)
  15. ↑ F.P, « Chat et souris Â», Le Monde,‎
  16. ↑ « Purveyor of progeny to prince, & proletarian Â», FA1929, p. 67.
  17. ↑ De Havenon et al. (1986), p. 52.
  18. ↑ De Havenon et al. (1986), p. 58.
  19. ↑ Blackbeard (1991), p. 1-3.
  20. ↑ Inge (1990).
  21. ↑ a et b Bloom (2003).
  22. ↑ Schwartz (2003), p. 9-10.
  23. ↑ a et b Crafton (2003).
  24. ↑ Maltin (1987), p. 205-206.
  25. ↑ Maltin (1987), P. 207.
  26. ↑ Maltin (1987), p. 210-211.
  27. ↑ Maltin (1987), p. 213.
  28. ↑ The Columbia Crow's Nest - Columbia Cartoon History - Screen Gems.
  29. ↑ « Top 100 Comics of the Century Â», The Comics Journal n°210, 1999.
  30. ↑ (en) Comic Masters, sur le site personnel de Patrick McDonnell.
  31. ↑ Bill Watterson, The Calvin and Hobbes Tenth Anniversary Book, Kansas City : Andrews and McMeel, 1995, p. 17-18. (ISBN 0836204387)
  32. ↑ Charles Schulz, interviewĂ© par Rick Marschall et Gary Groth dans Nemo, 31 janvier 1992. CitĂ© ici.
  33. ↑ L'Interview de Will Eisner par l'Onion AV Club, 27 septembre 2000.
  34. ↑ a et b Peter Sanderson, « Comics in Context #20: This Belongs in a Museum Â», sur IGN, [s. d.].
  35. ↑ Artsnet, The artsnet interview: HUNT EMERSON, sur d-log.info.
  36. ↑ Page sur Krazy & Ignatz sur le site de Fantagraphics
  37. ↑ Jay Cantor (trad. Claro), Lot 49, Le Cherche midi, 2012.
  38. ↑ Rec.music.rem FAQ (#A15)
  39. ↑ Frank Tashlin, « In Coconino County Â», The New York Times, 3 novembre 1946, p. 161.
  40. ↑ Krazy Herriman, Catalogue d'exposition, MusĂ©e de la bande dessinĂ©e d'AngoulĂȘme, 1997, citĂ© par le BDM 2005-2006, de Michel BĂ©ra, Michel Denni et Philippe Mellot.
  41. ↑ Annonce [1] sur le blog le Manu Larcenet le 5 aoĂ»t 2009.
  42. ↑ Annonce faite par Jean-Louis Gauthey dans les commentaires du blog de CornĂ©lius le 7 mai 2011.
  43. ↑ Traduire Krazy Kat, sur le site du9.org, juin 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, dossier dans Les Cahiers du musĂ©e national d'art moderne no 64, Centre Georges-Pompidou, Ă©tĂ© 1998.
  • (en) Joe Bob Briggs (en), « Krazy Kat keeps kracking Â», UPI,‎ (lire en ligne)
  • Jan Baetens, « Krazy Kat au pluriel Â», dans Formes et politiques de la bande dessinĂ©e, vol. 18, Louvain, Peeters, coll. Â« Accent Â», (ISBN 978-90-429-0709-6, prĂ©sentation en ligne), p. 13-26
  • (en) Bill Blackbeard, « A Kat of Many Kolors: Jazz pantomime and the funny papers in 1922. Â», dans Georges Herriman, A Katnip Kantata in the Key of K, Turtle Island/Eclipse Books, coll. Â« The Komplete Kat Komics Â» (no 7), (ISBN 1560600640)
  • Miguel Egaña, « Le Monde de Krazy Kat : notes mondaines sur Krazy Kat Â», dans Boris Eizykman (dir.), Plates bandes Ă  part : EsthĂ©tique de la bande dessinĂ©e (actes d'un colloque tenu en mai 2007 Ă  Amiens), Bruxelles, La Lettre volĂ©e, coll. Â« Essais Â», , p. 73-92.
  • (en) Donald Crafton, Before Mickey: The Animated Film, 1898-1928, University of Chicago Press, (ISBN 0226116670)
  • (en) Elisabeth Crocker, « To He, I Am For Evva True”: Krazy Kat’s Indeterminate Gender. Â», Postmodern Culture, The Johns Hopkins University Press, vol. 4, no 2,‎ (lire en ligne)
  • Édouard François, « Krazy Kat Â», PhĂ©nix, no 18,‎ , p. 35-44.
  • (en) Jeet Heer, « Cartoonists in Navajo Country Â», Comic Art Magazine (en), no 46,‎ , p. 40-47
  • (en) Hilton Kramer (en), « Critics' Choices (Art) Â», The New York Times,‎
  • (en) Leonard Maltin, Of Mice and Magic (1980, 1987)
  • Richard Marschall, « George Herriman et son Ɠuvre Â», dans NeuviĂšme Art no 2, AngoulĂȘme : Éditions de l'an 2, janvier 1997.
  • (en) Patrick McDonnell, Karen O'Connell, Georgia Riley De Havenon et Gilbert Seldes, Krazy Kat: The Comic Art of George Herriman, HN Abrams, (ISBN 0810923130 et 9780810923133)
  • Harry Morgan, « Krazy Kat au risque de l’ethnographie Â», dans NeuviĂšme Art no 2, AngoulĂȘme : Éditions de l'an 2, janvier 1997.
  • (en) Ben Schwartz, « Hearst, Herriman, and the Death of Nonsense. Â», dans FA1929, 2003, p. 8-10.
  • (en) Gilbert Seldes, « The Krazy Kat That Walks By Himself. Â», dans The Seven Lively Arts, New York : Harper and Brothers, 1924.
  • (en) Edward A. Shannon, « 'That we may mis-unda-stend each udda': The Rhetoric of Krazy Kat. Â», Journal of Popular Culture, vol. 29, no 2, automne 2005.
  • Pierre Sterckx, « Journal d’un Phou Cha Â», dans NeuviĂšme Art no 2, AngoulĂȘme : Éditions de l'an 2, janvier 1997.
  • Jean-Pierre Tamine, « Krazy Kat Â», Les Cahiers de la bande dessinĂ©e, no 59,‎ , p. 86-87
  • (en) Inge M. Thomas (en), « Krazy Kat as American Dada Art Â», dans Comics as Culture, Jackson, University Press of Mississippi, (ISBN 0878054081)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Pages et sites en anglais[modifier | modifier le code]

Pages et sites en français[modifier | modifier le code]

  • Ignatz Mouse Un site dĂ©diĂ© Ă  Krazy Kat Ă  travers le second personnage du strip : Ignatz Mouse.
  • Traduire Krazy Kat, interview de Marc Voline.

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