Batman

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Batman
Personnage de fiction apparaissant dans
Batman.

Cosplay de Batman d'aprÚs le costume de la trilogie cinématographique de Christopher Nolan.
Cosplay de Batman d'aprÚs le costume de la trilogie cinématographique de Christopher Nolan.

Alias Bruce Wayne (véritable identité)
Naissance Gotham, Drapeau des États-Unis États-Unis
Origine Drapeau : États-Unis AmĂ©ricain
Activité Propriétaire de Wayne Enterprises
Superhéros
Pouvoirs spéciaux Aucun super-pouvoir. Excellente condition physique, détective de génie, maßtre en arts martiaux, accÚs à un équipement de trÚs haute technologie, expert en technologie et en informatique, polyglotte, maßtre en évasion et en camouflage, condition mentale supérieure
Adresse Gotham, Drapeau du New Jersey New Jersey
(États-Unis)
Famille Thomas Wayne (pÚre, décédé),
Martha Wayne (mÚre, décédée),
Phillip Wayne/Kane (oncle et pÚre adoptif, décédé),
Alfred Pennyworth (majordome et tuteur légal),
Dick Grayson (fils adoptif),
Jason Todd (fils adoptif),
Tim Drake (fils adoptif),
Damian Wayne (fils avec Talia al Ghul),
Helena Wayne (fille avec Catwoman, univers alternatif),
Terry McGinnis (fils, univers alternatif),
Matty Mcginnis (fils, univers alternatif)
Catwoman (Ă©pouse)
Affiliation JLA,
Outsiders,
Justice Society of America,
All-Star Squadron.
Ennemi de Ennemis de Batman

Créé par Bob Kane
Bill Finger
Interprété par Lewis Wilson (Batman, 1943)
Robert Lowery (Batman et Robin 1949)
Adam West (Batman, 1966),
Michael Keaton (Batman, 1989 ; Batman : Le DĂ©fi, 1992) ,
Kevin Conroy (Batman contre le fantĂŽme masquĂ©, 1993 ; Batwoman)
Val Kilmer (Batman Forever, 1995) ,
George Clooney (Batman et Robin,1997) ,
Christian Bale (Batman Begins, 2005 ; The Dark Knight : Le Chevalier noir, 2008, The Dark Knight Rises, 2012),
David Mazouz et Mikhail Mudrik (Gotham),
Ben Affleck (Batman v Superman : L'Aube de la Justice, 2016, Suicide Squad, 2016, Justice League, 2017),
Iain Glen (Titans,
Dante Pereira-Olson (Joker, 2019),
Robert Pattinson (The Batman, 2021),
Warren Christie (Batwoman)
Voix Maurice Dorleac (Batman et Robin)
Marc Cassot (Batman)
Patrick Osmond (Batman, Batman : Le DĂ©fi
Richard Darbois (Batman contre le fantÎme masqué)
Robert Guilmard (Batman Forever)
Patrick Noérie (Batman et Robin)
Philippe Valmont (Batman Begins, The Dark Knight : Le Chevalier noir, The Dark Knight Rises)
Boris Rehlinger (Batman v Superman : L'Aube de la Justice, Suicide Squad, Justice League)
PremiĂšre apparition Detective Comics no 27 (date rĂ©elle 30 mars 1939, date de couverture : mai 1939)[1]
DerniĂšre apparition Justice League
Éditeurs DC Comics

Bruce Wayne, alias Batman, est un super-hĂ©ros de fiction appartenant Ă  l'univers de DC Comics. CrĂ©Ă© par le dessinateur Bob Kane et le scĂ©nariste Bill Finger, il apparaĂźt pour la premiĂšre fois dans le comic book Detective Comics no 27 en 1939 - mai 1939 comme date sur la couverture mais la date rĂ©elle de parution est le 30 mars 1939 - sous le nom de The Bat-Man. Bien que ce soit le succĂšs de Superman qui ait amenĂ© sa crĂ©ation, il se dĂ©tache de ce modĂšle puisqu'il n'a aucun pouvoir surhumain. Batman n'est en effet qu'un simple humain qui a dĂ©cidĂ© de lutter contre le crime aprĂšs avoir vu ses parents se faire abattre par un voleur dans une ruelle de Gotham City, la ville oĂč se dĂ©roulent la plupart de ses aventures. MalgrĂ© sa rĂ©putation de hĂ©ros solitaire, il sait s'entourer d'alliĂ©s, comme Robin, son majordome Alfred Pennyworth ou encore le commissaire de police James Gordon.

Batman travaille Ă©galement rĂ©guliĂšrement avec Superman, malgrĂ© des divergences d'opinions sur la façon de lutter contre le crime, et a fait partie de plusieurs Ă©quipes : la SociĂ©tĂ© de justice d'AmĂ©rique, la Ligue de justice d'AmĂ©rique et les Outsiders. Des surnoms lui sont parfois accolĂ©s : The Caped Crusader, The Dark Knight, The World's Greatest Detective[n 1], ou encore en français, le Justicier masquĂ© ou le Chevalier Noir. Toute une sĂ©rie de super-vilains s'opposent rĂ©guliĂšrement Ă  lui comme le Joker, Double-Face, l'Épouvantail, Bane, Ra's al Ghul ou le Pingouin.

Batman est devenu un personnage trĂšs populaire rapidement aprĂšs sa premiĂšre apparition, ce qui s'est traduit par la crĂ©ation de son propre titre Batman, en 1940. Au cours des annĂ©es, diffĂ©rentes interprĂ©tations du personnage ont Ă©tĂ© proposĂ©es. Par ailleurs, Batman a Ă©tĂ© adaptĂ© dans une grande variĂ©tĂ© de mĂ©dias. À la tĂ©lĂ©vision, il est dĂšs les annĂ©es 1940 le hĂ©ros de deux serials, Batman et Batman et Robin, puis de la sĂ©rie Batman de 1966 Ă  1968, ainsi que d'un film rĂ©alisĂ© par Leslie H. Martinson en 1966 et tirĂ© de la mĂȘme sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e. De multiples sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es d'animation verront Ă©galement le jour au fil du temps, dont Batman en 1992. Au cinĂ©ma deux sĂ©ries de films lui ont Ă©tĂ© consacrĂ©es, la premiĂšre dans les annĂ©es 1990 a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par Tim Burton et Joel Schumacher, la seconde dans les annĂ©es 2000 a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par Christopher Nolan, avant que Batman n'apparaisse dans les films de l'univers cinĂ©matographique DC Ă  partir de 2016. Plusieurs jeux vidĂ©o ont utilisĂ© le personnage avec un succĂšs relatif jusqu'Ă  la derniĂšre sĂ©rie de jeux inaugurĂ©e en 2009 par Arkham Asylum qui a Ă©tĂ© saluĂ©e par la critique et le public.

Origines du personnage[modifier | modifier le code]

En avril 1938, dans le premier numéro d'Action Comics, publié par DC Comics, apparaßt Superman[2], le premier super-héros. L'immense succÚs du personnage pousse Harry Donenfeld et Jack Liebowitz, les propriétaires de DC, à répéter la formule et demandent à Bob Kane de créer un nouveau super-héros[3],[4].

ÂgĂ© de 22 ans, Kane est dĂ©jĂ  un auteur connu pour ses sĂ©ries d'humour, comme Peter Pupp, ou d'aventures comme Rusty and his pals[n 2],[5]. Il s'attelle Ă  la tĂąche qui doit lui apporter de substantiels revenus. En effet, le rĂ©dacteur en chef Vince Sullivan lui a affirmĂ© que Siegel et Shuster, les crĂ©ateurs de Superman, gagnent chacun 800 $ par semaine ; or Kane touche habituellement entre 35 et 50 $[6].

Bob Kane s'inspire de l'hĂ©licoptĂšre et des Ă©tudes sur la chauve-souris de LĂ©onard de Vinci, des films Le Signe de Zorro, Dracula et The Bat Whispers[3] mais aussi de la piĂšce de thĂ©Ăątre de Mary Roberts Rinehart qui a inspirĂ© le film, intitulĂ©e The Bat, dont le personnage Ă©ponyme est un criminel masquĂ©. Il esquisse ensuite le personnage qui doit marier les qualitĂ©s de dĂ©tective de Sherlock Holmes[7] et les prouesses physiques des films de Douglas Fairbanks[8]. L'influence de Zorro est particuliĂšrement perceptible dans les caractĂ©ristiques du personnage de justicier nocturne masquĂ© : comportement diurne de riche dandy oisif pour dĂ©tourner les soupçons sur son identitĂ© secrĂšte, cape et costume noirs, majordome fidĂšle, vĂ©loce vĂ©hicule noir, repĂšre secret sous une luxueuse villa, amitiĂ© avec un reprĂ©sentant de la loi, etc.[9]. En guise de clin d'Ɠil, plusieurs comics figurent ultĂ©rieurement le jeune Bruce Wayne et ses parents Ă  la sortie d'un cinĂ©ma diffusant Le Signe de Zorro, juste avant le braquage virant au drame[10].

Le scĂ©nariste Bill Finger suggĂšre de nombreuses modifications Ă  Kane : la couleur du costume qui passe du rouge au gris[3], l'apparence du hĂ©ros en l'Ă©quipant d'une cagoule au lieu d'un simple masque, une cape au lieu des ailes, des gants ainsi que plusieurs autres dĂ©tails[11]. À propos des sources d'inspiration du nom « Bruce Wayne Â», Finger prĂ©cise que « le prĂ©nom de Bruce vient de Robert Ier d'Écosse. (
) j'ai cherchĂ© un nom de famille suggĂ©rant le colonialisme. J'ai essayĂ© Adams, Hancock
 puis j'ai pensĂ© Ă  Anthony Wayne Â»[12],[13].

Bill Finger au sujet de la création de Batman

Kane avait une idée pour un personnage nommé Batman, et il souhaitait me montrer les dessins. Il dessina un personnage qui ressemblait trÚs fort à Superman avec des espÚces de... collants rouges, je crois, avec des bottes... sans gants, sans gantelets... avec un petit masque loup. Il avait deux ailes rigides qui dépassaient, ressemblant à des ailes de chauve-souris. Et en dessous, il y avait un signe... BATMAN[n 3],[13].

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Évolution du personnage[modifier | modifier le code]

Âge d'or des comics[modifier | modifier le code]

Mention des auteurs[modifier | modifier le code]

Bob Kane en 1966.

AprĂšs acceptation par DC de son projet scĂ©narisĂ© par Bill Finger, Bob Kane nĂ©gocie un contrat avec DC qui oblige l'Ă©diteur Ă  signer les histoires de Batman du nom de Kane, mĂȘme s'il n'a rien Ă©crit ou dessinĂ©[14] et qui indique que Kane doit livrer un certain nombre d'histoires du hĂ©ros. La signature est parfois dĂ©veloppĂ©e en Created by Bob Kane[n 4],[5].

Bien qu'il ait travaillĂ© sur d'autres sĂ©ries publiĂ©es par DC depuis les annĂ©es 1940, Bill Finger n'est pas reconnu Ă  sa juste valeur et sa participation Ă  la crĂ©ation de Batman reste longtemps sous-estimĂ©e. Par exemple, dans le courrier des lecteurs de Batman no 169 (fĂ©vrier 1965), l'Ă©diteur Julius Schwartz indique que Finger a crĂ©Ă© le Sphinx mais son contrat ne mentionne pas une obligation de le crĂ©diter. À la mort de Finger en 1974, DC n'a toujours pas rĂ©tabli l'importance du rĂŽle de ce dernier. Quelques annĂ©es plus tard, Kane confirme les contributions de Finger (« Batman Ă©tait au dĂ©but un super-hĂ©ros, un justicier ; Bill en a fait un dĂ©tective scientifique Â»), tout en insistant sur son propre rĂŽle dans la crĂ©ation du personnage[15]. C'est seulement en 2014 que le nom de Finger est inscrit comme scĂ©nariste de la premiĂšre histoire de Batman dans la rĂ©Ă©dition gratuite du numĂ©ro 27 de Detective Comics prĂ©vue pour le mois de juillet 2014[16].

Au milieu des annĂ©es 1960, le nom de Kane est retirĂ© au profit des noms des scĂ©naristes et dessinateurs. Ce ne sera qu'Ă  la fin des annĂ©es 1970 que la mention « crĂ©Ă© par Bob Kane Â» sera rajoutĂ©e dĂ©finitivement aux crĂ©dits, suivant l'exemple des histoires de Superman, oĂč apparaĂźt « crĂ©Ă© par Jerry Siegel et Joe Shuster Â».

Premiers temps[modifier | modifier le code]

Orson Welles grimé en The Shadow. Photographie promotionnelle d'une adaptation radiophonique des aventures du justicier des pulps (vers 1937-1938).
Dick Tracy combat des gangsters truculents aux faciĂšs grotesques, qui inspireront partiellement les super-vilains de Batman.

PrĂ©sentĂ© comme the Bat-Man, le super-hĂ©ros masquĂ© apparaĂźt dans le numĂ©ro 27 du comic book Detective Comics publiĂ© le . La couverture est postdatĂ©e au mois de [17], selon la mĂ©thode Ă©ditoriale consistant Ă  indiquer une date ultĂ©rieure Ă  celle de la mise en vente pour que le titre reste plus longtemps sur les prĂ©sentoirs des marchands de journaux avant d'en ĂȘtre retirĂ© avec les autres invendus[18].

Bill Finger tĂ©moigne que le personnage « a Ă©tĂ© Ă©crit dans le style des pulps, des magazines bon marchĂ© dans lesquels se trouvaient des rĂ©cits de science-fiction, de fantasy, etc.[19] Â» L'intrigue de la premiĂšre histoire de Batman, The Case of the Chemical Syndicate[n 5], est ainsi directement calquĂ©e sur celle de Partners of Peril (1936), un pulp oĂč Theodore Tinsley (en) met en scĂšne le tĂ©nĂ©breux The Shadow[20]. DrapĂ© dans une cape noire, les traits masquĂ©s par un large chapeau et une Ă©charpe rouge sang, ce justicier impitoyable n'hĂ©site pas Ă  utiliser ses deux pistolets emblĂ©matiques[21]. ConformĂ©ment Ă  ce modĂšle[8], Batman, Ă  ses dĂ©buts, en vient Ă  tuer dĂ©libĂ©rĂ©ment des criminels[22]. Par ailleurs, Bill Finger s'inspire de l'extravagante galerie de malfaiteurs du comics Dick Tracy pour concevoir les ennemis du super-hĂ©ros[23]. Graphiquement, la sĂ©rie s'inspire des films dans lesquels la mise en scĂšne est recherchĂ©e et originale comme ceux d'Orson Welles[8].

Le personnage remporte un succĂšs immĂ©diat et dĂšs 1940 il a droit Ă  son propre comic-book trimestriel intitulĂ© sobrement Batman. Dans le premier numĂ©ro apparaissent des personnages qui vont faire partie intĂ©grante de l'univers du hĂ©ros, Ă  savoir le Joker et Catwoman[3]. Ce premier numĂ©ro est aussi remarquable par le fait que Batman tue un personnage en lui tirant dessus. L'Ă©diteur de l'Ă©poque dĂ©cide alors que Batman n'aura plus le droit de tuer ou d'utiliser un fusil[24]. La mĂȘme annĂ©e Batman rencontre Superman dans le comic-book World's Finest Comics[3].

DĂšs les premiers comics, on perçoit l'Ă©volution physique du personnage. « En un an, il Ă©tait complet, mon Batman dĂ©finitif Â» dĂ©clara Kane[25]. La ceinture remplie de gadgets fut introduite dans Detective Comics no 29, suivie par le batarang, un boomerang ayant la forme d'une chauve-souris stylisĂ©e, et le premier « bat-vĂ©hicule Â» dans le no 31. C'est deux Ă©pisodes plus tard, avec une brĂšve histoire condensĂ©e sur deux pages, que l'on connaĂźtra les origines du personnage. Bruce Wayne est le fils d'un riche industriel assassinĂ© avec son Ă©pouse par un criminel dans une allĂ©e de la ville fictive de Gotham (il faut attendre Batman no 47 pour en savoir plus et apprendre le nom de l'assassin de ses parents : Joe Chill). Bruce est tĂ©moin du meurtre et, traumatisĂ© par cette catastrophe, s'entraĂźne pour lutter contre le crime une fois adulte. Lorsqu'une chauve-souris brise une fenĂȘtre du manoir dans lequel il vit, Bruce considĂšre cela comme un prĂ©sage et dĂ©cide de devenir the Bat-Man[26].

Batman est Ă  l'origine un hĂ©ros sombre. Les auteurs, dont Jerry Robinson qui assiste Bob Kane, s'inspirent du cinĂ©ma expressionniste allemand pour dĂ©crire un monde oĂč le crime et la corruption rĂšgnent. Batman est le dernier recours face Ă  des criminels insolites[26]. Toutefois, ce cĂŽtĂ© « pulp Â» commence Ă  s'estomper dĂšs 1940 dans Detective Comics no 38 avec l'introduction de Robin, le partenaire de Batman[27]. Robin (dont le nom a Ă©tĂ© inspirĂ© par Robin des Bois et par le nom anglais du rouge-gorge) a Ă©tĂ© crĂ©Ă© selon l'idĂ©e de Finger que Batman avait besoin d'un docteur Watson qui lui donnerait la rĂ©plique[28]. Batman devient aussi un des membres de la SociĂ©tĂ© de justice d'AmĂ©rique. Il apparaĂźt briĂšvement pour la premiĂšre fois dans le septiĂšme numĂ©ro du magazine All Star Comics dans lequel sont racontĂ©es les aventures du groupe. Il participe toutefois assez peu aux missions de la SociĂ©tĂ© de justice, restant membre honoraire[29]. Les relations de Batman avec la police ne sont alors pas conflictuelles. Il collabore avec la police de Gotham et devient mĂȘme un membre d'honneur de celle-ci dans le septiĂšme numĂ©ro de Batman[22]. En 1943, Batman gagne son comic strip[30] auquel se consacre Bob Kane qui abandonne les comic books aux artistes de son studio. Kane est censĂ© revenir au comic book en 1946, puisque selon l'accord signĂ© avec DC Comics il doit dessiner et Ă©crire un certain nombre de pages de Batman[14]. En rĂ©alitĂ© il ne dessine plus rien et laisse le travail Ă  Lew Schwartz de 1946 Ă  1953 et Sheldon Moldoff de 1953 Ă  1967[5].

Âge d'argent des comics[modifier | modifier le code]

Comic-book de science-fiction publié en 1958, durant l'ùge d'argent des comics.

AprĂšs la seconde guerre mondiale les lecteurs se dĂ©sintĂ©ressent des comics de super-hĂ©ros et se tournent vers d'autres genres comme les rĂ©cits criminels ou les histoires d'horreur[31]. Batman reste une des rares sĂ©ries de super-hĂ©ros publiĂ©es dans les annĂ©es 1950[32]. Au milieu des annĂ©es 1950, les histoires de Batman peuvent ĂȘtre rattachĂ©es au genre de la science-fiction, Ă  l'instar de Superman. Les histoires crĂ©Ă©es par Dick Sprang sont caractĂ©ristiques de cette vision du hĂ©ros confrontĂ© Ă  des ennemis anecdotiques et dĂ©pouillĂ© de l'aspect noir des origines[33]. Cependant, aprĂšs la mise en place du Comics Code en 1954, cela n'apparaĂźt pas suffisant. Les auteurs sont amenĂ©s Ă  dĂ©velopper un aspect enfantin et le ton gĂ©nĂ©ral de la sĂ©rie reste assez lĂ©ger[26] jusqu'au milieu des annĂ©es 1960, sous la plume de Bob Kane mais aussi de ses nĂšgres littĂ©raires Jerry Robinson, Dick Sprang, Jim Mooney, Lew S. Schwartz, Sheldon Moldoff et Joe Giella au dessin[34] et Gardner Fox au scĂ©nario[35]. Cela conduit Ă  des Ă©pisodes semblables Ă  celui oĂč Batman devient un gĂ©ant ou pousse Ă  crĂ©er des personnages qui vont l'entourer et former une « famille Â» comme celle de Captain Marvel ou celle de Superman. AprĂšs Robin, sont crĂ©Ă©s Batgirl, Batwoman[36], le bat-hound (un chien portant un masque comme Batman et l'aidant Ă  chasser les criminels)[37] et mĂȘme Bongo the Bat-Ape[n 6],[36].

Il est communĂ©ment admis que l’ñge d'argent des comics commence en 1956, quand Barry Allen devient le nouveau Flash dans les pages du quatriĂšme numĂ©ro du comic book Showcase[38]. Les super-hĂ©ros de l'Ăąge d'or dont les comics ont cessĂ© de paraĂźtre sont recrĂ©Ă©s comme Green Lantern ou Atom. Cela n'affecte pas Batman dont les comic books n'ont jamais connu d'interruption. Cependant, lorsque Barry Allen dĂ©couvre une autre Terre oĂč vit le Flash de l'Ăąge d'or, les responsables Ă©ditoriaux de DC Comics Ă©tablissent que les super-hĂ©ros de l'Ăąge d'or vivent tous sur cette Terre, nommĂ©e Terre II, alors que ceux de cette nouvelle pĂ©riode nommĂ©e Ăąge d'argent vivent sur Terre I[L 1].

Durant l’ñge d'argent, Batman collabore rĂ©guliĂšrement avec d’autres hĂ©ros, principalement Superman. Leur premiĂšre rencontre dans cette pĂ©riode date de 1954 et a lieu dans le numĂ©ro 76 du comic book Superman[39]. Ils se retrouveront frĂ©quemment par la suite et feront Ă©quipe dans la sĂ©rie World's Finest Comics Ă  partir du numĂ©ro 71 de juillet-aoĂ»t 1954 jusqu'au numĂ©ro 323 de janvier 1986. Les histoires sont basĂ©es sur leur proche amitiĂ©, et sur des affaires nĂ©cessitant leurs talents combinĂ©s[40]. Batman est membre fondateur de la JLA dont la premiĂšre histoire est publiĂ©e dans The Brave and the Bold[n 7] no 28 (1960)[41].

Série télévisée des années 1960[modifier | modifier le code]

Image en noir et blanc de Batman en pied dans la série télévisée de 1966.
Batman interprété par Adam West dans la série télévisée de 1966.
La Batmobile de la série télévisée de 1966.

En 1964, les ventes des comics dans lesquels Batman est le hĂ©ros chutent de façon spectaculaire ; Bob Kane pense mĂȘme que « [DC] Ă©tait en train de planifier la mort de Batman[42] Â». Aussi quand Julius Schwartz est chargĂ© de prendre en main les sĂ©ries consacrĂ©es au hĂ©ros, il adopte des mesures draconiennes. Tout d'abord, dans Detective Comics no 327 (1964) le costume de Batman est redessinĂ© afin de lui donner un aspect plus contemporain. C'est Carmine Infantino qui apporte alors son aide dans cette tĂąche. De plus, les personnages apparus dans les annĂ©es 1950 ainsi que les extra-terrestres sont abandonnĂ©s.

Cependant, l'amĂ©lioration des ventes des comics liĂ©s Ă  Batman est surtout due au dĂ©but de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e dont le premier Ă©pisode date du 12 janvier 1966. La sĂ©rie a une profonde influence sur le personnage car en plus du retour d'Alfred et de l'introduction de Batgirl, le cĂŽtĂ© kitsch de la sĂ©rie se ressent dans le comics. GrĂące Ă  la sĂ©rie, les ventes s'envolent pour atteindre une moyenne de 900 000 exemplaires, chiffre le plus important pour un comics de super-hĂ©ros depuis les annĂ©es 1950[43].

Bien que la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e et le comics rencontrent un certain succĂšs, l'aspect kitsch commence Ă  lasser le public. La sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e est arrĂȘtĂ©e en 1968[33]. Les ventes des comics baissent Ă  nouveau. Comme Julius Schwartz l'a indiquĂ© plus tard : « Quand la sĂ©rie TV Ă©tait un succĂšs, on m'a demandĂ© de faire du kitsch, et bien sĂ»r quand la sĂ©rie a pĂ©riclitĂ©, les comics ont suivi[44] Â».

Âge de bronze des comics[modifier | modifier le code]

Carmine Infantino, devenu responsable Ă©ditorial, dĂ©cide alors de confier le personnage Ă  de jeunes auteurs, le scĂ©nariste Dennis O'Neil et le dessinateur Neal Adams. Ils tentent de libĂ©rer Batman de la lĂ©gĂšretĂ© qu'il avait prise Ă  la suite de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e pour retrouver le vĂ©ritable « vengeur nocturne Â» des origines[45]. L'Ăšre O'Neil/Adams dĂ©bute dans Detective Comics no 395 (1970) avec une intrigue Ă  l'atmosphĂšre plus gothique. Dans une histoire Ă©crite par Frank Robbins, Dick Grayson (Robin) retourne Ă  l'universitĂ©, faisant, Ă  nouveau, de Batman un hĂ©ros solitaire[46]. Les histoires de Batman deviennent plus sombres, plus violentes, avec le retour d’un Joker meurtrier et l’arrivĂ©e de Ra's al Ghul[33]. Elles sont Ă  mettre en rĂ©sonance avec le contexte politique de l'Ă©poque : hausse de la criminalitĂ© dans les grandes villes et « guerre contre la drogue Â» initiĂ©e par le prĂ©sident Richard Nixon[47]. Le ton gĂ©nĂ©ral donnĂ© par O'Neil influence les histoires de Batman des annĂ©es 1970 et 1980 ; les histoires de Detective Comics de Steve Englehart et Marshall Rogers sont considĂ©rĂ©es par de nombreuses personnes comme Ă©tant le point culminant de cette pĂ©riode[48].

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Batman recommence aussi à travailler en solo dans les années 1970 et 1980 et fait occasionnellement équipe avec Robin ou Batgirl. Alors que la relation entre Batman et Robin s'affaiblit, ce dernier quitte définitivement Batman et devient Nightwing[46],[49].

Dans les années 1970 et 1980, le comic book the Brave and the Bold est relié aux titres Batman, puisque dans chaque numéro ce dernier est associé à un héros DC différent. Batman fait aussi partie de la Ligue de justice mais en 1983, il quitte ce groupe pour former une nouvelle équipe, les Outsiders dont les aventures sont publiées dans le comic book Batman and the Oustsiders scénarisé par Mike W. Barr et dessiné par Jim Aparo. Batman quitte le groupe en 1985 au numéro 32[50].

Âge moderne des comics[modifier | modifier le code]

En 1986 est publiĂ©e la maxi-sĂ©rie Crisis on Infinite Earths[n 8] dans laquelle l'univers DC avec ses diffĂ©rentes dimensions, ses Terres 1, 2, X, S, etc. est entiĂšrement recrĂ©Ă©. Tous les Ă©vĂšnements racontĂ©s dans les comics prĂ©cĂ©dant ce cataclysme sont censĂ©s ne pas s'ĂȘtre produits et chaque hĂ©ros commence, au sens propre, une nouvelle vie. Ainsi DC rĂ©Ă©crit l'histoire de son univers et adapte les origines de ses personnages. Dennis O'Neil, devenu rĂ©dacteur en chef de tous les titres Batman, s'occupe alors de l'image du hĂ©ros aprĂšs ces Ă©vĂšnements. O'Neil a affirmĂ© qu'on lui a donnĂ© la charge de relooker le personnage, mais il a plutĂŽt essayĂ© de donner un autre ton Ă  la sĂ©rie, diffĂ©rent de tout ce qui avait Ă©tĂ© fait avant[51].

Alan Moore en 2008.

Frank Miller, avec David Mazzucchelli au dessin, redĂ©finit en 1987 les origines de Batman dans Batman : AnnĂ©e Un publiĂ© dans Batman du numĂ©ro 404 au 407 et donne au hĂ©ros une personnalitĂ© plus sombre[52]. Auparavant, la sĂ©rie limitĂ©e de Frank Miller Batman: Dark Knight[n 9] (1986) racontant l'histoire d'un Batman Ă  la retraite reprenant du service, fait retrouver au personnage ses racines. Cette mini-sĂ©rie est un succĂšs commercial et depuis lors est devenu une pierre angulaire de l'histoire des comics[53]. La sĂ©rie relance aussi la popularitĂ© de Batman[54] Alan Moore et Brian Bolland continuent dans cette direction avec Batman: The Killing Joke de 1988, dans lequel le Joker essaie de pousser Ă  bout le Commissaire Gordon, l'enlĂšve, le torture et rend infirme sa fille Barbara Gordon. Cette histoire et d'autres du mĂȘme acabit changent l'image des comics en visant un public plus adulte[55].

AprĂšs le dĂ©part de Dick Grayson le premier Robin, Batman ne reste pas seul longtemps car un nouveau Robin fait son apparition en la personne de Jason Todd. Cependant le duo est de courte durĂ©e car ce deuxiĂšme Robin est assassinĂ© par le Joker en 1988, dans Un deuil dans la famille[56]. À la suite de cette perte, Batman s'endurcit et devient plus radical dans sa lutte contre le crime. Il travaille de nouveau en solitaire jusqu'Ă  l'arrivĂ©e de Tim Drake qui devient le troisiĂšme Robin dans le rĂ©cit A Lonely Place of Dying[n 10],[57]. D'autres hĂ©ros se joignent Ă  Batman au cours des ans comme Huntress[58] ou Azrael[59].

Ce dernier personnage joue un rÎle essentiel dans le crossover Knightfall[n 11] publié en 1993. Batman doit rattraper tous les prisonniers enfermés dans l'asile d'Arkham et libérés par Bane. Lorsque Batman, épuisé, affronte enfin Bane, celui-ci parvient à lui briser la colonne vertébrale et le laisse paralysé. Pour que Batman continue à arpenter les rues de Gotham, Bruce Wayne fait de Azrael son successeur. Toutefois celui-ci ne respecte pas les rÚgles édictées par Bruce Wayne et lorsque ce dernier trouve le moyen de guérir et de revenir, il reprend son identité de Batman[60]. Doug Moench, Chuck Dixon, et Alan Grant sont les scénaristes qui travaillent sur les titres Batman pendant toute la durée de Knightfall, et s'occupent ensuite de tous les crossover du héros pendant les années 1990. En 1994, le crossover Zero Hour[n 12] provoque encore des changements dans la continuité de l'Univers DC. Entre autres, Joe Chill n'est pas identifié et le meurtrier des parents de Wayne devient un anonyme. Cependant, cette rupture de continuité est annulée en 2006 lors des évÚnements racontés dans Infinite Crisis[61].

Entre-temps, Batman a réintégré la Ligue de justice d'Amérique dans le comic book JLA scénarisé par Grant Morrison. Dans cette version de l'équipe, jugée par beaucoup comme l'une des meilleures, Batman, bien qu'il soit encadré de personnages ayant des super-pouvoirs, est montré comme un élément qui ne dépare pas dans le groupe et qui individuellement parvient à vaincre des ennemis apparemment plus forts que lui[62]. Dans les comics de Batman est éditée l'histoire Cataclysm qui sert d'introduction à No Man's Land publié en 1999. Cette aventure sur un an a un impact sur tous les titres Batman en dépeignant un Gotham ravagé par un séisme[60]. Une fois cette histoire finie, Dennis O'Neil cÚde sa place à Bob Schreck[63].

En 2003, Jeph Loeb, dĂ©jĂ  scĂ©nariste d'aventures de Batman avec les maxi-sĂ©ries Batman : Un long Halloween et AmĂšre Victoire, et le dessinateur Jim Lee entament une histoire sur 12 numĂ©ros intitulĂ©e Silence. Batman, toujours tourmentĂ© par la perte de Jason Todd, est confrontĂ© Ă  un nouvel ennemi qui va remuer le couteau dans la plaie : Silence. Ce dernier essaie de tromper Batman en lui faisant croire que Jason Todd est revenu Ă  la vie. La fin de l'histoire aprĂšs avoir rĂ©vĂ©lĂ© l'identitĂ© de Silence et laissĂ© celui-ci pour mort, s'achĂšve sans que le mystĂšre de la rĂ©apparition de Jason Todd soit rĂ©solu[64].

Alors que Crisis on Infinite Earths devait crĂ©er un univers cohĂ©rent, le rĂ©sultat vingt ans plus tard est un monde sombre dans lequel des problĂšmes de continuitĂ© apparaissent. Pour rĂ©soudre ceux-ci et remettre au goĂ»t du jour un monde hĂ©roĂŻque, DC Comics dans les annĂ©es 2000 propose trois arcs narratifs. Batman joue un rĂŽle important dans ceux-ci et principalement dans Identity Crisis[n 13], Infinite Crisis[n 14] et Final Crisis[n 15]. À la fin de ce dernier, Batman semble ĂȘtre tuĂ© par Darkseid. Dick Grayson prend l'identitĂ© du hĂ©ros mort et Damian, le fils de Bruce Wayne et Talia Al'Ghul, est le nouveau Robin[65]. NĂ©anmoins cette mort ne dure pas et en 2010, on assiste au retour de Bruce Wayne dans la mini sĂ©rie en 6 volumes The Return of Bruce Wayne[n 16] signĂ©e Grant Morrison[66].

À la suite de cette histoire Batman est de retour dans le prĂ©sent et arbore un nouveau costume. Il laisse Dick Grayson continuer son activitĂ© de justicier sous le nom de Batman avec son fils Damian Wayne comme nouveau Robin, trouvant qu'ils font de l'excellent travail Ă  Gotham City. Il dĂ©cide de parcourir le globe pour former un groupe (une « corporation Â») de hĂ©ros ayant une similaritĂ© avec lui, s'Ă©tant rĂ©solu Ă  une vĂ©ritĂ© : le monde entier a besoin d'un Batman[67]. En France, il recrute Bilal Asselah, alias Nightrunner[68].

La renaissance DC[modifier | modifier le code]

En septembre 2011, DC Comics relance toutes ses sĂ©ries avec un nouveau numĂ©ro 1. Cette recrĂ©ation, semblable Ă  celle de Crisis on Infinite Earths est nommĂ©e New 52[n 17] traduit en français par la renaissance DC. Cela fait suite aux Ă©vĂšnements racontĂ©s dans la mini-sĂ©rie Flashpoint dans laquelle le hĂ©ros Flash est prĂ©cipitĂ© dans un univers alternatif crĂ©Ă© par son ennemi Eobard Thawne alias Professeur Zoom. À la fin de la mini-sĂ©rie, Flash parvient Ă  retourner dans le passĂ© et modifie de ce fait la rĂ©alitĂ© DC. Le monde de Batman comme celui de tous les autres hĂ©ros est transformĂ© et certains Ă©pisodes sont annulĂ©s. Ainsi Bruce Wayne est l'unique Batman, Dick Grayson est Nightwing et n'a jamais portĂ© le costume du chevalier noir, Damian Wayne reste le nouveau Robin jusqu'Ă  sa mort dans le huitiĂšme Ă©pisode du second volume de Batman Incorporated en 2013[69] et Tim Drake est toujours Red Robin. Barbara Gordon est remise de sa paralysie et retrouve son identitĂ© de Batgirl ce qui signifie que les autres jeunes femmes prĂ©sentĂ©es comme ayant portĂ© le costume disparaissent de la continuitĂ©. Jason Todd a ressuscitĂ© et pris l'identitĂ© de Red Hood mais son passĂ© est rĂ©Ă©crit. Enfin Kate Kane reste Batwoman[70].

Outre la mort de Damian Wayne, un nombre considĂ©rable d'Ă©vĂ©nements majeurs survient Ă  cette pĂ©riode. D'abord, dans l'arc La Cour des hiboux, Batman affronte une organisation secrĂšte de gens riches et puissants qui prĂ©tend contrĂŽler Gotham dans l'ombre depuis sa crĂ©ation[71]. S'ensuit Le deuil de la famille qui prĂ©sente le retour du Joker disparu au tout dĂ©but du New 52[72]. L'aventure suivante, intitulĂ©e Zero Year[n 18], se dĂ©roule six ans dans le passĂ©, au moment oĂč Bruce commence sa carriĂšre de justicier. Il y affronte le Sphinx dans un Gotham post-apocalyptique[73].

En avril 2014, une nouvelle sĂ©rie hebdomadaire du nom de Batman Eternal[n 19] est lancĂ©e. L'Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur est l'arrestation de Jim Gordon aprĂšs un accident de train dont il serait coupable mais la sĂ©rie est prĂ©sentĂ©e comme devant ĂȘtre riche en rebondissements[74].

Description[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Habituellement, la relation entre le personnage principal et son identitĂ© de hĂ©ros costumĂ© est sans ambigĂŒitĂ©. Le hĂ©ros porte un masque qui sert seulement Ă  cacher Ă  ses ennemis et Ă  la foule sa vĂ©ritable personnalitĂ© afin de protĂ©ger sa vie privĂ©e et celle de ses proches. Toutefois, le cas de Batman est plus complexe. Les auteurs ont tendance Ă  voir en Batman la rĂ©elle identitĂ© ; Bruce Wayne dans ses apparitions publiques ne serait qu'un masque, une façade. L'identitĂ© Bruce Wayne serait morte lors de l'assassinat de Martha et Thomas Wayne devant les yeux de leur fils et, Ă  la place, l'enfant se serait forgĂ© un autre moi incarnĂ©, l'Ăąge adulte, en Batman. Toutefois, depuis Infinite Crisis et le film Batman Begins, les auteurs dĂ©crivent un Bruce Wayne dont la personnalitĂ© se situe entre l'image du play-boy et l'identitĂ© de Batman[75].

Bruce Wayne[modifier | modifier le code]

Bruce Wayne est le plus souvent dépeint comme un homme sain d'esprit, intelligent et d'une moralité sans faille[76]. Il est milliardaire et possÚde des entreprises rassemblées sous le nom générique de Wayne Enterprises. AprÚs la mort de ses parents, il cherche à développer ses facultés afin de combattre le crime. Lorsqu'il revient à Gotham et devient Batman, il trouve là sa véritable identité et Bruce Wayne devient alors une image, celle d'un play-boy milliardaire dirigeant son entreprise et ayant une vie sociale semblable à celle des membres de sa classe sociale, bien qu'elle soit plus limitée à cause de ses nuits passées sous le masque de Batman[O 1].

Wayne est aussi rĂ©putĂ© pour sa participation Ă  des Ɠuvres de charitĂ© et une attitude favorable au dĂ©veloppement d'une Ă©conomie Ă©cologique[77]. Il a d'ailleurs crĂ©Ă© la Fondation Wayne qui est une association d'aide aux victimes. Son souci d'amĂ©liorer la vie de ses concitoyens l'a mĂȘme amenĂ© Ă  ĂȘtre maire de Gotham et plus tard sĂ©nateur[O 2].

Batman[modifier | modifier le code]

Pour combattre les criminels, Bruce Wayne crĂ©e une nouvelle identitĂ©. Ainsi naĂźt le Bat-Man qui, la nuit, chasse les malfaiteurs et les saisit d'effroi. Constamment sur le qui-vive, il exerce un contrĂŽle total sur ses sentiments et est prĂȘt Ă  tout pour atteindre son but[L 2]. Batman mesure environ 1,90 mĂštres et pĂšse 95 kilos[78].

Certains des ennemis de Batman ont réussi à découvrir sa véritable identité, comme le docteur Hugo Strange[79], Bane[80], etc. Le Joker semble également la connaßtre mais ne paraßt pas s'en soucier, considérant que Batman est sa véritable identité[81].

Costume[modifier | modifier le code]

Batman possĂšde un costume qui doit inspirer la peur dans les bas-fonds de Gotham[82]. Les dĂ©tails de ce costume changent avec le temps, mais certains Ă©lĂ©ments sont restĂ©s invariables : la cape aux extrĂ©mitĂ©s pointues, le masque aux oreilles pointues qui couvre la majoritĂ© du visage, la ceinture multifonctions et le symbole de la chauve-souris sur la poitrine. C'est ce dernier qui a subi le plus de changements. En 1964 une ellipse jaune fut briĂšvement ajoutĂ©e. Les couleurs sont passĂ©es du bleu nuit Ă  gris clair, puis noir et enfin gris foncĂ©. La longueur de la cape ou des oreilles dĂ©pend beaucoup des dessinateurs. Les yeux, parfois visibles, sont, le plus souvent, masquĂ©s derriĂšre des fentes blanches[83].

Capacités[modifier | modifier le code]

Sa force réside dans ses capacités de détective, son intelligence, ses capacités physiques et l'accÚs à une technologie de pointe[84]. Son entraßnement, ses ressources, sa rigueur compensent ainsi largement l'absence d'un pouvoir spécifique. C'est un maßtre dans de nombreuses disciplines martiales (tout spécialement à mains nues) qui selon les époques ont varié. Dans les premiers temps, Batman pratique le judo et le jiujitsu puis le karaté et le kung-fu qu'il utilise des années 1950 aux années 1970. Depuis les années 1980, sa technique de combat est un mélange de différents arts martiaux[85] et ses capacités physiques sont dignes d'un niveau olympique[86].

Matches Malone[modifier | modifier le code]

Matches Malone Ă©tait un gangster et un pyromane du New Jersey. AprĂšs sa mort, Batman adopta son identitĂ© afin d'infiltrer les organisations criminelles pour y glaner de prĂ©cieux renseignements, impossibles Ă  rĂ©colter autrement. Ce dĂ©guisement ne ressemble en rien Ă  Bruce Wayne puisqu'il transforme sa voix, a une moustache, porte des lunettes, se vĂȘt d'un impermĂ©able rouge et affiche constamment une allumette aux lĂšvres (d'oĂč le surnom Matches) pour ressembler Ă  ce qu'Ă©tait le vrai bandit[87].

Équipement[modifier | modifier le code]

Dessin de la Batmobile de la série TV.
La Batmobile de la série TV.

DĂ©pourvu de super-pouvoir pour combattre le crime, Batman compte uniquement sur sa condition physique et sur ses gadgets. Son costume, conçu pour terrifier les criminels, est en kevlar ce qui le protĂšge des balles, des armes blanches[88] alors que sa cape en nomex le protĂšge du feu[89]. Sa ceinture, montrĂ©e pour la premiĂšre fois en 1939[88], comprend plusieurs poches dans lesquelles il range des armes offensives et dĂ©fensives[90] : les batarangs qui sont des boomerangs ayant la forme stylisĂ©e d'une chauve-souris, des capsules de gaz neutralisant et un taser[90]. Les batarangs peuvent ĂȘtre lancĂ©s Ă  la main ou avec un pistolet spĂ©cial. Certains batarangs ont une fonction particuliĂšre (batarangs magnĂ©tiques, munis d'une camĂ©ra, lumineux, explosifs, etc[88]). Une trousse Ă  pharmacie est aussi glissĂ©e dans sa ceinture[91]. Batman utilise des costumes diffĂ©rents adaptĂ©s aux particularitĂ©s des missions : plongĂ©e en haute mer, dĂ©placement dans l'espace[92], etc.

AprĂšs avoir utilisĂ© des vĂ©hicules banalisĂ©s, Batman construit la Batmobile Ă  partir de 1941. Le vĂ©hicule est blindĂ© et l'avant conçu sous la forme stylisĂ©e d'une tĂȘte de chauve-souris, peut servir de bĂ©lier. Le modĂšle varie selon les dĂ©cennies. Dans les annĂ©es 1950, c'est un roadster puis une berline, une voiture de sport dans les annĂ©es 1960, un coupĂ© sport pour la dĂ©cennie 1970, un dragster dans les annĂ©es 1980 suivi d'un vĂ©hicule futuriste. Ce vĂ©hicule, hors-norme, est Ă©quipĂ© de nombreux gadgets et comprend un mini laboratoire de criminologie. La batmobile est le plus connu des engins de Batman mais ce n'est pas le seul. Selon ses besoins, Batman utilise un batcycle[n 20], un batplane, un batcopter, un batboat[n 21], un batsub[n 22] et bien d'autres encore[93].

Le Bat-Signal est utilisĂ© par la police de Gotham pour requĂ©rir l'aide de Batman. C'est un puissant projecteur qui dessine l'insigne de Batman dans le ciel nocturne. Bob Kane a reconnu que son inspiration pour le Bat-Signal provient du film The Bat Whispers (1930) qui nous dĂ©peignait un bandit dont le masque en forme de tĂȘte de chauve-souris produisait d'imposantes ombres de chauve-souris et qui signalait ses prĂ©sumĂ©es prochaines victimes avec un signal de chauve-souris projetĂ© sur les murs. Ce signal visible de tous les endroits de la ville est utilisĂ© pour la premiĂšre fois dans l'histoire Case of the Costume-Clad Killers[n 23] publiĂ©e dans le numĂ©ro 60 de Detective Comics en fĂ©vrier 1942[94], et on le vit figurer pour la premiĂšre fois sur la couverture d'un comics au numĂ©ro 108 en fĂ©vrier 1946 exactement quatre ans (et 48 numĂ©ros) plus tard.

Univers[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

Gotham City[modifier | modifier le code]

Les premiĂšres aventures de Batman sont situĂ©es Ă  New York[95]. Toutefois, Bill Finger veut Ă©viter toute confusion, dans l'esprit des lecteurs, entre cette ville de fiction et la rĂ©alitĂ©. En janvier 1941, dans Batman no 4, New York est donc remplacĂ©e par une ville fictive appelĂ©e Gotham[96]. Cependant, le lien originel persiste. En effet Gotham est un surnom donnĂ© Ă  la ville de New York par l'auteur Washington Irving. Celui-ci se moquait de la ville amĂ©ricaine en la reliant Ă  la ville anglaise de Gotham qui, depuis des siĂšcles, est renommĂ©e pour ĂȘtre habitĂ©e par des fous[97].

InspirĂ©e par des villes comme Chicago ou New York, Gotham City est situĂ©e sur la cĂŽte nord-est des États-Unis dans le New Jersey[97]. Selon certains auteurs, elle reprĂ©sente le New York des annĂ©es 1970 gangrenĂ©e par la corruption. D'autres, l'imaginent comme le New York des annĂ©es 2000 : propre et accueillante mais avec une part sombre dissimulĂ©e[76]. Elle concentre les aspects les plus noirs des villes amĂ©ricaines dangereuses et corrompues[98]. Le bien et le mal ne se reconnaissent pas immĂ©diatement : ceux qui devraient dĂ©fendre les citoyens, des policiers au maire sont susceptibles d'ĂȘtre des agents du mal. Contrairement Ă  Metropolis oĂč les malfaiteurs viennent le plus souvent de l'extĂ©rieur, Gotham produit les criminels qui tentent de la rançonner[99]. Gotham est par excellence une ville moderne, rationnelle et de ce fait ne peut produire que des ĂȘtres en souffrance[100]. Il a parfois Ă©tĂ© Ă©crit que Gotham City Ă©tait « New York at night Â»[n 24], en rĂ©fĂ©rence au fort taux de criminalitĂ© de la ville amĂ©ricaine[97]. Crime Alley est un secteur de Gotham qui est particuliĂšrement important pour Batman car ses parents y sont morts. Il y revient chaque annĂ©e en pĂšlerinage pour dĂ©poser des fleurs sur le lieu exact oĂč ils sont dĂ©cĂ©dĂ©s[101].

Batcave[modifier | modifier le code]

La batcave est montrĂ©e, pour la premiĂšre fois, dans le serial Batman sorti en 1943[30]. C'est une base secrĂšte amĂ©nagĂ©e dans un entrelacs de souterrains situĂ©s sous le manoir Wayne. Dans le passĂ© elle avait servi de refuge aux esclaves en fuite vers les Ă©tats du Nord. Alors qu'il est encore enfant, Bruce Wayne tombe dans cette grotte avant d'ĂȘtre sauvĂ© par son pĂšre. Lorsqu'il dĂ©cide de devenir Batman, il agrandit considĂ©rablement ce souterrain pour y conserver ses outils et ses vĂ©hicules qu'il utilise dans sa lutte contre le crime[102],[103], mais la salle contient aussi :

  • un ensemble d'ordinateurs ;
  • un atelier de mĂ©canique ;
  • un laboratoire de criminologie/criminalistique et balistique ;
  • une zone pour les exercices physiques ;
  • une salle des trophĂ©es oĂč sont conservĂ©s des objets ayant appartenu Ă  des criminels vaincus ;
  • une salle de tir.
  • une salle de test pour la Batmobile

Un passage secret permet d'y accéder à partir du manoir[37]. Il existe des issues extérieures destinées au passage des véhicules de Batman (batmobile, batplane, batboat)[104]. La batcave ne résiste pas au tremblement de terre qui ravage Gotham dans l'arc narratif Cataclysm et Batman est obligé d'aménager plus tard une seconde grotte.

L'asile d'Arkham[modifier | modifier le code]

L'asile d'Arkham est un institut particulier oĂč des malades mentaux et certains des ennemis de Batman reconnus comme aliĂ©nĂ©s sont soignĂ©s. Le nom des lieux est directement inspirĂ© de celui de la ville fictive d'Arkham imaginĂ©e par H. P. Lovecraft[105]. Il est mentionnĂ© pour la premiĂšre fois en 1974 dans Batman no 258 scĂ©narisĂ© par Denny O'Neil. Ce bĂątiment est trĂšs ancien, tout en pierre et il est la propriĂ©tĂ© de la famille Arkham depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle.

AprĂšs le suicide de sa mĂšre, devenue folle, Amadeus Arkham transforma la maison familiale en hĂŽpital psychiatrique nommĂ© Elizabeth Arkham Asylum for the Criminally Insane[n 25],[106]. Devenu fou lui-mĂȘme le propriĂ©taire y finit ses jours, mais l'hĂŽpital fut conservĂ© par la suite. Le Joker, Double-Face ou encore L'Empoisonneuse se retrouvent rĂ©guliĂšrement entre les murs du bĂątiment car dĂ©clarĂ©s aliĂ©nĂ©s. Les criminels reconnus responsables de leurs actes comme le Pingouin sont envoyĂ©s Ă  la prison de Blackgate[107]. Cependant certains malfaiteurs qui ne peuvent ĂȘtre dĂ©tenus dans une prison classique, comme M. Freeze, sont aussi enfermĂ©s Ă  Arkham car des Ă©quipements spĂ©ciaux de dĂ©tention y sont prĂ©sents. Tous ces dĂ©tenus s'Ă©chappent assez rĂ©guliĂšrement ou bien parviennent Ă  se rendre maĂźtres de l'hĂŽpital par une mutinerie ou des prises d'otages[108].

Les malades d'Arkham sont soignés par des psychiatres avec des méthodes vraiment violentes proches de la torture par électricité[109]. Le taux de guérison semble cependant trÚs faible. En dehors des malades, l'asile est aussi occupé par les équipes soignantes dont beaucoup souffrent de troubles psychiques. C'est le cas d'Amadeus Arkham, de son neveu Jeremiah, devenu le second Black Mask, ou d'Harleen Quinzel, psychanalyste et psychothérapeute, qui va tomber dans l'emprise du Joker et va devenir la criminelle Harley Quinn[110].

Alliés[modifier | modifier le code]

Malgré sa réputation de héros solitaire, Batman collabore avec de nombreux personnages, et en particulier Robin.

Robin[modifier | modifier le code]

Image en noir et blanc de Robin en buste dans la série télévisée de 1966.
Robin interprété par Burt Ward dans la série télévisée de 1966.

Le personnage de Robin apparaĂźt dans le numĂ©ro 38 de Detective Comics (date de couverture : avril 1940). Il devient si populaire que les ventes du comic book doublent presque[111]. Bruce Wayne recueille le jeune Dick Grayson, devenu orphelin aprĂšs l'assassinat de ses parents, et, sous l'identitĂ© de Batman, dĂ©cide de l'entraĂźner pour en faire son assistant[26]. À partir de 1947, Robin est aussi le hĂ©ros d'histoires sans Batman dans le comic book Star Spangled[112]. En 1964, dans le cinquante-quatriĂšme numĂ©ro du comics The Brave and the Bold, Robin s'allie avec Kid Flash et Aqualad contre le super-vilain M. Twister. Ainsi se crĂ©e l'Ă©quipe des Teen Titans qui en 1966 bĂ©nĂ©ficie de son propre comics[113]. En dĂ©cembre 1969, dans Batman 217, Dick Grayson part pour l'universitĂ© de l'Hudson et apparaĂźt dĂšs lors beaucoup moins dans les comics de Batman. En 1980, Marv Wolfman et George Perez recrĂ©ent les Teens Titans sous le titre The New Teen Titans et Dick Grayson devient le chef du groupe. Plus tard, Batman ayant choisi un nouveau Robin, Dick Grayson abandonne son costume et prend une nouvelle identitĂ©, Nightwing[114].

Jason Todd est le deuxiĂšme adolescent Ă  revĂȘtir l'identitĂ© de Robin. AprĂšs la mort de ses parents, deux artistes de cirque, il est recueilli par Bruce Wayne et, dans le numĂ©ro 526 de Detective Comics (date de couverture : mai 1983), il reçoit le costume de Robin. Dick Grayson est encore formellement le titulaire du nom et durant quelques mois deux Robin coexistent. Le passage de relais a lieu dans Batman 368 (fĂ©vrier 1984). Cette nouvelle incarnation ne rencontre pas l'adhĂ©sion des lecteurs et en 1988 Denny O'Neil, alors responsable Ă©ditorial des comic books de Batman, propose de faire voter les lecteurs pour qu'ils dĂ©cident de la survie ou de la mort de Jason. Le vote a lieu par tĂ©lĂ©phone au mois de septembre. La mort est choisie avec une faible majoritĂ© de 28 voix[115]. Celle-ci est racontĂ©e dans l'histoire A Death in the Family[n 26] (Batman 426 Ă  429). Robin est capturĂ©, torturĂ© par le Joker et meurt dans l'explosion du repaire de l'assassin[116]. En 2005-2006, Jason Todd est ressuscitĂ© mais il porte dĂ©sormais le masque de Red Hood, un justicier qui, contrairement Ă  Batman, n'hĂ©site pas Ă  tuer ses adversaires[117].

Tim Drake, le troisiÚme Robin, fait sa premiÚre apparition en 1989 dans l'histoire en cinq épisodes, A Lonely Place of Dying, parue dans Batman 440 à 442 et The New Teen Titans 60-61. Tim a déduit que Bruce Wayne et Dick Grayson étaient Batman et Robin et que Jason Todd avait ensuite remplacé Dick. Lorsqu'il rencontre les deux héros et qu'il leur annonce qu'il connaßt leur double identité, Batman décide de recueillir Tim et en décembre 1990, dans Batman 457, Tim Drake devient le troisiÚme Robin[57].

En 1987 Mike W. Barr Ă©crit le scĂ©nario d'un roman graphique intitulĂ© Batman : Le Fils du dĂ©mon dessinĂ© par Jerry Bingham. Dans cette histoire, Batman et la fille de Ra's Al Ghul, Talia, ont une relation amoureuse et Talia tombe enceinte. Elle fait croire Ă  Bruce Wayne que l'enfant est mort-nĂ© alors qu'elle le fait adopter. L'idĂ©e que Batman puisse ĂȘtre pĂšre est jugĂ©e inacceptable par Denny O'Neil, le responsable Ă©ditorial des titres liĂ©s Ă  Batman, aussi dĂ©cide-t-il que cette histoire est en dehors de la continuitĂ©[118]. Cependant en 2006 Grant Morrison introduit dans le monde de Batman son fils Damian qu'il a eu avec Talia. La fin du roman graphique est oubliĂ©e et dans ce nouvel ordre du rĂ©cit, Talia a gardĂ© son fils, a modifiĂ© son corps dans un laboratoire et chargĂ© la Ligue des Assassins de l'Ă©duquer. Quand Damian est ĂągĂ© d'une dizaine d'annĂ©es, Talia le confie Ă  Batman pour qu'il veille sur lui et s'occupe de son Ă©ducation. Elle espĂšre ainsi que Batman sera suffisamment occupĂ© pour ne pas contrarier ses plans. Lorsque Batman semble ĂȘtre mort, Damian prend l'identitĂ© de Robin et Dick Grayson, celle de Batman. Le retour de Bruce Wayne ne change pas la situation, puisque celui-ci part pour crĂ©er l'Ă©quivalent d'un nouveau Batman dans de nombreux pays et lorsque Dick Grayson reprend le costume de Nightwing, Damian reste Robin. Le numĂ©ro 8 du second volume de Batman Incorporated marque la fin de cette Ă©quipe puisque Damian y trouve la mort[69]. Il sera cependant ressuscitĂ© par Batman lors d'un conflit contre Darkseid, lui rendant alors sa place auprĂšs de son pĂšre.

Alfred Pennyworth[modifier | modifier le code]

Un majordome durant les années 1920.

Alfred Pennyworth est le fidĂšle serviteur de Bruce Wayne, un confident et une figure paternelle. Il apparaĂźt pour la premiĂšre fois dans Batman no 16 d'avril/mai 1943 dans une histoire intitulĂ©e Here comes Alfred[n 27]. Alfred Pennyworth est un majordome qui a Ă©tĂ© encouragĂ© par son pĂšre - qui avait la mĂȘme fonction pour le pĂšre de Bruce Wayne - Ă  tenir ce rĂŽle pour Bruce. DĂšs la premiĂšre nuit, Alfred dĂ©couvre la double identitĂ© de Bruce Wayne et de Dick Grayson. Il est donc engagĂ© dĂ©finitivement[119]. D'abord corpulent et sans moustache son apparence est rapidement modifiĂ©e. Pour qu'il devienne fin et moustachu comme l'acteur William Austin qui joue son rĂŽle dans le serial Batman, le scĂ©nariste du comic book Detective Comics no 83 publiĂ© en janvier 1944, le montre suivant un rĂ©gime et se laissant pousser la moustache[120].

En 1957, son histoire est rĂ©Ă©crite et il n'est plus question de l'arrivĂ©e impromptue, de la dĂ©couverte accidentelle ou d'une apparence diffĂ©rente. Alfred est le majordome de Bruce Wayne depuis plusieurs mois lorsque Robin l'appelle pour soigner Batman. La rĂ©vĂ©lation des identitĂ©s secrĂštes arrive dĂšs lors naturellement[119]. En juin 1964 dans Detective Comics no 328, Alfred meurt en essayant de sauver Batman et Robin. Il est remplacĂ© par Tante Harriet, la tante de Dick Grayson. Cette disparition tendait Ă  limiter la perception d'une homosexualitĂ© de Batman. Cependant Alfred revient en octobre 1966 dans Detective Comics no 356 et le personnage de tante Harriet est abandonnĂ© dĂ©finitivement en 1968 dĂšs que la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e, dans laquelle elle jouait un rĂŽle, cesse d'ĂȘtre diffusĂ©e[121].

Appelé initialement Alfred Beagle, il est rapidement renommé Alfred Pennyworth. C'est un excellent majordome responsable de tout le manoir Wayne et de la Batcave, doté de connaissances poussées en médecine qui lui ont permis souvent de soigner Batman[122].

Ses relations avec Batman furent cependant changées avec le temps, Alfred étant maintenant le majordome des Wayne depuis la naissance de Bruce, devenant alors son tuteur aprÚs la mort de ses parents et l'aidant à devenir Batman[123].

Lucius Fox[modifier | modifier le code]

Lucius Fox apparaßt pour la premiÚre fois dans Batman 307 en janvier 1979 dans une histoire écrite par Len Wein et dessinée par John Calnan. Il est alors responsable de la fondation Wayne mais par la suite il devient le directeur général de la société Wayne Enterprises. Il est parfois sous-entendu qu'il connaßt la double identité de Bruce Wayne mais ce dernier ne lui a jamais confié ce secret. Lucius Fox est aussi présent dans des dessins animés mettant en scÚne Batman ainsi que dans la trilogie Batman de Christopher Nolan, interprété par l'acteur Morgan Freeman. Dans ce dernier, il reste un ami de Bruce Wayne mais son histoire diffÚre de celle qui se trouve dans les comics[124] et il n'est pas seulement un génie de la finance capable de diriger les sociétés de Wayne, il est aussi un scientifique capable d'inventer des objets innovants[L 3].

Le commissaire James Gordon[modifier | modifier le code]

Cosplay de James Gordon.

Le commissaire James Gordon, crĂ©Ă© par Bill Finger[5] apparaĂźt dĂšs la premiĂšre aventure de Batman[26]. Dans les premiĂšres histoires, il considĂšre Batman comme un criminel ou du moins un hors-la-loi. Il change d'avis dans le septiĂšme numĂ©ro de Batman dans l'histoire intitulĂ©e The People versus the Batman[n 28] oĂč il reconnaĂźt l'aide du hĂ©ros dans le triomphe de la justice et le nomme membre honoraire de la police[96].

Les deux hommes, malgrĂ© tous les changements opĂ©rĂ©s dans le monde de Batman, restent amis et Ă©prouvent un respect mutuel mĂȘme si leur vision de la justice est diffĂ©rente[125]. Tout comme Batman, Gordon est incorruptible et sa force morale est inĂ©branlable. Bien que le Joker ait rendu sa fille Barbara paraplĂ©gique et qu'il l'ait torturĂ© (dans le roman graphique Batman: The Killing Joke), James Gordon demande Ă  Batman de ne pas tuer le criminel. Plus tard, le joker assassine sa seconde femme, le lieutenant de police Sarah Essen[126].

Batgirl[modifier | modifier le code]

Photographie couleur du buste d'une jeune femme déguisée en Batgirl.
Cosplay de Batgirl par Knightess Cosplay.

Plusieurs jeunes femmes ont porté le costume de Batgirl et ont lutté avec Batman. La premiÚre, Betty Kane est la niÚce de Kathy Kane alias Batwoman. Elle est créée en 1961 et apparaßt dans quelques comics en 1961 et 1964[127].

La fille adoptive du commissaire Gordon, Barbara, a Ă©tĂ© la seconde Batgirl et reste la plus connue[127]. AprĂšs les Ă©vĂ©nements racontĂ©s dans Batman: The Killing Joke, elle est obligĂ©e d'abandonner cette identitĂ©. Barbara Gordon dĂ©cide d'aider toute la communautĂ© des super-hĂ©ros grĂące Ă  ses talents de pirate informatique, en prenant le pseudonyme d'Oracle. De mĂȘme qu'elle ne rĂ©vĂ©lait pas le secret de son identitĂ© de Batgirl Ă  son pĂšre (bien qu'il l'ait devinĂ©), Barbara Gordon lui cache qu'elle est Oracle[125]. Le personnage Ă©volue grĂące Ă  une dĂ©cision de John Ostrander qui, fĂąchĂ© aprĂšs avoir lu The Killing Joke, dĂ©cide de l'utiliser dans le comics Suicide Squad qu'il scĂ©narise pour DC Comics. Ceci se rĂ©vĂšle une bonne idĂ©e car le personnage gagne en sympathie chez les lecteurs. Cela amĂšne la crĂ©ation du comics Birds of Prey dans lequel Oracle dirige une Ă©quipe de super-hĂ©roĂŻnes[5].

Le costume est ensuite repris par Helena Bertinelli qui avait pris l'identitĂ© de Huntress avant de reprendre celle de Batgirl. DĂ©savouĂ©e par Batman, elle reprend son ancienne identitĂ©. La derniĂšre titulaire, Cassandra Cain, est une jeune fille Ă©levĂ©e par son pĂšre, de la ligue des Assassins, pour ĂȘtre la tueuse parfaite. Elle abandonne son pĂšre, se rĂ©fugie auprĂšs de Batman et devient Batgirl[127].

Depuis la recrĂ©ation de l'univers DC lors des Ă©vĂ©nements racontĂ©s dans la renaissance DC, Barbara Gordon a repris le costume de Batgirl. En effet, elle a pu ĂȘtre remise sur pied grĂące Ă  une opĂ©ration et une longue convalescence aprĂšs laquelle Barbara a de nouveau retrouvĂ© l'usage de ses jambes[128].

Ace[modifier | modifier le code]

Ace le Bat-hound est un chien sauvĂ© de la noyade par Bruce Wayne et Dick Grayson dans le numĂ©ro 92 de Batman publiĂ© en juin 1955. EmmenĂ© dans le manoir Wayne, le chien suit les deux hĂ©ros jusque dans la batmobile. Ace a sur le front une marque facilement reconnaissable et pour Ă©viter que des personnes l'identifient, Robin confectionne un masque. Ace permet Ă  Batman et Robin d'arrĂȘter les criminels mais Bruce, Ă  la fin de l'Ă©pisode, rend Ace Ă  son lĂ©gitime propriĂ©taire qui a Ă©tĂ© retrouvĂ©. Toutefois, Ace revient dans Batman 97 en fĂ©vrier 1956, puis dans plusieurs autres Ă©pisodes, avant de disparaĂźtre dĂ©finitivement en 1963[37].

Relation avec les autres super-héros[modifier | modifier le code]

Les équipes de super-héros[modifier | modifier le code]

En plus de collaborer avec Robin ou d'autres hĂ©ros, Batman a fait partie de trois Ă©quipes : la SociĂ©tĂ© de justice d'AmĂ©rique (souvent abrĂ©gĂ©e en JSA), la Ligue de justice d'AmĂ©rique et les Outsiders.

En 1940, plusieurs super-hĂ©ros dĂ©cident de fonder la SociĂ©tĂ© de justice d'AmĂ©rique, pour lutter plus efficacement contre les malfrats. Batman en est membre honoraire mais n'apparaĂźt pas dans un premier temps dans leurs aventures. En aoĂ»t 1977, dans le numĂ©ro 29 du comic book DC Special, les origines de la SociĂ©tĂ© de justice d'AmĂ©rique sont racontĂ©es pour la premiĂšre fois. Batman et Superman apparaissent comme membres fondateurs, sur une idĂ©e de Franklin Delano Roosevelt, mais dĂ©cident ensuite de ne pas ĂȘtre membres actifs du groupe[129].

En fĂ©vrier 1960 dans le comic-book la Ligue de justice d'AmĂ©rique plusieurs hĂ©ros se rassemblent aprĂšs leur combat contre une entitĂ© extra-terrestre et Batman est l'un des membres fondateurs. AprĂšs les Ă©vĂšnements racontĂ©s dans la maxi-sĂ©rie Crisis on Infinite Earths, ce passĂ© est transformĂ© et Batman reste un membre actif sans ĂȘtre un des crĂ©ateurs du groupe[41]. Les relations avec les autres membres de la ligue ont Ă©voluĂ© selon les pĂ©riodes jusqu'au dĂ©part de Batman de l'Ă©quipe en 1983. Batman quitte la ligue car il critique l'inaction de ses camarades dans certaines situations (l'Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur Ă©tant le refus de la ligue de justice de libĂ©rer un employĂ© de Wayne enterprise retenu en otage par l'Ă©tat de Markovia). Pour le seconder, Batman recrute Metamorpho, Éclair noir, Halo, Katana et GĂ©o-force qui forment dĂšs lors les Outsiders. Batman quitte cependant le groupe au numĂ©ro 32 en 1985. Les Outsiders ont par la suite une vie Ă©ditoriale hachĂ©e avec des arrĂȘts et des relances du titre jusqu'en novembre 2007[130]. Batman reprend alors son rĂŽle de chef de l'Ă©quipe mais son apparente mort laisse de nouveau les Outsiders seuls[131].

Relations entre Batman et Superman[modifier | modifier le code]
Le logo de Superman.

Des annĂ©es 1950 Ă  1986, les deux hommes s'entendent trĂšs bien et sont trĂšs bons amis. Ils sont membres de la SociĂ©tĂ© de justice d'AmĂ©rique puis de la Ligue de justice d'AmĂ©rique et luttent souvent cĂŽte Ă  cĂŽte. Ils partagent un comics intitulĂ© World's Finest Comics et leur amitiĂ© est basĂ©e sur un respect mutuel. Bien que l'un soit dotĂ© de pouvoirs extraordinaires, ils s'estiment Ă©gaux. Au combat, leurs valeurs sont identiques et tous deux sont d'une moralitĂ© irrĂ©prochable. À partir de 1986, sous l'influence de la mini-sĂ©rie Batman: Dark Knight de Frank Miller dans laquelle les deux personnages deviennent ennemis, les relations se distendent et sont plus conflictuelles. Ils sont alliĂ©s mais ont des visions diffĂ©rentes de la vie qui les amĂšnent parfois Ă  se combattre[118]. Bien que Superman semble devoir le vaincre, Ă  chaque fois, Batman remporte la victoire[126]. L'arrĂȘt en 1986 de World's Finest Comics est l'indice de cette transformation des rapports entre les deux hĂ©ros. Un autre indice de cette Ă©volution dans les comics montre que Batman garde un anneau de kryptonite confiĂ© par Superman, au cas oĂč ce dernier, manipulĂ©, se retournerait contre ses proches. Il se mĂ©fie de Superman, car il craint que sa puissance perturbe son esprit. Par exemple, dans l'avant-dernier Ă©pisode de Batman Beyond, Bruce Wayne remet un morceau de kryptonite verte Ă  Terry, lorsque celui-ci lui apprend que le traĂźtre est Superman. Bruce n'est pas surpris : il fait comprendre Ă  Terry que cela devait arriver un jour ou l'autre, mĂȘme s'il s’avĂšre que Superman Ă©tait manipulĂ©[132].

Vie sentimentale[modifier | modifier le code]

Dans les comics[modifier | modifier le code]

L'actrice Kim Basinger interprĂšte la journaliste Vicki Vale dans le film Batman de Tim Burton.

Depuis sa crĂ©ation, Batman entretien rĂ©guliĂšrement des relations amoureuses. Les fiancĂ©es succĂšdent aux brĂšves amours car Batman, comme Bruce Wayne, n'est pas prĂ©sentĂ© comme un personnage capable de s'engager sĂ©rieusement[133]. De fait les femmes apparaissent plutĂŽt comme une possible distraction empĂȘchant le justicier d'accomplir sa tĂąche. Batman, digne successeur de Sherlock Holmes, se soucie uniquement de ce qui pourra l'aider dans sa mission et cela ne peut inclure une prĂ©sence fĂ©minine[134]. Dans les premiĂšres histoires de Batman, la fiancĂ©e de Bruce Wayne s'appelle Julie Madison. Mais elle disparaĂźt assez rapidement de la sĂ©rie[135]. La premiĂšre femme que Bruce Wayne frĂ©quente assidument est Vicki Vale, journaliste apparue dans Batman no  49. La relation est Ă©pisodique et Vicki Vale, malgrĂ© ses tentatives, ne parvient jamais Ă  prouver que Batman est l'alter ego de Bruce Wayne[L 4]. D'autres femmes tournent ensuite autour de Bruce Wayne ou de Batman comme Julie Madison, l'infirmiĂšre Linda Page, Catwoman ou Batwoman[135].

Dans le numéro 233 du comic book Detective Comics apparaßt pour la premiÚre fois Batwoman, alias Kathy Kane, avec laquelle une relation sentimentale compliquée va s'établir, Batman préférant le célibat alors que Batwoman tente de le convaincre de l'épouser[126].

Dans les annĂ©es 1970, Steve Englehart crĂ©e le personnage de Silver St. Cloud, Ă©prise de Bruce Wayne et dont ce dernier est amoureux. Silver dĂ©couvre la double identitĂ© de Wayne mais le quitte car elle ne peut supporter l'idĂ©e de le voir partir chaque soir en craignant pour sa vie[136]. AprĂšs elle, Vicky Vale revient quelque temps avant d'ĂȘtre remplacĂ©e par la fille d'Alfred, Julia Pennyworth. Dans les annĂ©es 1990 ce sont Shondra Kinsolving puis Vesper Fairchild qui servent de fiancĂ©es (Vicky Vale est aussi de retour lors de la sortie du film Batman de Tim Burton). Vesper paie cette relation de sa vie quand elle est assassinĂ©e dans l'histoire Bruce Wayne : Murderer ?[n 29],[136]. Enfin il entretient une relation amoureuse avec sa garde du corps Sasha Bordeaux dans les annĂ©es 2000 avant que celle-ci ne joue un rĂŽle important durant Infinite Crisis[137].

De toutes les femmes pour lesquelles Bruce Wayne a Ă©prouvĂ© une attirance, deux sortent du lot. Catwoman et Talia al Ghul attirent le hĂ©ros mais les chemins qu'elles suivent et qui les mettent hors la loi empĂȘchent la concrĂ©tisation des sentiments. Catwoman pourrait ĂȘtre la femme idĂ©ale pour Batman mais cela supposerait qu'elle abandonne totalement sa carriĂšre criminelle ou qu'il accepte qu'elle ne suive pas les mĂȘmes rĂšgles Ă©thiques que lui. Comme les deux options ne semblent jamais pouvoir se rĂ©aliser, les relations entre les deux sont vouĂ©es Ă  l'Ă©chec[138]. Toutefois, dans l'univers parallĂšle de Terre-2 Batman et Catwoman, qui a abandonnĂ© le crime, se marient et ont une fille, Helena, qui devient The Huntress[58].

Talia al Ghul est, elle, amoureuse de Batman et grĂące aux manƓuvres de son pĂšre Ra's al Ghul se retrouve l'Ă©pouse de Bruce Wayne et la mĂšre de son fils. MĂȘme si le mariage se rĂ©vĂšle finalement sans valeur, la grossesse de Talia va jusqu'Ă  son terme sans que Batman soit au courant. Des annĂ©es plus tard, le fils de Bruce Wayne, Damian est prĂ©sentĂ© Ă  ce dernier[L 5].

Depuis les annĂ©es 2000 l'impossibilitĂ© pour Bruce Wayne d'avoir une vie amoureuse normale s'explique par la place prĂ©pondĂ©rante de sa personnalitĂ© Batman. ObsĂ©dĂ© par sa mission, Wayne ne peut se permettre de sacrifier celle-ci pour passer du temps avec une femme. Cela a Ă©tĂ© exprimĂ© trĂšs clairement dans l'histoire Bruce Wayne : Murderer ? et celle qui la suit immĂ©diatement, Bruce Wayne : Fugitive dans lesquelles Batman explique qu'il est enfin libĂ©rĂ© de Bruce Wayne et que rien ne peut entraver son combat. DĂ©jĂ  en 1986, Denny O'Neil, alors directeur de la publication des titres de Batman, avait prescrit aux auteurs de prĂ©senter Bruce Wayne comme Ă©ternel cĂ©libataire apprĂ©ciant les femmes[n 30],[139].

Dans les films[modifier | modifier le code]

Dans le film d'animation Batman contre le fantÎme masqué, un personnage féminin nommé Andrea Baumont est créé pour l'occasion et est présenté comme ancienne fiancée de Bruce Wayne[140].

Dans le film Batman Begins, la seule femme qu'il aime est son amour de jeunesse, Rachel Dawes, assistante du procureur. Quand elle dĂ©couvre que Bruce Wayne est Batman, elle prĂ©fĂšre s'Ă©loigner de lui tant qu'il reste rĂ©solu Ă  endosser le costume du Chevalier noir, et se fiance plus tard avec Harvey Dent (dans The Dark Knight : Le Chevalier noir). Elle meurt dans l'explosion d'un hangar, orchestrĂ©e par le Joker, alors que Batman sauve Harvey Dent[141].

Dans The Dark Knight Rises, Bruce Wayne entretient une relation avec Miranda Tate, qui se rĂ©vĂšle plus tard ĂȘtre en rĂ©alitĂ© Talia al'Ghul, qui le trahit[142]. Il entame alors une relation avec Selina Kyle/Catwoman[143].

Dans La Grande Aventure Lego, Batman sort alors avec Cool-Tag, une jeune rebelle faisant partie des maĂźtre constructeurs, Ă  la fin du film, Batman perd Cool-Tag au profit d'Emmet.

Dans Lego Batman, le film Batman tombe amoureux de Barbara Gordon, fille de James Gordon et qui deviendra plus tard dans le film Batgirl. Leur relation ne se concrétisera jamais ici.

Enfin dans La Grande Aventure Lego 2 Batman se marie avec la Reine Whatevra Wanabi, une reine extra-terrestre.

Ennemis[modifier | modifier le code]

À ses dĂ©buts, Batman combat essentiellement des criminels ou des gangsters mais les super-vilains costumĂ©s font rapidement leur apparition, composant l'une des plus mĂ©morables galeries d'ennemis rĂ©currents dans l'histoire des comics de super-hĂ©ros[144],[145]. ConformĂ©ment Ă  la tonalitĂ© de la sĂ©rie, les adversaires marquants de Batman sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©munis de super-pouvoirs Ă  l'instar du justicier masquĂ©. Ils ne s'en montrent pas moins dangereux par la violence[146] et la psychopathie qui les caractĂ©risent[147].

La plupart des NĂ©mĂ©sis de Batman ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es en 1939 et durant la dĂ©cennie 1940 : le Joker (clown cruel et sadique, son ennemi jurĂ©) et Catwoman (alors appelĂ©e simplement « The Cat Â») apparaissent tous deux dans le premier numĂ©ro du comic book Batman au printemps 1940[148]. Le Pingouin naĂźt en 1941 dans les pages du numĂ©ro 58 de Detective Comics et Double-Face en 1942 dans le numĂ©ro 66. Le Sphinx, en 1948, doit attendre le 140e opus[36]. À cĂŽtĂ© de ces personnages hauts en couleur, Batman doit aussi faire face Ă  des politiciens corrompus[99]

Sont crĂ©Ă©s aussi durant cette pĂ©riode le Chapelier fou[L 6], l'Épouvantail[L 7], Hugo Strange[149] et Gueule d'argile[150]. D'autres Ă©mergent dans les annĂ©es 1950, 1960 et 1970, avec Deadshot[151], Killer Moth[152], Firefly[153], M. Freeze[L 8], Poison Ivy[154], Man-Bat[155], Ra's al Ghul[156] et Lady Shiva[157]. Killer Croc[158] ou le Ventriloque[158] sont imaginĂ©s dans les annĂ©es 1980. M. Zsasz[158], Bane[L 9] et Harley Quinn[L 10] dans les annĂ©es 1990 et depuis l'an 2000 sont apparus Silence[159] et David Cain[160].

Les ennemis de Batman sont souvent le reflet de celui-ci. Ils reprĂ©sentent ce que Bruce Wayne aurait pu devenir. Double-face montre physiquement ses deux personnalitĂ©s comme les deux faces d'une mĂȘme piĂšce que sont aussi Batman et Bruce Wayne. Ra's al Ghul, dans le film Batman Begins tend tellement vers le bien qu'il est prĂȘt Ă  Ă©liminer tous les criminels alors Batman ne songe qu'Ă  les arrĂȘter. Le Joker est l'inverse de Batman : le chaos contre l'ordre, la folie contre la raison[161].

Analyses et critiques[modifier | modifier le code]

Analyses[modifier | modifier le code]

Superman et Batman sont les deux premiers super-hĂ©ros de l'histoire et reprĂ©sentent chacun un type de super-hĂ©ros. Selon Rick Marschall, tous les super-hĂ©ros qui ont suivi se sont inspirĂ©s de l'un ou de l'autre et parfois des deux[35]. Ils partagent des traits de caractĂšres communs comme le refus de tuer. Pourtant, Batman, dans ses premiĂšres aventures, n'hĂ©site pas Ă  menacer de mort les criminels, voire Ă  utiliser une arme comme dans le premier numĂ©ro de Batman. Mais Ă  la fin de 1941, le directeur de la publication dĂ©cide que Batman ne doit jamais utiliser une arme. Ceci est annoncĂ© clairement dans le quatriĂšme numĂ©ro de Batman : « The Batman never carries or kills with a gun Â»[n 31]. Les causes de ce changement sont multiples et liĂ©es. Comme les parents s'inquiĂštent de l'influence nĂ©faste des comics, les ventes risquent de baisser. De plus le responsable Ă©ditorial prĂ©fĂšre voir le personnage comme cela. Kane et Finger se soumettent facilement et Kane dĂ©cide de transformer l'apparence de Batman pour qu'elle soit moins effrayante[22]. Dans cette mĂȘme voie, il fait de Batman un membre honoraire de la police[22]. Cependant, cela n'implique pas un profond changement du personnage qui reste un adepte de l'auto-justice et Ă©limine les criminels sans se soucier des lois[162].

Le personnage de Batman se plie facilement aux choix des auteurs. Il est, tout au long de sa carriĂšre, constamment rĂ©interprĂ©tĂ© pour s'adapter aux mƓurs de l'Ă©poque, aussi bien dans les comics que dans les adaptations. Dans les annĂ©es 1940, c'est une crĂ©ature de la nuit combattant des nazis ou des vampires. AprĂšs-guerre, le ton devient plus lĂ©ger et ses adversaires ne sont pas de telles incarnations du mal mais des ĂȘtres inconsistants comme des extra-terrestres. L'influence du feuilleton tĂ©lĂ©visĂ©, qui ne prend pas au sĂ©rieux les affrontements entre Batman et ses ennemis, est importante et empĂȘche Batman de retrouver ses origines inquiĂ©tantes. En revanche, les annĂ©es 1970 montrent un hĂ©ros beaucoup plus sombre qui rĂ©pond Ă  une Ă©poque de doute et de dĂ©sillusion. Dans les annĂ©es 1980, de nombreuses histoires mettent Batman en prĂ©sence des maux rĂ©els, comme le terrorisme islamiste, qui touchent alors l'AmĂ©rique[76]. Dans les films, Batman est aussi une image de la sociĂ©tĂ© rĂ©elle. Ainsi, dans Batman Begins, il est, d'aprĂšs l'aveu du coscĂ©nariste, un reflet d'une Ă©poque troublĂ©e[76] et son ennemi, Ra's Al Ghul, semble inspirĂ© par Oussama ben Laden[163].

Batman justicier[modifier | modifier le code]

Si la crĂ©ation de Batman par Bruce Wayne s'explique par le dĂ©sir de venger la mort de ses parents, la justification, plus discutable, de ses actes est possible uniquement parce qu'il s'agit d'une fiction. Batman, et Bruce Wayne, sont bons et les criminels sont sans aucun doute mauvais. La moralitĂ© irrĂ©prochable de Batman interdit de remettre en question son combat, mĂȘme hors-la-loi, contre les criminels. Bruce Wayne, issu d'une lignĂ©e de riches et vertueux ancĂȘtres, continue, comme un noble protecteur de son peuple, Ă  s'occuper des habitants de Gotham. Sa richesse lui permet d'aider ceux qui en ont besoin et de subventionner les traitements nĂ©cessaires aux soins des malades mentaux[77]. Il est surnommĂ© le prince de Gotham et ses actions l'identifient Ă  un noble fĂ©odal[161]. Cela explique aussi pourquoi Batman ne peut utiliser d'armes contre les criminels de Gotham. Il doit, comme un noble ou preux chevalier, les arrĂȘter sans les tuer car ce sont aussi des sujets de Bruce Wayne.

Quoique certains puissent voir en Batman un fasciste, le critique Aeon J. Skoble note que le hĂ©ros n'abuse pas de sa force. Il cherche Ă  apprĂ©hender les criminels plutĂŽt que de les tuer et use d'une violence proportionnĂ©e Ă  celle de son adversaire[164]. Il incarne une rĂšgle de la sociĂ©tĂ© « ne violez pas la loi et craignez la Â». Le systĂšme, « dĂ©mocratie et American Way Â», tel qu'il est doit perdurer et Batman, comme Superman, est lĂ  pour mettre hors d'Ă©tat de nuire ceux qui pourraient le miner[165].

Approche psychanalytique[modifier | modifier le code]

Selon Michael L. Fleisher, la place ambigĂŒe des femmes dans les aventures de Batman peut s'expliquer en se rĂ©fĂ©rant Ă  la psychanalyse. Lorsque Bruce Wayne, enfant, voit sa mĂšre mourir, il ressent cela comme un abandon. Toutes les femmes pouvant lui ressembler, il ne peut leur faire confiance[135]. Ce trouble psychique explique ainsi la complexitĂ© de ses rapports avec les femmes. De plus, Batman peut chercher des relations compliquĂ©es pour assouvir un dĂ©sir inconscient d'« Ă©masculation Â» se traduisant par la dĂ©couverte de sa double identitĂ©. Si Vicky Vale dĂ©couvre son identitĂ© secrĂšte, c'en est fait de Batman mais ce dernier apprĂ©cie de jouer avec le feu[166].

Critiques[modifier | modifier le code]

Dans les annĂ©es d'aprĂšs-guerre les comics sont fortement critiquĂ©s par une partie de la population qui leur reproche leur violence, leur irrĂ©alisme et les sous-entendus sexuels. Ces critiques, qui peuvent s'exprimer parfois de façon violente avec des autodafĂ©s ont un impact grandissant aprĂšs la parution du livre du psychologue Fredric Wertham Seduction of the Innocent. Dans cet ouvrage, Wertham critique les rapports qu'entretiennent Bruce Wayne et Dick Grayson. Il ne suggĂšre pas une relation homosexuelle mais rapporte que de nombreuses personnes considĂšrent que cette relation est rĂ©elle et, dĂšs lors, Wertham exprime sa crainte que des adultes pourraient abuser sexuellement des enfants en expliquant qu'ils imitent Batman et Robin[36], et ce, dans le contexte maccarthyste oĂč le communisme est associĂ© Ă  l'homosexualitĂ© par des conservateurs[47]. Toutefois, la possible homosexualitĂ© de Batman a souvent Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©e comme dans le film Batman et Robin de Joel Schumacher et les relations que peuvent entretenir Batman et son protĂ©gĂ© peuvent mĂȘme ĂȘtre vues comme Ă©tant de nature pĂ©dophile. DC Comics est intervenu plusieurs fois, en tant que sociĂ©tĂ© ou par l'intermĂ©diaire de directeurs de la publication comme Denny O'Neil, pour rejeter toutes ces lectures[167].

L'idĂ©ologie que promeut Batman par ses actes est aussi critiquĂ©e. Ainsi dans le comics Batman: Dark Knight (The Dark Knight Returns) de Frank Miller Batman apparaĂźt pour certains (Geoff Klock dans How to Read Super Hero Comics and Why) comme « la pire espĂšce de fasciste rĂ©actionnaire Â»[n 32]. Il est semblable Ă  Ronald Reagan ou George H. W. Bush dans la justification de la violence pour combattre les ennemis[163].

SĂ©ries de comics[modifier | modifier le code]

Batman, depuis sa création, apparaßt dans de trÚs nombreux comics et plusieurs lui sont entiÚrement dédiés. Parfois, il partage la vedette avec Superman ou avec des groupes de super-héros. Il est souvent invité dans des séries d'autres héros et est la vedette de plusieurs romans graphiques. Par ailleurs, Il rencontre parfois des personnages d'autres maisons d'édition dans des crossover.

Batman naĂźt dans les pages du comic book Detective Comics no 27. Rapidement il devient la vedette de cette anthologie et Ă  partir du numĂ©ro 35, il est toujours prĂ©sent sur la couverture[168]. Cependant les aventures d'autres personnages continuent Ă  ĂȘtre racontĂ©es dans Detective comics jusqu'au numĂ©ro 568 qui est le premier dans lequel on ne trouve que Batman[169].

À l'Ă©tĂ© 1940, paraĂźt Batman no 1 qui est le premier comics Ă  ne prĂ©senter que Batman. Il suit en cela Superman, premier comics consacrĂ© Ă  un seul personnage[170]. Ces deux comic books consacrĂ©s Ă  Batman paraissent depuis sans interruption avec, toutefois, une numĂ©rotation reprise au numĂ©ro 1 en septembre 2011 suite aux Ă©vĂšnements racontĂ©s dans Flashpoint[171].

D'autres comics ont Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă  Batman : Legends of the Dark Knight de 1989 Ă  2007, Shadow of the Bat de 1992 Ă  2000, Batman Chronicles de 1995 Ă  2001, Batman : Gotham Knight de 2000 Ă  2006, Batman Confidential de 2007 Ă  2011, Batman : Streets of Gotham de 2009 Ă  2011, Batman and Robin depuis 2009 et Batman, Inc. de 2010 Ă  2013[172].

Batman en dehors de ses comics attitrĂ©s est aussi un personnage rĂ©current dans des sĂ©ries qu'il partage avec d'autres hĂ©ros. À partir de l'Ă©tĂ© 1941, il apparaĂźt dans l'anthologie trimestrielle World's Finest Comics oĂč se retrouve aussi Superman[173]. Chacun est le hĂ©ros de sa propre histoire mais, en juillet 1954 dans le numĂ©ro 71, ils participent Ă  une aventure commune. Le duo est alors reformĂ© quasiment Ă  chaque numĂ©ro jusqu'en 1986[40]. De mĂȘme le comics The Brave and the Bold[n 33], Ă  l'origine anthologie oĂč aucun hĂ©ros rĂ©current n'Ă©tait prĂ©sent, devient en 1966 une sĂ©rie dans laquelle Batman trouve Ă  chaque fois un alliĂ© pour combattre la menace du moment[174]. Enfin, d'octobre 2003 Ă  octobre 2011 Batman et Superman se partagent la vedette dans le comic book Superman/Batman[175].

Autres médias[modifier | modifier le code]

Comme Batman est un personnage avec plusieurs significations possibles, ses incarnations audiovisuelles ont pu dĂ©velopper un aspect particulier. Ainsi le Batman incarnĂ© par Adam West a pu ĂȘtre jugĂ© « innocent et sĂ©rieux Â» alors que le Bruce Wayne jouĂ© par Michael Keaton apparaĂźtrait comme excentrique mais en rĂ©alitĂ© semblable Ă  un « personnage de films d'Orson Welles Â»[176].

Radio[modifier | modifier le code]

En 1940, est diffusĂ© pour la premiĂšre fois un feuilleton radiophonique qui a Superman pour hĂ©ros principal. En mars 1945, Batman et Robin interviennent dans une histoire intitulĂ©e The Mistery of the Waxmen[n 34]. Ils y reviendront Ă  plusieurs reprises. C'est dans cette sĂ©rie radiophonique que Batman et Superman luttent ensemble pour la premiĂšre fois. Les histoires, dans lesquelles ils luttent en commun, n'apparaissent dans les comics qu'en 1954 dans World's Finest oĂč, jusqu'Ă  cette date, leurs aventures se suivaient seulement. Batman est interprĂ©tĂ© par Stacy Harris puis par Matt Crowley ou Gary Merrill alors que Robin est toujours jouĂ© par Ronald Liss[177].

Serials[modifier | modifier le code]

En 1943 sort le serial Batman qui est programmĂ© en 15 Ă©pisodes. Ce film Ă  petit budget est rĂ©alisĂ© par Lambert Hillyer et Lewis Wilson y joue Batman luttant contre des Japonais qui menacent Gotham. Ce serial connaĂźt un trĂšs grand succĂšs et influence le comics puisqu'il montre pour la premiĂšre fois la Batcave et que le personnage d'Alfred va, dans le comics, changer d'apparence pour ressembler Ă  celle de l'acteur William Austin qui l'interprĂšte dans le film. Le succĂšs de ce serial amĂšne les producteurs Ă  proposer en 1949, Batman et Robin, rĂ©alisĂ© par Spencer Gordon Bennet et qui dure 15 Ă©pisodes. La distribution est entiĂšrement renouvelĂ©e et Batman est jouĂ© par Robert Lowery[30],[120].

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Batman (années 1960)[modifier | modifier le code]

Photographie d'Adam West en Batman.
Adam West incarnant Batman dans la série télévisée de 1966 à 1968.

Le 12 janvier 1966[178], ABC diffuse Hi Diddle Riddle, premier Ă©pisode de la sĂ©rie Batman, produite par William Dozier (qui joue aussi le narrateur[179]), qui est maintenue durant trois saisons de 1966 Ă  1968 avec un total de 120 Ă©pisodes. Le personnage de Batman est interprĂ©tĂ© par Adam West[n 35], celui de Robin par Burt Ward et Alan Napier dans le rĂŽle d'Alfred Pennyworth. Les Ă©pisodes durent une demi-heure et forment des paires. La premiĂšre partie, diffusĂ©e le mercredi, s'arrĂȘte sur un moment dramatique ; la seconde montre sa rĂ©solution et la victoire des hĂ©ros[180]. Alors que le comics retrouvait un aspect sombre, proche de celui des origines, la sĂ©rie est produite avec un ton humoristique[181]. Pour parfaire ce second degrĂ© il est demandĂ© aux acteurs de jouer sĂ©rieusement leur rĂŽle, le comique devant provenir de l'incongruitĂ© des situations. Cela est visible clairement lorsque Batman et Robin escaladent des murs. Le trucage, qui consiste Ă  mettre un faux mur au sol sur lequel les hĂ©ros tiennent une corde et Ă  filmer aprĂšs avoir tournĂ© la camĂ©ra, n'est et ne se veut pas crĂ©dible. De mĂȘme, lors des combats, des onomatopĂ©es semblables Ă  celles des comics apparaissent sur l'Ă©cran de tĂ©lĂ©vision pour marquer l'Ă©change de coups[182]. La sĂ©rie est un succĂšs immĂ©diat alors que les tests de visionnage faisaient craindre un cuisant Ă©chec[178]. Ce succĂšs se maintient Ă©galement lorsqu'un film tirĂ© de cette sĂ©rie est distribuĂ©e Ă  l'Ă©tĂ© 1966. En revanche Ă  partir de la deuxiĂšme saison, l'intĂ©rĂȘt des spectateurs faiblit. Pour compenser les pertes, ABC demande que les Ă©pisodes ne fonctionnent plus en couple mais qu'ils soient indĂ©pendants. Des Ă©conomies, faites sur les dĂ©cors et les accessoires, affaiblissent la qualitĂ© de la sĂ©rie. Pour relancer l'intĂ©rĂȘt, William Dozier a l'idĂ©e de crĂ©er une Batgirl. AprĂšs consultation des Ă©diteurs de DC Comics elle apparaĂźt dans la sĂ©rie mais elle ne suffit pas Ă  relancer l'intĂ©rĂȘt des tĂ©lĂ©spectateurs et aprĂšs cette troisiĂšme saison Batman quitte les Ă©crans en mars 1968[183].

Gotham (2014-2019)[modifier | modifier le code]

Le 22 septembre 2014 sur le réseau Fox est lancée la série Gotham créée par Bruno Heller. L'histoire est centrée sur James Gordon avant qu'il devienne le commissaire de Gotham[184].

Batman apparaßt finalement dans l'ultime épisode de la série (épisode 12 de la saison 5)

Titans (2018-)

Il est confirmé le 11 avril 2019 que Iain Glen jouera Bruce Wayne dans la saison 2[185].

Arrowverse (2019)

Il est annoncé que Kevin Conroy, la voix originale de Batman dans la série d'animation éponyme, reprendra le rÎle du justicier masqué en live-action dans le crossover Crisis on Infinite Earths de l'univers des séries Arrow, Flash, Supergirl de la chaßne The CW[186].


SĂ©ries d'animation[modifier | modifier le code]

AprĂšs le feuilleton tĂ©lĂ©visĂ© diffusĂ© de 1966 Ă  1968, Batman revient sur les Ă©crans en 1968-1969 mais cette fois-ci comme personnage de sĂ©rie d'animation. Il partage la vedette avec Superman dans la sĂ©rie intitulĂ©e The Batman / Superman hour. Les Ă©pisodes de cette sĂ©rie, d'une trĂšs faible qualitĂ©, sont ensuite rĂ©utilisĂ©s pour une sĂ©rie intitulĂ©e Batman with Robin the Boy Wonder. De 1973 Ă  1979, Batman est de nouveau utilisĂ© comme personnage de dessin animĂ© dans la sĂ©rie Super Friends oĂč il partage la vedette avec d'autres personnages issus des comics de DC comme Superman ou Wonder Woman[187]. Cette sĂ©rie est aussi trĂšs faible[187] et les deux contrastent avec celle crĂ©Ă©e en 1992, intitulĂ©e Batman de Paul Dini et Bruce Timm. DiffusĂ© par la Fox ce dessin animĂ© est reconnu comme une Ɠuvre importante dans l'univers de Batman. Les mĂȘmes auteurs rĂ©alisent en 1999 la sĂ©rie Batman, la relĂšve dans laquelle Bruce Wayne, trĂšs ĂągĂ©, a rangĂ© son costume dĂ©finitivement et sert de mentor Ă  un jeune homme, Terry McGinnis, qui devient le nouveau Batman[188].

Le succĂšs de la sĂ©rie animĂ©e amĂšne la production de films d'animation qui sortent directement en vidĂ©o comme Batman et Mr Freeze : Subzero en 1998[189], Batman, la relĂšve : Le Retour du Joker en 2000[190], etc. Cependant avant cela un autre film, Batman contre le fantĂŽme masquĂ© Ă©tait sorti en salles en 1993. PrĂ©vu Ă  l'origine pour une sortie directe en vidĂ©o, il est finalement diffusĂ© dans les cinĂ©mas Ă  partir du jour de NoĂ«l 1993[191]. MalgrĂ© ses qualitĂ©s, le film ne reste pas longtemps sur les Ă©crans et disparaĂźt au bout de quelques semaines[192].

En 2004, sur Kids' WB et Cartoon Network, commence une nouvelle sĂ©rie, The Batman, destinĂ©e Ă  un public plus jeune que la prĂ©cĂ©dente. Elle dure jusqu'en 2008 et engendre une adaptation en comics intitulĂ©e The Batman Strikes[193]. Cette sĂ©rie est centrĂ©e sur les dĂ©buts de Batman et ses premiĂšres rencontres avec ses ennemis habituels[194]. En 2013, une sĂ©rie intitulĂ©e Prenez garde Ă  Batman ![n 36] est lancĂ©e avec l'apparition de nouveaux personnages mais elle s'arrĂȘte en 2014[195].

En 2019, le personnage fait son retour Ă  la tĂ©lĂ©vision dans la sĂ©rie Harley Quinn dans laquelle il est doublĂ© par Diedrich Bader qui lui prĂȘtait dĂ©jĂ  sa voix dans Batman : L'Alliance des hĂ©ros[196].

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Premier long métrage[modifier | modifier le code]

En 1966 sort le film Batman inspirĂ© de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e diffusĂ©e Ă  ce moment sur les Ă©crans amĂ©ricains. Comme dans la sĂ©rie, Batman est jouĂ© par Adam West et Robin par Burt Ward. Les antagonistes principaux des hĂ©ros sont le Joker (jouĂ© par Cesar Romero), le Pingouin (Burgess Meredith) et le Sphinx (Frank Gorshin). Catwoman apparaĂźt, jouĂ©e par Lee Meriwether et non par Julie Newmar dĂ©tentrice du rĂŽle dans la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e. En effet, celle-ci est indisponible pour le tournage du film dirigĂ© par Leslie H. Martinson rĂ©alisateur de deux Ă©pisodes de la sĂ©rie[197]. Le tournage, trĂšs rapide, commence dĂšs l'achĂšvement de la premiĂšre saison tĂ©lĂ©visĂ©e Ă  la fin avril 1966 et se termine fin mai[174]. Le film est prĂȘt Ă  ĂȘtre distribuĂ© fin juillet et la premiĂšre mondiale se tient Ă  Austin le 30 juillet[198]. Bien que les critiques soient plutĂŽt nĂ©gatives et que les AmĂ©ricains commencent Ă  se lasser de la « Batmania Â», le film est un succĂšs[199].

Tétralogie des années 1990[modifier | modifier le code]

L'acteur Michael Keaton et son costume de Batman, de Tim Burton.

En 1986, portĂ©e par le succĂšs de Batman: The Dark Knight Returns de Frank Miller et The Killing Joke d'Alan Moore, la sociĂ©tĂ© Warner Bros. dĂ©cide de produire un film dont Batman est le hĂ©ros. L'Ă©criture du script et la nĂ©cessitĂ© d'attendre la fin du tournage de Beetlejuice rĂ©alisĂ© par Tim Burton qui doit diriger le film reportent le tournage[200]. Lors de la prĂ©-production les fans du comics se manifestent pour signifier leurs inquiĂ©tudes : Burton ne serait pas assez expĂ©rimentĂ©, Michael Keaton dans le rĂŽle de Batman et Jack Nicholson dans celui du Joker risqueraient de ne pas ĂȘtre crĂ©dibles, le film serait trop kitsch, etc[201]. MalgrĂ© ces attaques, le film, intitulĂ© sobrement Batman, qui sort en 1989, est un succĂšs. Burton s'empare du personnage pour en donner sa version dans son style personnel apprĂ©ciĂ© des critiques et du grand public[O 3]. Batman rapporte 251 millions de dollars sur le marchĂ© nord-amĂ©ricain et 160 millions de dollars Ă  l'international, soit un total d'environ 411 millions de dollars[202].

En 1992 sort une suite intitulĂ©e Batman : Le DĂ©fi avec encore Tim Burton Ă  la rĂ©alisation et Michael Keaton dans le rĂŽle-titre. Cette fois Batman doit combattre le Pingouin, jouĂ© par Danny DeVito, Catwoman, interprĂ©tĂ©e par Michelle Pfeiffer et Max Shreck interprĂ©tĂ© par Christopher Walken[203]. Tim Burton participe Ă  la production du film et obtient d'ĂȘtre le seul responsable. Il crĂ©e alors une Ɠuvre sombre qui n'a pas l'agrĂ©ment de la Warner Bros. La Warner voulait un film tout public pour que les ventes de produits dĂ©rivĂ©s soient importantes alors que Tim Burton rĂ©alise un film pour un public adulte et ne se soucie pas du merchandising[204]. MalgrĂ© cela le film rapporte 160 millions de dollars seulement aux États-Unis, et 270 millions au total[205].

AprĂšs Batman : Le DĂ©fi, Warner ne souhaite plus que Tim Burton rĂ©alise une nouvelle aventure de Batman et prĂ©fĂšre confier le troisiĂšme film intitulĂ© Batman Forever Ă  Joel Schumacher. Ce dernier accepte les demandes de l'entreprise et rĂ©alise un film qui peut ĂȘtre vu par les plus jeunes. Michael Keaton refuse de porter une troisiĂšme fois le costume du chevalier noir et il est remplacĂ© par Val Kilmer. Les ennemis sont cette fois Double-Face, jouĂ© par Tommy Lee Jones, et l'Homme-mystĂšre, jouĂ© par Jim Carrey. Robin, jouĂ© par Chris O'Donnell, apparaĂźt pour la premiĂšre fois et Nicole Kidman interprĂšte le rĂŽle de Chase Meridian. Bien que diffĂ©rente de la version de Tim Burton, celle de Schumacher est aussi inventive avec un travail sur la couleur, la photographie et le dĂ©cor[O 4]. Les rĂ©sultats d'exploitation, bien qu'infĂ©rieurs Ă  ceux du premier Batman, sont cependant supĂ©rieurs Ă  ceux du deuxiĂšme film de Tim Burton. Aux États-Unis le film rapporte 184 millions de dollars et avec des recettes de plus de 152 millions dans le reste du monde, le total s'Ă©lĂšve Ă  plus de 336 millions de dollars[206].

Le dernier film de la sĂ©rie, intitulĂ© Batman et Robin, est aussi rĂ©alisĂ© par Joel Schumacher et sort en 1997. Val Kilmer laisse la place Ă  George Clooney dans le rĂŽle de Batman qui doit cette fois combattre Mr Freeze jouĂ© par Arnold Schwarzenegger et Poison Ivy jouĂ©e par Uma Thurman. Il est aidĂ© par Robin toujours interprĂ©tĂ© par Chris O'Donnell et Batgirl interprĂ©tĂ©e par Alicia Silverstone. Bien que le film rapporte 237 millions de dollars, il est trĂšs mal reçu par les critiques et cet Ă©chec amĂšne Warner Bros Ă  ne pas produire un cinquiĂšme film comme prĂ©vu initialement[207].

Trilogie de Christopher Nolan[modifier | modifier le code]

L'acteur Christian Bale et son costume dans le dernier opus de la trilogie de Christopher Nolan.

AprĂšs l'abandon de ce projet d'un cinquiĂšme film rĂ©alisĂ© par Joel Schumacher et qui se serait appelĂ© Batman Triumphant, d'autres scĂ©narios sont proposĂ©s (Batman: Darknight, Batman de Darren Aronofsky, Year One de Frank Miller repris ensuite par Lana et Andy Wachowski, etc.)[208]. Aucun de ces projets n'est retenu par Warner Bros et c'est seulement en 2005 que sort la premiĂšre partie d'une trilogie rĂ©alisĂ©e par Christopher Nolan avec Christian Bale dans le rĂŽle de Batman. Les titres de ces trois films sont Batman Begins (2005), The Dark Knight : Le Chevalier noir en 2008 et The Dark Knight Rises en 2012. DĂšs le dĂ©but du projet, une trilogie est prĂ©vue dans laquelle les trois Ɠuvres se rĂ©pondent[209]. Aussi, plusieurs acteurs, en plus de Christian Bale, sont engagĂ©s pour le mĂȘme rĂŽle dans les trois films : Michael Caine joue Alfred Pennyworth, Morgan Freeman Lucius Fox, Gary Oldman Jim Gordon[210].

Christopher Nolan rĂ©ussit Ă  reprendre le personnage et crĂ©er une sĂ©rie qui ne doit plus rien aux films des annĂ©es 1990. Avec Batman Begins il prĂ©sente les dĂ©buts de l'homme chauve-souris qui, revenu Ă  Gotham aprĂšs une absence de 8 ans, doit combattre l'Ă©pouvantail jouĂ© par Cillian Murphy et Ra's Al Ghul interprĂ©tĂ© par Liam Neeson. Les choix esthĂ©tiques et le scĂ©nario de David S. Goyer contribuent au succĂšs du film[211] qui rapporte plus de 374 millions de dollars dans le monde[212].

Le deuxiĂšme film intitulĂ© The Dark Knight : Le Chevalier noir est aussi un succĂšs critique et commercial. Cette fois Batman doit lutter contre le Joker, interprĂ©tĂ© par Heath Ledger qui assure une prestation qualifiĂ©e d'inoubliable[213], et Double-Face, jouĂ© par Aaron Eckhart. Les recettes s'Ă©lĂšvent Ă  plus d'un milliard de dollars[214]. ce qui le classe au 18e rang du box-office mondial[215]. Il est suivi en 2012 par The Dark Knight Rises dans lequel Batman affronte Bane, jouĂ© par Tom Hardy, et Talia al Ghul, la fille de Ra's Al Ghul, le vilain du premier film, jouĂ©e par Marion Cotillard. L'accueil public et critique est excellent ; le site Rotten Tomatoes Ă©value la note moyenne des critiques Ă  8 sur 10[216]. Les recettes du film dĂ©passent celles du prĂ©cĂ©dent opus pour s'Ă©tablir Ă  plus d'un milliard et 84 millions de dollars[217].

DC Cinematic Universe[modifier | modifier le code]

L'acteur Ben Affleck incarne Batman dans les deux films réalisés par Zack Snyder.

L'idée de produire une suite à The Dark Knight Rises est rapidement abandonnée car Christopher Nolan et Christian Bale ont clairement fait savoir qu'ils ne comptaient pas rajouter un quatriÚme volet à leur trilogie[218]. Toutefois, à la suite du succÚs de Man of Steel, Warner Bros. décide de créer un univers cohérent comme le concurrent Marvel Studios, et de lancer une franchise inspirée de DC Comics[219].

Zack Snyder prend les rĂȘnes de la rĂ©alisation du projet pour le retour de Batman au cinĂ©ma dans une aventure avec Superman, Batman v Superman : L'Aube de la Justice, sorti en 2016, Ă  la fois suite de Man of Steel et une relance de Batman qui est interprĂ©tĂ© par Ben Affleck[220]. Par la suite, on retrouve Batman dans le film de David Ayer, Suicide Squad, en 2016, quoiqu'il n'y apparaisse que trĂšs peu. Il est de retour toutefois dans la suite de Batman V Superman, Justice League de Zack Snyder en 2017 toujours avec Ben Affleck dans le rĂŽle de Bruce Wayne / Batman[221].

Un nouveau film, réalisé cette fois par Matt Reeves, devrait prendre l'affiche en juin 2021. Ben Affleck ne reprendra pas le rÎle[222]. En mai 2019, il est annoncé que le nouvel interprÚte de Batman sera Robert Pattinson[223].

Film d'animations[modifier | modifier le code]

Batman apparait dans de nombreux films d'animations. Certains sont sortis en salles, la plupart sont publiĂ©s directement en vidĂ©o. Le premier film d'animation, Batman contre le fantĂŽme masquĂ© sort en 1993, fait suite Ă  la sĂ©rie animĂ©e des annĂ©es 1990, tout comme Batman et Mr. Freeze : Subzero (1998), Batman : La MystĂ©rieuse Batwoman (2003).

Deux longs mĂ©trages basĂ©s sur la sĂ©rie Batman, la relĂšve sont Ă©ditĂ©s en direct-to-video par Warner : en 1999, Batman, la relĂšve : Le Film qui consiste en fait en une compilation de plusieurs Ă©pisodes de Batman, la relĂšve, puis en 2000 un long mĂ©trage entiĂšrement original : Batman, la relĂšve : Le Retour du Joker.

Warner Bros. produit de nombreux autres films d'animations dans lesquels Batman croise d'autres hĂ©ros (Batman/Superman Movie: World's Finest, Superman/Batman : Ennemis publics, Superman/Batman : Apocalypse...) et affronte le vilain mythique (Batman contre Dracula). Il apparaĂźt dans plusieurs films centrĂ©s sur la Ligue de justice d'AmĂ©rique, soit (La Ligue des justiciers : Nouvelle frontiĂšre , La Ligue des justiciers : Conflit sur les deux Terres, La Ligue des justiciers : Nouvelle GĂ©nĂ©ration, La Ligue des Justiciers : Échec, La Ligue des justiciers : Le Paradoxe Flashpoint, Les Aventures de la Ligue des justiciers : PiĂšge temporel, La Ligue des justiciers : Guerre, La Ligue des justiciers : Le TrĂŽne de l'Atlantide, La Ligue des justiciers : Dieux et monstres, La Ligue des justiciers vs Teen Titans et finalement Justice League Dark...).

Si les films n'ont pas de liens entre eux, certains films d'animation de Batman se suivent. Ainsi, Le Fils de Batman (2014) est suivi de Batman vs. Robin (2015) et Batman : Mauvais Sang (2016). Alors que Batman Unlimited : L'Instinct animal (2015) est suivi de Batman Unlimited : Monstrueuse pagaille, sorti la mĂȘme annĂ©e. Puis en septembre 2016 est sorti le film Batman Unlimited : Machines contre Mutants.

Par ailleurs, plusieurs films d'animations sont nĂ©s du partenariat entre Warner/DC avec la firme de jouets Lego et s'adressent plus aux enfants. Lego DC Comics: Batman Be-Leaguered (2014), Lego DC Comics Super Heroes : La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (2015) et Lego DC Comics Super Heroes : La Ligue des justiciers - L'Attaque de la LĂ©gion maudite (2015) sortent uniquement en vidĂ©o. Lego Batman, le film est sorti cependant en salles en 2017. Il fait suite Ă  La Grande Aventure Lego (2014), dans lequel Batman faisait une apparition. Batman revient ensuite dans La Grande Aventure Lego 2 (2019). En 2019, il rencontre les Tortues Ninja dans Batman vs. Teenage Mutant Ninja Turtles de Jake Castorena.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Publicité pour le jeu vidéo Batman: Arkham City (2011).

Depuis 1986 et le jeu Batman, sorti sur Amstrad CPC, MSX et ZX Spectrum, Batman est le hĂ©ros de nombreux jeux vidĂ©o Ă  son effigie. Toutefois, mĂȘme si le personnage dirigĂ© par le joueur et les ennemis qu'il combat ont les costumes des sĂ©ries de DC Comics, rien de ce qui constitue l'univers de Batman n'est conservĂ© dans les jeux jusqu'en 1989, annĂ©e de sortie du premier film de Tim Burton. La plupart de ces jeux seront alors des adaptations des diverses incarnations cinĂ©matographiques ou animĂ©es du personnage et dans tous les cas, le joueur est face Ă  un jeu vidĂ©o Ă  dĂ©filement horizontal. En 1989, la sociĂ©tĂ© japonaise Sunsoft se penche sur le film et achĂšte les droits, et sort une premiĂšre version de type action-plates-formes simplement nommĂ©e Batman: The Video Game sur Nintendo Entertainment System. Cette adaptation NES du film est considĂ©rĂ©e comme l'un des meilleurs titres de cette console[224],[225]. Puis, une seconde version, cette fois-ci de type beat them all, voit le jour sur une console naissante et plus puissante, la Mega Drive. Cette coĂŻncidence de sortie ne signifie pas que le film serve nĂ©cessairement d'inspiration au jeu. Le Batman de 1989 ne garde que le costume et quelques accessoires du personnage alors que le second retient en plus quelques idĂ©es du film.

À la sortie du deuxiĂšme film de Tim Burton, plusieurs Ă©diteurs, Sega, GameTek UK et Konami, vont acquĂ©rir les droits afin de sortir chacun leur adaptation vidĂ©oludique du film. En 1993, sort sur Game Boy Batman: The Animated Series inspirĂ© par le dessin animĂ© du mĂȘme nom[226],[227]. Sega et Konami vont sortir chacun leur version beat them all de The Adventures of Batman and Robin, une sur Mega Drive et une sur Super Nintendo et seront reçues positivement par la critique.

En 2001, la mĂȘme sĂ©rie animĂ©e est Ă  l'origine du jeu Batman : Vengeance pour Xbox et PlayStation 2. Le jeu, qui n'est plus Ă  dĂ©filement horizontal, permet au joueur de retrouver le monde de l'animĂ© et de combattre les personnages qui l'habitent ; la plupart des voix des personnages sont les mĂȘmes dans la sĂ©rie et dans le jeu (Mark Hamill en Joker, Arleen Sorkin en Harley Quinn, etc.)[228].

Parmi les jeux les plus rĂ©ussis figure Batman: Arkham Asylum, un titre sorti en 2009 Ă©ditĂ© par Eidos Interactive qui reçoit d'excellentes critiques : les agrĂ©gateurs de notes lui octroient 91 sur 100 pour Metacritic et 91,89 % pour GameRankings[229],[230]. Le jeu est alors Ă  l'origine de la franchise Batman: Arkham, et connaĂźt trois suites : Arkham City, Arkham Origins et Arkham Knight[231]. Arkham Asylum et ses suites sont conçues comme des Ɠuvres dans lesquelles aucun des Ă©lĂ©ments constitutifs d'un jeu (scĂ©nario, jouabilitĂ©, graphisme, etc.) n'est dĂ©laissĂ©. Le scĂ©nario est Ă©crit par Paul Dini, auteur reconnu des dessins animĂ©s mettant en scĂšne Batman, la jouabilitĂ© est excellente et le graphisme trĂšs riche[232]. Par ailleurs, cette sĂ©rie de jeux constitue, Ă  partir des Ă©lĂ©ments classiques de l'univers Batman, un monde unique comme pouvaient l'ĂȘtre les sĂ©ries de films. L'asile d'Arkham est le lieu oĂč se dĂ©roule le premier jeu mais les jeux suivants quittent cette prison pour fous dangereux et emmĂšnent Batman dans des endroits originaux. Arkham city, un regroupement de plusieurs quartiers de Gotham city transformĂ© en quartier de haute sĂ©curitĂ©, est une crĂ©ation pour le deuxiĂšme jeu oĂč tous les fous d'Arkham mais aussi les criminels condamnĂ©s de la prison de Blackgate sont enfermĂ©s. À cette sĂ©rie de jeux s'ajoutent des parties dĂ©veloppĂ©es dans des comic books (Arkham City Ă©crits par Paul Dini) et des bandes dessinĂ©es accessibles sur Internet (Arkham Unhinged)[233]. En attendant la sortie de Batman: Arkham Knight une prĂ©quelle, Arkham Origins, crĂ©Ă©e par Warner Bros. Games MontrĂ©al, a permis de patienter[234]. Le dernier opus de la sĂ©rie Arkham Knight sort enfin en juin 2015 et reçoit encore de trĂšs bonnes critiques comme celle de Gamekult[235] ou celle de IGN[236].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Le personnage de Batman est suffisamment connu pour que son image soit utilisĂ©e sur des produits dĂ©rivĂ©s. Ce sont surtout les incarnations tĂ©lĂ©visĂ©es ou cinĂ©matographiques qui ont entretenu ce phĂ©nomĂšne. Ainsi, la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e diffusĂ©e de 1966 Ă  1968 provoque une mode Batman et pour profiter de cette aubaine, DC Comics accorde des licences d'exploitation Ă  de nombreuses entreprises. DĂšs lors, des costumes, des jouets, des livres, des cartes, etc. sont vendus alors que jusqu'Ă  cette annĂ©e Batman avait Ă©tĂ© trĂšs peu utilisĂ© pour vendre des produits dĂ©rivĂ©s[178]. Le total des ventes portant l'image de Batman est alors estimĂ© Ă  75 millions de dollars[237].

La carriĂšre Ă  l'Ă©cran de Batman dans les dĂ©cennies suivantes permet de toucher un important public d'enfants et des produits dĂ©rivĂ©s sont fabriquĂ©s pour profiter du phĂ©nomĂšne. Ainsi, une sĂ©rie de figurines en plastique crĂ©Ă©es par la sociĂ©tĂ© Mego propose de nombreux personnages et des accessoires (batmobile, batcave, etc.)[149]. Lors de la sortie du film de Tim Burton en 1989, la vente de produits dĂ©rivĂ©s est aussi importante puisque plus de trois cents licences sont accordĂ©es Ă  des entreprises. L'une d'elles est particuliĂšre puisqu'il s'agit de la crĂ©ation par Prince d'un album inspirĂ© par le film[238]. De mĂȘme, la diffusion de dessins animĂ©s Ă  partir de 1992 a entraĂźnĂ© la crĂ©ation de produits destinĂ©s aux enfants comme la sĂ©rie de jouets distribuĂ©e par Kenner[239].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ↑ « Le CroisĂ© portant une cape Â», « Le Chevalier noir Â» et « Le plus grand dĂ©tective du monde Â».
  2. ↑ « Rusty et ses potes Â».
  3. ↑ « Kane had an idea for a character called 'Batman', and he'd like me to see the drawings. I went over to Kane's, and he had drawn a character who looked very much like Superman with kind of ... reddish tights, I believe, with boots ... no gloves, no gauntlets ... with a small domino mask, swinging on a rope. He had two stiff wings that were sticking out, looking like bat wings. And under it was a big sign ... BATMAN. Â»
  4. ↑ « Batman crĂ©Ă© par Bob Kane Â».
  5. ↑ « Le cas du syndicat chimique Â».
  6. ↑ « Bongo le bat-singe Â».
  7. ↑ « Le Courageux et le TĂ©mĂ©raire Â».
  8. ↑ « Crise sur les Terres infinies Â».
  9. ↑ Le titre original est Batman: Dark Knight (The Dark Knight Returns).
  10. ↑ « Un endroit isolĂ© pour mourir Â».
  11. ↑ « La Chute du chevalier Â» ; en version originale, il s'agit d'un jeu de mots entre knight (chevalier) et night (nuit), nightfall signifiant la tombĂ©e de la nuit.
  12. ↑ « L'heure zĂ©ro Â».
  13. ↑ « Crise d'identitĂ© Â».
  14. ↑ « Crise infinie Â».
  15. ↑ « Crise finale Â».
  16. ↑ « Le retour de Bruce Wayne Â».
  17. ↑ 52 sĂ©ries sont alors publiĂ©es par DC avec un numĂ©ro 1, d'oĂč le nom de New 52.
  18. ↑ « AnnĂ©e zĂ©ro Â».
  19. ↑ « Batman Ă©ternel Â».
  20. ↑ Une moto.
  21. ↑ Un navire.
  22. ↑ Un sous-marin.
  23. ↑ « Le cas des tueurs en costume Â».
  24. ↑ « New York durant la nuit Â».
  25. ↑ LittĂ©ralement : Asile Elizabeth Arkham pour les dĂ©ments criminels.
  26. ↑ Une mort dans la famille.
  27. ↑ Alfred arrive.
  28. ↑ « Le peuple contre Batman Â».
  29. ↑ « Bruce Wayne : assassin ? Â»
  30. ↑ « He is celibate...but appreciates women. Â»
  31. ↑ « Le Batman ne porte jamais d'arme et ne tue jamais avec un pistolet Â».
  32. ↑ The worst sort of reactionary fascist.
  33. ↑ littĂ©ralement « Le Courageux et le TĂ©mĂ©raire Â».
  34. ↑ « Le mystĂšre des hommes d'argile Â».
  35. ↑ doublĂ© dans la version française par Marc Cassot puis HervĂ© Bellon.
  36. ↑ Titre original : Beware the Batman.

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. ↑ p. 25-26.
  2. ↑ p. 44.
  3. ↑ p. 245.
  4. ↑ p. 52.
  5. ↑ p. 220.
  6. ↑ p. 142.
  7. ↑ p. 80.
  8. ↑ p. 32.
  9. ↑ p. 107.
  10. ↑ p. 145.
  1. ↑ p. 148.
  2. ↑ p. 210.
  3. ↑ p. 22.
  4. ↑ p. 270.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ (en) « Catalog of Copyright Entries 1939 Periodicals, New Series Vol 34 Pt 2 Â», sur Library of Congress (consultĂ© le 1er novembre 2018), p. 164 - Note. pour Detective comics 26 Ă  28 le no 27 de mai 1939 a Ă©tĂ© publiĂ© le 30 mars 1939.
  2. ↑ (en) The Comics Journal, NumĂ©ro 184 : NumĂ©ros 187 Ă  188, Comics Journal, Incorporated, , p. 31.
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

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