James Bond

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir James Bond (homonymie) et 007.

James Bond
Personnage de fiction apparaissant dans
James Bond.

Logotype de la franchise James Bond.
Logotype de la franchise James Bond.

Alias 007
Origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Sexe Masculin
Activité Agent secret
Arme(s) Pistolet :
Beretta 418 1934
Walther PPK
Walther P99
Famille Andrew Bond (pĂšre)
Monique Delacroix Bond (mĂšre)
Charmian Bond (tante)
Max Bond (oncle)
Tracy Bond-Vincenzo (Ă©pouse)
James Suzuki (fils)
Ennemi de Ernst Stavro Blofeld
Le Chiffre
Voir aussi la liste

Membres MI6 (Secret Intelligence Service)
Commander de la Royal Naval Reserve

Créé par Ian Fleming
Interprété par Barry Nelson
Sean Connery
David Niven
George Lazenby
Roger Moore
Timothy Dalton
Pierce Brosnan
Daniel Craig
Films Liste des films de James Bond
Romans Liste de romans et recueils de nouvelles de la série James Bond
PremiĂšre apparition Casino Royale (roman)

James Bond, également connu par son matricule 007, est un personnage de fiction créé en 1953 par l'écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming dans le roman Casino Royale.

De 1953 à sa mort en 1964[note 1], Ian Fleming publiera douze romans (dont un posthume) et neuf nouvelles regroupées en deux recueils (dont un posthume) avec le personnage de James Bond. AprÚs la mort de Fleming, les aventures de Bond ont été successivement écrites par Kingsley Amis (sous le nom de Robert Markham), John Gardner, Raymond Benson, Charlie Higson, Sebastian Faulks, Jeffery Deaver, William Boyd, Steve Cole, puis Anthony Horowitz. Par ailleurs John Pearson a écrit une biographie imaginaire de James Bond et, comme John Gardner et Raymond Benson, Christopher Wood a rédigé les novélisations de ses propres scénarios de films de James Bond. Ces romans ont été d'immenses succÚs internationaux, mais ce sont les nombreuses et réguliÚres adaptations cinématographiques qui ont fait de James Bond, espion des services secrets britanniques et grand séducteur, un authentique mythe contemporain.

Depuis 1962, 26 adaptations cinématographiques ont vu le jour, dont 24 pour la série de films d'EON Productions. James Bond y est incarné par différents acteurs, Sean Connery ayant été le premier d'entre eux, alors que Daniel Craig endosse ce rÎle depuis 2006 et que Roger Moore a été celui qui a interprété le personnage le plus grand nombre de fois dans les films produits par EON (7 films). La production de ces films, qui se poursuit encore aujourd'hui, constitue l'une des plus longues sagas de l'histoire du cinéma[1].

En 2017, la franchise James Bond a rapporté plus de sept milliards de dollars[2] et les films ont été vus par quatre milliards de spectateurs[3].

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Blason (héraldique) britannique de la famille Bond.

Ce n'est que dans le roman On ne vit que deux fois que Fleming donne des Ă©lĂ©ments sur le passĂ© familial de Bond lorsque M, Ă  la fin du livre, Ă©crit dans le journal du Times la nĂ©crologie de son agent prĂ©sumĂ© mort[4]. James Bond est le fils d'Andrew Bond, un Écossais originaire de Glen Coe, et de Monique Delacroix, une Suissesse (canton de Vaud)[note 2],[5]. Fleming a accentuĂ© le cĂŽtĂ© Ă©cossais de Bond aprĂšs avoir apprĂ©ciĂ© le portrait Ă  l'Ă©cran de James Bond par l'acteur Ă©cossais Sean Connery, tandis que le nom de la mĂšre de Bond s'inspire d'une fiancĂ©e suisse de Fleming (Monique Panchaud de Bottens)[6],[note 3]. Une aventure prĂ©vue, mais jamais Ă©crite, de James Bond aurait prĂ©sentĂ© la mĂšre de Bond comme Écossaise. Selon l'hĂ©raldiste Griffon Or, du CollĂšge of Arms, dans Au service secret de Sa MajestĂ©, la famille paternelle remonterait Ă  Norman Le Bond en 1180 dont la devise est Orbis non sufficit (du latin : « Le monde ne suffit pas Â»), ce qui donne des origines aristocratiques Ă  James Bond (le patronyme Bond signifie fermier ou paysan).

James Bond passe une bonne partie de ses jeunes annĂ©es Ă  l'Ă©tranger, ce qui lui permet de maĂźtriser parfaitement l'allemand et le français, grĂące au travail de son pĂšre comme reprĂ©sentant Ă  l'Ă©tranger de la firme britannique d'Ă©quipement militaire Vickers. À onze ans, Bond devient orphelin en perdant ses deux parents dans un accident d'alpinisme dans le massif des Aiguilles Rouges, au-dessus de Chamonix-Mont-Blanc[7].

AprĂšs la mort de ses parents, il part vivre en Angleterre, Ă  Pett Bottom, dans le Kent chez sa tante Charmian Bond qui achĂšve son Ă©ducation. Vers ses 12 ans, il entre au Eton College, qu'il quitte au bout de deux semestres pour « mauvaise conduite Â» avec une des femmes de mĂ©nage. Dans l'une des nouvelles de Bons baisers de Paris, il raconte cependant avoir perdu sa virginitĂ© lors de sa premiĂšre visite Ă  Paris Ă  l'Ăąge de 16 ans.

Bond quitte Eton pour le collĂšge de Fettes Ă  Édimbourg en Écosse, l'ancienne Ă©cole de son pĂšre oĂč il se fait remarquer pour une aptitude Ă  tous les sports, en particulier la boxe (poids lĂ©ger). Selon John Pearson et une allusion de Fleming dans Bons baisers de Russie, Bond a aussi Ă©tudiĂ© un temps Ă  l'universitĂ© de GenĂšve. À l'exception de Fettes, la prĂ©sence de Bond dans ces Ă©coles s'Ă©tablit de façon parallĂšle Ă  la propre vie de Fleming. Le film On ne vit que deux fois affirme qu'il est diplĂŽmĂ© en langues orientales Ă  l'universitĂ© de Cambridge. À un certain moment, il Ă©tudie aussi Ă  l'UniversitĂ© d'Oxford pour apprendre le danois comme il est dit dans le film Demain ne meurt jamais. Bond peut parler plusieurs langues, notamment l'allemand, le français, le russe et le japonais. Il existe de nombreuses contradictions dans les films et les romans sur les langues qu'il dit connaĂźtre.

En 1941, Bond ment sur son Ăąge pour pouvoir entrer dans la Royal Naval Reserve pendant la Seconde Guerre mondiale, d'oĂč il sort avec le grade de commander. Bond conserve son rang alors qu'il est employĂ© dans les services secrets britanniques. Il est promu captain dans Gagner, perdre ou mourir de John Gardner mais est redevenu commander depuis les romans de Raymond Benson. Il est aussi devenu membre de la Royal Naval Volunteer Supplementary Reserve (RNVSR) constituĂ©e d'officiers ayant une grande expĂ©rience du terrain.

Divergence sur l'année de naissance[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

Hormis dans la sĂ©rie La Jeunesse de James Bond, l'Ăąge de Bond est rarement dĂ©fini dans les films ou les livres ; il se situe approximativement dans la quarantaine. Beaucoup de biographes de Ian Fleming s'accordent Ă  dire que celui-ci n'avait jamais pensĂ© Ă©crire autant d'aventures de James Bond et qu'il a dĂ» « bricoler Â» la vie de Bond et changer les dates pour s'assurer qu'il possĂ©dait l'Ăąge appropriĂ© pour le service. Les acteurs qui ont incarnĂ© Bond Ă  l'Ă©cran avaient des Ăąges variĂ©s : George Lazenby avait 29 ans dans Au service secret de Sa MajestĂ©, tandis que Roger Moore avait 57 ans dans Dangereusement vĂŽtre, son dernier James Bond.

Dans sa biographie fictive sur l'agent secret, John Pearson donne Ă  Bond la date de naissance du , mais Fleming n'a jamais laissĂ© entendre cela dans ses livres. Par contre, le roman On ne vit que deux fois fournit deux indices indiquant que l'annĂ©e de naissance serait 1924. Dans l'histoire, pensant que celui-ci est mort, M Ă©crit sa nĂ©crologie oĂč il indique que Bond a quittĂ© l'Ă©cole Ă  17 ans pour rejoindre le ministĂšre de la DĂ©fense en 1941 en se donnant 19 ans. Si Bond avait 17 ans en 1941, alors il serait nĂ© en 1924. De plus, Tiger Tanaka, le chef des services secrets japonais, dit que Bond est nĂ© l'annĂ©e du Rat ce qui soutient la thĂ©orie de l'annĂ©e 1924. Dans Solo, William Boyd donne aussi 1924 comme date de naissance Ă  Bond. Cependant, dans Moonraker, Fleming Ă©crit que l'Ăąge de Bond est 37 ans, ce qui signifierait probablement qu'il est nĂ© en 1918, lui en donnant 34 dans Casino Royale.

Plus complexe, John Griswold dans son livre Ian Fleming's James Bond: Annotations and Chronologies lui donne la date de naissance du . Griswold note que l'entrĂ©e de Bond au MinistĂšre de la DĂ©fense est Ă  l'origine datĂ©e dans le manuscrit de Fleming de 1939 et plus tard dĂ©placĂ©e en 1941. Griswold s'est un moment disputĂ© pour que Bond ait rejoint l'AmirautĂ© en 1939 (la mĂȘme annĂ©e que pour Fleming) et que 1941 soit l'annĂ©e repĂšre de son recrutement dans une organisation plus tard rattachĂ©e au ministĂšre de la DĂ©fense par Fleming. Griswold pense que de nombreux dĂ©tails dans la chronologie de Bond prennent plus de sens avec l'annĂ©e originale de 1939. Par exemple, ses parents Ă©tant morts quand il avait 11 ans, Bond avait donc 11 ans du premier janvier au si l'on admet qu'il est nĂ© en 1921. Dans Casino Royale, 1933 est mentionnĂ©e comme l'annĂ©e oĂč Bond a « achetĂ© Â» sa premiĂšre Bentley. Puisque toutes les annĂ©es de naissance envisagĂ©es font que Bond Ă©tait trop jeune pour acheter sa Bentley, un scĂ©nario plus probable serait qu'il en aurait hĂ©ritĂ© au dĂ©cĂšs de son pĂšre.

Griswold prĂ©senta son idĂ©e Ă  Ian Fleming Publications en . La compagnie s'inspira de cette version pour la sĂ©rie La Jeunesse de James Bond oĂč Bond est un adolescent des annĂ©es 1930 dont l'auteur, Charlie Higson, indique qu'il est nĂ© en 1920. Dans cette sĂ©rie, la Bentley en question est achetĂ©e par Bond en dĂ©cembre 1933 dans Poker fatal, avec l'argent rĂ©coltĂ© en aidant quelqu'un Ă  gagner Ă  la roulette. Auparavant, Bond avait hĂ©ritĂ© d'une Bamford & Martin Sidevalve Short Chassis Tourer de son oncle Max vers PĂąques 1933.

Tout comme son année de naissance, son lieu de naissance et sa fratrie sont controversés. Selon John Pearson, Bond est né à Wattenscheid, une petite ville prÚs d'Essen, en Allemagne, et a un frÚre ainé prénommé Henry. Charlie Higson déclare, lui, dans La Jeunesse de James Bond, que Bond est né en Suisse et fils unique.

Au service secret de Sa Majesté[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.
Champagne Bollinger « cuvĂ©e spĂ©ciale 007 Â» pour la reine Élisabeth II du Royaume-Uni.
CélÚbre image de canon rayé d'arme à feu de James Bond 007.

Dans les films, l'Ă©poque oĂč James Bond est devenu un agent 00 n'est jamais explicitement situĂ©e jusqu'Ă  Casino Royale (2006) oĂč sa mise en service est Ă©clairĂ©e, bien que des rĂ©fĂ©rences dans James Bond contre Dr No laissent suggĂ©rer l'annĂ©e 1952. Selon Fleming, aprĂšs avoir joint le RNVSR, Bond aurait voyagĂ© en AmĂ©rique, Ă  Hong Kong et en JamaĂŻque. C'est Ă  ce moment-lĂ  qu'il aurait rejoint une autre organisation comme le SOE, la branche 00 du Secret Intelligence Service (MI6), ou serait mĂȘme devenu commando dans le 30th Assault Unit.

Bond a gagnĂ© ses galons dans la section 00 en accomplissant deux missions dĂ©crites dans Casino Royale. La premiĂšre est l'assassinat d'un espion japonais au 36e Ă©tage du RCA Building du Rockefeller Center Ă  New York. La seconde est l'assassinat d'un agent double norvĂ©gien qui avait trahi deux agents britanniques, et qu'il a poignardĂ© dans son lit, Ă  Stockholm. Son matricule est toujours « 007 Â», sauf dans le roman On ne vit que deux fois oĂč il devient temporairement « 7777 Â».

Selon James Bond: The Authorised Biography Of 007 de John Pearson, James Bond a Ă©tĂ© approchĂ© par Maddox, un membre des services secrets britanniques, qui lui a rĂ©vĂ©lĂ© que sa petite amie Ă©tait responsable d'une fuite de documents secrets. AprĂšs que Bond a proposĂ© de s'en charger lui-mĂȘme, et l'a tuĂ©e en s'Ă©crasant volontairement dans le dĂ©cor avec elle en voiture, Maddox l'a envoyĂ© Ă  Monte-Carlo oĂč il a Ă©tĂ© chargĂ© de s'occuper d'une bande de Roumains qui gagnaient sans cesse dans un casino ; il approchait alors les 17 ans. La mission ayant Ă©tĂ© un succĂšs, Bond fut assignĂ© Ă  la station P (Paris) des services secrets britanniques avant de voyager dans toute l'Europe comme contact. C'est Ă  Berlin que James Bond a tuĂ© un homme « pour la premiĂšre Â» fois. Il a alors accompli d'autres missions, dont celle du RCA Building et de Stockholm. En fĂ©vrier 1946, il rencontre Sir Miles Messervy avant d’ĂȘtre affectĂ© Ă  l'Office of Strategic Services, Ă  Washington D.C. AprĂšs une histoire due Ă  la femme d'un politicien, Bond en est renvoyĂ©. Plus tard, Ian Fleming recommande Bond Ă  M et, deux jours plus tard, M dĂ©jeune avec Bond et lui Ă©voque le SMERSH ainsi qu'une nouvelle section qu'il a crĂ©Ă©e pour faire face Ă  celui-ci, la section 00. Il a alors proposĂ© Ă  Bond d'en faire partie, et celui-ci a acceptĂ©. Bond a dĂ» gagner sa place en s'entraĂźnant durant une formation intense de trois mois. Ses tests Ă©tant satisfaisants, il s'est alors vu attribuer le matricule 007 par M.

Selon Bond, obtenir le numĂ©ro 00 n'est pas trĂšs dur tant que l'on est prĂ©parĂ© Ă  tuer ; Pearson suggĂšre que Bond a tuĂ© pour la premiĂšre fois alors qu'il Ă©tait adolescent. Dans les livres, Bond n'aime pas tuer et l'Ă©vite autant que possible, prĂ©fĂ©rant oublier les occasions oĂč il y a Ă©tĂ© contraint plutĂŽt que de se laisser ronger par le remords. En revanche, dans les films, il tue sans montrer le moindre remords, jusqu'Ă  GoldenEye, oĂč il semble troublĂ© par la brutalitĂ© de sa profession. Bond Ă©prouve aussi un profond dĂ©goĂ»t pour ceux qui tuent des personnes sans dĂ©fense, en particulier si la victime est une femme. Il lui arrive d'abandonner son devoir pour venger la mort d'innocents, comme il l'a fait pour Felix Leiter et sa femme, assassinĂ©e dans le film Permis de tuer.

Dans les livres et les films, Bond a une attitude cavaliĂšre face Ă  sa propre mort : lorsqu'il est capturĂ©, il accepte son sort et espĂšre que le MI6 reniera son existence dans une telle situation. Il montre Ă  plusieurs reprises qu'il sait parfaitement rĂ©sister Ă  la torture (notamment dans Casino Royale, Le monde ne suffit pas et Meurs un autre jour) sans jamais divulguer une seule information Ă  ses tortionnaires.

James Bond donne trois fois sa dĂ©mission au cours des films : la premiĂšre fois dans Au service secret de Sa MajestĂ© pour un dĂ©saccord avec M qui voulait lui retirer l'affaire Bedlam concernant la traque de Blofeld et de l'organisation SPECTRE. La deuxiĂšme fois dans Permis de tuer pour venger son ami de toujours Felix Leiter, dont la femme est assassinĂ©e par un grand trafiquant de drogue. Et enfin la troisiĂšme fois dans Casino Royale aprĂšs ĂȘtre tombĂ© amoureux de Vesper Lynd.

Dans Skyfall, Bond ne démissionne pas mais se met de fait en congé du service, avant de retourner à l'action, motivé par son sens du devoir. C'est également ce film qui ramÚne Bond sur les lieux de son enfance, et l'on peut y voir la tombe de ses parents.

Vie privée[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

Quand il n'est pas en mission, Bond habite Ă  Chelsea Square prĂšs de Kings Road, dans le quartier de Chelsea Ă  Londres. Son appartement est entretenu par une vieille gouvernante Ă©cossaise nommĂ©e May Maxwell, loyale et maternelle. Selon La Jeunesse de James Bond, May travaillait auparavant pour la tante de Bond. Ce dernier n'a presque jamais amenĂ© de femme chez lui, cela n'arrive qu'une fois dans les romans, entre Les Diamants sont Ă©ternels et Bons baisers de Russie, lorsqu'il vit temporairement avec Tiffany Case. Ainsi qu'une fois dans les films oĂč, dans Vivre et laisser mourir, M et Miss Moneypenny viennent voir Bond Ă  son appartement, ce qui l'oblige Ă  cacher sa conquĂȘte du moment dans sa penderie. Selon les livres de Pearson et une allusion dans Bons baisers de Russie, Tiffany s'est souvent disputĂ© avec May et est finalement partie. Dans son appartement, Bond possĂšde deux tĂ©lĂ©phones : un pour les appels personnels et un tĂ©lĂ©phone rouge en ligne directe avec les services secrets, dont il est dit qu'il sonne toujours aux moments les plus inopportuns.

Bond connaĂźt de nombreuses conquĂȘtes fĂ©minines, mais il s'agit pour la quasi-totalitĂ© d'amourettes ou d'aventures d'une nuit. Il s'agit des fameuses James Bond girls. Il entame une relation avec quasiment toutes les filles qu'il rencontre, et les abandonne dĂšs qu'elles deviennent un problĂšme. Si son sexisme repousse certaines femmes au premier abord, il finit tout de mĂȘme par leur faire de l'effet, comme Holly Goodhead dans Moonraker ou Wai Lin dans Demain ne meurt jamais. Dans les films plus rĂ©cents, son attitude envers les femmes est plus douce, il respecte le nouveau M qui est une femme, et quelques femmes comme Elektra King ou Paris Carver rĂ©ussissent Ă  modifier un peu son attitude.

Dans le film et le livre Au service secret de Sa MajestĂ©, James Bond tombe pourtant amoureux, et va jusqu'Ă  se marier. Mais son Ă©pouse, Teresa « Tracy Â» di Vicenzo, est tuĂ©e le jour de leurs noces par Irma Bunt, « homme Â» de main de son ennemi jurĂ©, Ernst Stavro Blofeld ; ce drame le poursuit plusieurs annĂ©es. Dans les livres, Bond a sa revanche dans le roman suivant, On ne vit que deux fois, quand par chance il retrouve Blofeld au Japon, tandis que le Bond des films attrape Blofeld dans Les diamants sont Ă©ternels avec un rĂ©sultat ambigu. Plus tard, dans le prĂ©-gĂ©nĂ©rique de Rien que pour vos yeux, Bond Ă©limine Blofeld.

Dans le livre On ne vit que deux fois, Bond a un enfant avec Kissy Suzuki qui s'appelle, selon le livre de Pearson, James Suzuki. Le fils de James Bond occupe également une place importante dans l'intrigue de Le Spectre du passé de Raymond Benson, nouvelle dans laquelle James Suzuki meurt.

Habitudes et préférences[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.
Vodka martini « shaken and not stirred Â» (au shaker, et pas Ă  la cuillĂšre, en anglais) avec de la Vodka russe si possible Â».
Cocktail Vesper Vodka Martini dry, baptisĂ© d’aprĂšs la James Bond girl Vesper Lynd « car une fois qu'on y a goĂ»tĂ©, on n'a envie de rien d'autre Â».

Bien qu'il ne soit pas un gourmet, Bond donne des instructions mĂ©ticuleuses sur la prĂ©paration de ses repas et de ses boissons. Son repas prĂ©fĂ©rĂ© est le petit-dĂ©jeuner et il se dĂ©lecte des Ɠufs brouillĂ©s de sa gouvernante May. Il adore le caviar mĂȘlĂ© Ă  du jaune d'Ɠuf, les soles meuniĂšres, les crabes noirs, le gratin de queues de langoustes, les quenelles de brochet et la viande tendre qui se coupe Ă  la fourchette. Pour son « quatre heures Â», il commande souvent du foie gras. James Bond prise Ă©galement le cafĂ©, mais dĂ©teste le thĂ©, qu'il considĂšre dans Goldfinger comme de la « boue Â», et l'une des principales raisons de la chute de l'Empire britannique[note 4].

Bond possĂšde une connaissance impressionnante des alcools. Il apprĂ©cie les vins, notamment le Rothschild 1947 et le Piesporter Goldtropfchen 1953. Il est aussi un grand amateur de champagne millĂ©simĂ© dont le Taittinger, le Bollinger et le Dom PĂ©rignon. Dans Skyfall, Silva lui propose l'un de « ses pĂ©chĂ©s mignons Â» (sic), un whisky Macallan Fine and Rare Vintage de 1962, prĂ©sentĂ© comme un 50 ans d'Ăąge, une rĂ©fĂ©rence discrĂšte au 50e anniversaire du personnage de James Bond. Bond commande toujours une « vodka-martini mĂ©langĂ©e au shaker, pas Ă  la cuillĂšre Â» (« shaken, not stirred Â»). Dans le roman Moonraker, il boit sa vodka d'un seul coup, servie avec une pincĂ©e de poivre noir ; une habitude prise lorsqu'il travaillait dans la rĂ©gion baltique. Il explique que ce n'est pas pour le goĂ»t mais parce que cela entraĂźne les impuretĂ©s des vodkas bon marchĂ© au fond du verre. En Floride, il prĂ©fĂšre dĂ©guster un double « Old Grandad Â» servi sec (sans glaçon). Il aime aussi le Classic Dry martini et le bourbon. Au cours de ses aventures, Bond aurait consommĂ© 317 boissons, dont 101 verres de whisky, 35 sakĂ©s, 30 coupes de champagne et seulement 19 vodka-martinis, soit une moyenne d'une boisson toutes les sept pages[8]. Un groupe de mĂ©decins britanniques, cumulant les quatorze romans, estime qu'il a une consommation quotidienne maximale de 49,8 unitĂ©s d'alcool et une consommation totale de 1 150 unitĂ©s d'alcool, soit 92 unitĂ©s en moyenne par semaine, ce qui en fait un alcoolique invĂ©tĂ©rĂ©, Ă©tat incompatible avec la description de ses prouesses physiques et mĂȘme sexuelles[9]. Toutefois, son dossier au KGB indique « la boisson mais sans excĂšs Â».

Bond combine occasionnellement sa consommation d'alcool avec celle de drogues : dans Moonraker il accompagne son champagne avec de la benzĂ©drine (amphĂ©tamine) avant son jeu de cartes avec Hugo Drax. Il l'utilise Ă©galement pour se stimuler en mission, notamment lorsqu'il nage dans Vivre et laisser mourir, ou pour rester Ă©veillĂ© et en alerte comme dans Motel 007.

Dans les romans de Fleming, Bond est un gros fumeur. En moyenne, il grille quotidiennement une soixantaine de cigarettes, bien que dans certains livres, il essaie de freiner sa consommation afin de pouvoir accomplir certains exercices physiques comme nager sous l'eau. Il est aussi forcĂ© de la rĂ©duire aprĂšs avoir Ă©tĂ© envoyĂ© dans un centre de remise en forme par son supĂ©rieur dans OpĂ©ration Tonnerre. Les cigarettes favorites de Bond sont les Morland Specials, fabriquĂ©es avec un tabac macĂ©donien et avec un contenu plus Ă©levĂ© que la moyenne en goudron de Morlands of Grosvenor Street. La cigarette elle-mĂȘme porte trois bandes dorĂ©es sur le filtre, tout comme le rang de commander de Bond. À partir des romans de John Gardner, Bond passe Ă  des cigarettes avec un taux allĂ©gĂ© en goudron issu de Morlands et plus tard de H. Simmons of Burlington Arcade. Dans les films, Bond fume par intervalles, selon les humeurs de la sociĂ©tĂ©. Dans les films avec Connery, Lazenby et Dalton, Bond est un fumeur alors que les James Bond de Moore et de Brosnan ne touchent jamais Ă  la cigarette, bien qu'ils ne dĂ©daignent pas occasionnellement un cigare. Dans Demain ne meurt jamais, Brosnan fait la remarque Ă  un terroriste qui fume (vraisemblablement un joint, vu la forme de sa cigarette roulĂ©e) que c'est une « rĂ©pugnante habitude Â». La derniĂšre fois que Bond est vu avec une cigarette Ă  l'Ă©cran remonte Ă  1989 dans Permis de tuer, jusqu'Ă  2002 dans Meurs un autre jour oĂč il se rend Ă  Cuba et qu'il fume des delectados.

MalgrĂ© le penchant de Bond Ă  vivre dans le luxe, son salaire est Ă©tabli Ă  4 200 USD par mois dans le roman Goldfinger (1959), soit 35 723,61 USD de 2017.

Biographies alternatives[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

Biographie moderne[modifier | modifier le code]

Daniel Craig Ă  Venise, lors du tournage de Casino Royale (2006).

Le film Casino Royale de 2006 est une rĂ©initialisation de la sĂ©rie qui raconte la premiĂšre mission de Bond en tant qu'agent double zĂ©ro. Le site officiel du film donne une biographie dĂ©taillĂ©e de Bond parallĂšle Ă  celle du personnage de Ian Fleming. Bond est nĂ© le (13 avril Ă©tant le jour oĂč Casino Royale fut publiĂ© en 1953 et 1968 l'annĂ©e de naissance de Daniel Craig). Ses parents, Andrew et Monique Bond, meurent dans un accident d'escalade, aprĂšs quoi il est Ă©levĂ© par sa tante Charmain dans le Kent en Angleterre.

Comme le personnage original, Bond est renvoyĂ© du Eton College et rejoint le collĂšge Fettes oĂč son pĂšre a Ă©tudiĂ©. Il suit des cours Ă  l'universitĂ© de GenĂšve durant son passage Ă  Fettes dans le cadre d'un programme d’échange Ă©tudiant. AprĂšs Fettes, il rejoint la Royal Navy et entre au Britannia Royal Naval College Ă  l'Ăąge de 17 ans.

Le service militaire de Bond est mieux documentĂ© : il rejoint le Special Boat Service de la Royal Navy, oĂč il obtient le rang de Commander, puis il est placĂ© dans le 030 Special Forces Unit. Bond est secrĂštement actif en Irak, en Somalie, en Iran, en Libye et ouvertement en Bosnie. Il est ensuite recrutĂ© par le RNR Defense Intelligence Group. Bond suit un parcours spĂ©cialisĂ© dans les universitĂ©s de Cambridge et d'Oxford Ă  ce moment-lĂ , dĂ©crochant un diplĂŽme de langues orientales Ă  Cambridge. Lorsqu'il rejoint le MI6, Bond est notĂ© comme parlant couramment l'anglais, le français, l'allemand et l'italien, et pouvant aussi parler le grec, l'espagnol, le chinois et le japonais. Au cours de sa formation, il reçoit des notes exceptionnelles en endurance physique, en logique et en Psychological Ops exercises. De 17 Ă  31 ans, il sert la Royal Navy, rejoint le MI6 Ă  32 ans et est promu agent 00 Ă  38 ans en 2006.

Le smoking de James Bond.
The clothes which James Bond wore in "SPECTRE" (1).JPG

Description[modifier | modifier le code]

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (« double-zĂ©ro sept Â») : le premier zĂ©ro signifiant qu'il a l'autorisation de tuer, le second qu'il l'a « dĂ©jĂ  Â» fait et le 7 qu'il est le septiĂšme agent Ă  recevoir cette autorisation[10]. Il semble que Fleming se soit inspirĂ© pour ce matricule du sigle utilisĂ© comme signature dans les documents du service de renseignement de la Naval Intelligence oĂč le romancier travailla. Il se peut qu'il se soit inspirĂ© aussi du nom de code utilisĂ© par John Churchill (ancĂȘtre de Winston Churchill, ami de Valentine Fleming (en), le pĂšre de Ian) avec ses espions[11], ou de celui du mathĂ©maticien du XVIe siĂšcle John Dee, espion au service de la reine Élisabeth Ire (le double 0 symbolisant les yeux de la reine)[12]. Une autre influence possible est une nouvelle de Rudyard Kipling intitulĂ©e « 007 Â», parue dans le livre The Day's Work en 1898[13].

Bond est Commander dans la marine britannique (Ă©quivalent de Capitaine de frĂ©gate), mal traduit dans la version française des films par « commandeur Â» ; il fait partie des troupes de la Royal Naval Reserve. Il est dĂ©corĂ© de l'ordre de Saint-Michel et Saint-George.

À l'Ă©cran, il est connu pour se prĂ©senter par la phrase « Mon nom est Bond, James Bond Â» dĂšs qu'il en a l'occasion, une rĂ©plique devenue culte, et pour commander sa vodka-martini « au shaker, pas Ă  la cuillĂšre. Â» Il est gĂ©nĂ©ralement vĂȘtu d'un smoking (l'habit qui le caractĂ©rise par excellence), et porte souvent une montre-bracelet.

Physique[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

Tout au long des livres, la description physique de Bond reste assez cohĂ©rente : une carrure mince, une cicatrice verticale sur sa joue droite (absente des films), des yeux bleu-gris, des cheveux noirs et courts, une mĂšche tombante sur le front. Dans le roman Casino Royale, un agent du SMERSH trace la lettre cyrillique Đš (CH pour Chpion : espion en russe) sur le dos de l'une de ses mains ; malgrĂ© des greffes de peau qui ont permis de rendre le Đš indiscernable, des signes de la blessure subsistent. Dans le roman Bons baisers de Russie, il est Ă©crit que Bond mesure 1 mĂštre 83 et pĂšse 76 kg.

Psychologie[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

Bond est dĂ©peint comme trĂšs intelligent. Dans Goldfinger, il calcule de tĂȘte combien de camions seront nĂ©cessaires pour transporter tout l'or de Fort Knox, et combien de temps l'or serait radioactif si la bombe d'Auric Goldfinger explosait. Dans Casino Royale, il montre son aptitude Ă  calculer les probabilitĂ©s de draws d'un jeu de cartes dans un tournoi de poker. Dans les films, le « gĂ©nie Â» de Bond est d'ailleurs devenu un running gag durant la pĂ©riode Roger Moore, la blague disparut lorsqu'il fut remplacĂ© par Timothy Dalton.

James Bond est le type mĂȘme de l'homme qui cĂŽtoie la mort tous les jours. S'il lui est permis de tuer, il est, lui aussi, l'objet constant de haines assassines. Ian Fleming voyait en Bond un homme quelquefois tourmentĂ©. Ce n'est guĂšre le cas dans la sĂ©rie de films tournĂ©s par Sean Connery et Roger Moore. Timothy Dalton essaiera de redonner une image plus fidĂšle au modĂšle de Fleming.

James Bond est condamnĂ© Ă  vivre au jour le jour. Il ne regarde pas l'avenir (Ă  l'exception de l'Ă©pisode de son mariage dans Au service secret de Sa MajestĂ©), mais souffre du passĂ©. Le James Bond du cinĂ©ma ne montre que rarement une crainte de la mort : on l'entendra par exemple crier « Au secours ! Â» (« Help! Â») dans la version originale d'OpĂ©ration Tonnerre (cri traduit par « Eh ! Â» dans la version française) ou encore nĂ©gocier pour avoir la vie sauve dans Goldfinger auprĂšs du personnage Ă©ponyme qui le tient prisonnier et est sur le point de le dĂ©couper au laser.

Bond est un sĂ©ducteur invĂ©tĂ©rĂ©. La plupart des femmes qu'il rencontre lui cĂšdent tĂŽt ou tard, qu'elles soient dans son camp ou non. James Bond s'attache rarement aux femmes et en change Ă  chaque mission. Il se marie malgrĂ© tout une fois, mais son Ă©pouse Tracy est assassinĂ©e juste aprĂšs la cĂ©rĂ©monie. Il est d'ailleurs courant que ses conquĂȘtes perdent malencontreusement la vie parce qu'elles se trouvent mĂȘlĂ©es Ă  son aventure, mais il n'en semble jamais trĂšs affectĂ©. Ce dĂ©tachement, qui prend un aspect souvent cynique, est attribuĂ© soit Ă  la volontĂ© de Bond de ne pas afficher ou rĂ©vĂ©ler sa souffrance, soit Ă  son dĂ©sintĂ©rĂȘt pour les femmes[prĂ©cision nĂ©cessaire] auxquelles il refuse de s'attacher (attitude renforcĂ©e aprĂšs la mort de son Ă©pouse). Toutefois, et c'est exceptionnel, l'assassinat de sa femme Tracy, sur ordre de Ernst Stavro Blofeld, dans Au Service secret de Sa MajestĂ©, l'affectera Ă©normĂ©ment, au point de sombrer ensuite dans la dĂ©prime, l'alcoolisme et la surconsommation mĂ©dicamenteuse (ce qui ne l'empĂȘchera pas d'assouvir sa vengeance)[14].

Dans Casino Royale, aprĂšs la mort de Vesper Lynd, sa loyautĂ© envers M est remise en question : il ne s'occupe pas d'exĂ©cuter sa mission dans Quantum of Solace mais mĂšne sa vengeance personnelle, tuant mĂȘme des agents.

Capacités et culture[modifier | modifier le code]

Bond maĂźtrise de nombreux sports, notamment le ski, la boxe, le judo et l'escrime ; il profite d'ailleurs de ses heures de service de nuit pour rĂ©diger un manuel intitulĂ© Stay Alive! qui a pour but de compiler les mĂ©thodes secrĂštes de combat Ă  mains nues[note 5]. Il pratique Ă©galement le golf (handicap 9). En plus de l'anglais, il parle couramment plusieurs langues, dont l'allemand, le russe, le français et le japonais[note 6]. En dĂ©pit de ces capacitĂ©s, James Bond n'est pas prĂ©sentĂ© dans les romans comme un homme trĂšs cultivĂ©. Sa bibliothĂšque est peu fournie (seulement un livre sur le golf, un autre sur les maniĂšres de tricher au jeu, une anthologie des discours de John Fitzgerald Kennedy et quelques romans policiers), il n'a pas de connaissances particuliĂšres en art (peinture, sculpture..). Enfin, la musique le laisse indiffĂ©rent : tout juste s'intĂ©resse-t-il vaguement au jazz pour faire plaisir Ă  son ami Felix Leiter, grand amateur de ce genre musical[14].

Univers[modifier | modifier le code]

M, directrice du MI6
Miss Moneypenny, secrétaire de direction du MI6
Q, responsable de la section « Q Â» recherche et dĂ©veloppement du MI6, dans Octopussy (1983)

Amis et ennemis[modifier | modifier le code]

Agents secrets britanniques et américains[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

Le supĂ©rieur de Bond et les autres officiers du MI6 sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©signĂ©s par des lettres. Les plus connus sont M, le directeur du MI6, et Q, le directeur de la section Ă©quipement. Si M a pu ĂȘtre jouĂ© par des acteurs diffĂ©rents au cours des films (M est une femme dans les derniers Bond), Q a pratiquement toujours Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© par Desmond Llewelyn avant d'ĂȘtre remplacĂ© Ă  la mort de l'acteur par John Cleese. Dans Le monde ne suffit pas, Desmond Llewelyn Ă©tant toujours prĂ©sent (il dĂ©cĂšdera peu aprĂšs le tournage du film) et John Cleese faisant dĂ©jĂ  une apparition, le personnage de John Cleese, amenĂ© Ă  remplacer Q, s'appelle R. En revanche, dans le film suivant Meurs un autre jour, il devient bel et bien Q. AprĂšs une absence dans deux films, Q fait son retour dans Skyfall, interprĂ©tĂ© par Ben Whishaw. Dans les romans de Fleming, James Bond a deux secrĂ©taires, Loelia Ponsonby et Mary Goodnight, dont les rĂŽles dans les films sont transfĂ©rĂ©s sur la secrĂ©taire de M, Miss Moneypenny. Dans les films, lorsque Bond attend d'entrer dans le bureau de M, il se livre traditionnellement Ă  un flirt ou des joutes verbales avec Moneypenny.

Occasionnellement, Bond est amenĂ© Ă  travailler avec son vieil ami de la CIA, Felix Leiter. Dans les films, Leiter apparaĂźt rĂ©guliĂšrement durant la pĂ©riode avec Sean Connery, seulement une fois aux cĂŽtĂ©s de Roger Moore, et dans les deux films de Timothy Dalton ; cependant, il est presque Ă  chaque fois incarnĂ© par un acteur diffĂ©rent (il est interprĂ©tĂ© par le mĂȘme acteur dans Vivre et Laisser Mourir et Permis de Tuer). Absent dans les films avec Pierce Brosnan (mĂȘme s'il est remplacĂ© par Jack Wade), Leiter revient dans Casino Royale (2006) et dans Quantum of Solace (2008).

Les conquĂȘtes de Bond (communĂ©ment appelĂ©es les « James Bond girls Â») n'apparaissent gĂ©nĂ©ralement que dans un Ă©pisode. Amies ou ennemies, elles portent souvent des noms Ă  double sens en anglais: « Pussy Galore Â», « Plenty O'Toole Â» ou « Xenia Onatopp Â».

SMERSH[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

James Bond possÚde aussi de nombreux ennemis. Dans les premiers romans, l'ennemi est le SMERSH, organisation criminelle soviétique.

Dans les premiers romans de la sĂ©rie James Bond, le SMERSH est l'organisation rassemblant les ennemis de l'agent secret britannique du MI-6. Organisation de contre-espionnage soviĂ©tique, son nom provient de la contraction des mots russes smert' shpionam signifiant « mort aux espions Â». Cette organisation a rĂ©ellement existĂ© durant la Seconde Guerre mondiale (voir l'article SMERSH).

Le SMERSH a été poussé au-delà de sa véritable longévité par Ian Fleming dans ses premiers romans consacrés à James Bond. Le SMERSH a complÚtement disparu des différentes adaptations cinématographiques de ces différents romans au profit du SPECTRE, qui a supplanté le SMERSH dans le roman Opération Tonnerre.

Son siÚge social est situé à Léningrad, en URSS.

Le service secret soviĂ©tique apparaĂźt dans les romans suivants :

Ses membres les plus connus sont :

Aston Martin DBS V12 éraflée de Quantum of Solace (2008)
  • Le Chiffre, banquier du SMERSH qui se servait de l'argent de ses clients pour faire des placements. À la suite d'une perte de 100 millions de dollars dans une chaĂźne de maisons closes fermĂ©es par le gouvernement français, le SMERSH envoie un de ses agents le tuer alors-mĂȘme qu'il torturait Bond pour rĂ©cupĂ©rer la somme.
  • Adolph Gettler, agent qui suit Ă  la trace Bond et sa petite amie Vesper Lynd en vacances. Portant un bandeau noir sur l'Ɠil, il vend des montres suisses pour se couvrir.
  • Mister Big, membre du SMERSH qui dirigeait une secte vaudou et finançait les opĂ©rations du service soviĂ©tique avec un trĂ©sor pirate retrouvĂ© au large de la JamaĂŻque. Il finira jetĂ© aux requins et barracudas comme ses hommes par Bond.
  • Auric Goldfinger, trĂ©sorier britannique d'origine lettone du SMERSH, il a une passion pour l'or et veut empoisonner les soldats de Fort Knox pour voler leur stock d'or et ainsi rendre le SMERSH plus puissant qu'un Occident appauvri par la disparition de la rĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine d'or. Est tuĂ© par Bond au cours de son opĂ©ration.
  • Rosa Klebb, colonel haut gradĂ© du SMERSH chargĂ©e de tuer Bond dans l'Orient-Express pour le dĂ©shonorer, lui et les services secrets de l'Ouest, en rĂ©ponse Ă  la mort de Mister Big. Tentera d'empoisonner Bond mais sera tuĂ©e par RenĂ© Mathis.
  • Donovan Grant, ancien militaire britannique passĂ© Ă  l'URSS, chef du dĂ©partement exĂ©cutions du SMERSH.
  • Colonnel-gĂ©nĂ©ral Grubozaboyshikov, chef du SMERSH aprĂšs la mort du premier dirigeant, Lavrenti Beria (ayant rĂ©ellement dirigĂ© le SMERSH).
  • Tov Kronsteen, chef du dĂ©partement planification du SMERSH, probablement juif (par son nom). Expert en Ă©checs et champion de Moscou deux annĂ©es de suite.
  • Colonel Nikitin, membre du SMERSH et chef des services secrets soviĂ©tiques comme le KGB.
  • Lieutenant-gĂ©nĂ©ral Slavin, membre du SMERSH ayant complotĂ© pour la disgrĂące de Bond.
  • Lieutenant-gĂ©nĂ©ral Vozdvishensky, membre du SMERSH et directeur du MinistĂšre des Affaires ÉtrangĂšres SecrĂštes de Renseignement, le RUMID.
  • Sergei Borzov, membre du SMERSH au dĂ©partement 2, opĂ©rations et exĂ©cutions.
  • Anya Amasova, membre du SMERSH au dĂ©partement 4, enquĂȘtes et travaux juridiques. Aussi connue sous le nom d'agent XXX.
  • Kolya Mosolov, membre du SMERSH et du KGB. Elle devait trahir son pays selon un accord dĂ©cidĂ© par une Ă©quipe bien planifiĂ©e et vendre des armes pour capturer Bond.
  • Konstantin NikolaĂŻevitch gĂ©nĂ©ral Tchernov, membre du SMERSH connu sous le nom de code « Blackfriar Â», il est le chef de l'enquĂȘteur de l'organisation.

SPECTRE[modifier | modifier le code]

Ian Fleming crĂ©e dĂšs le dĂ©but des annĂ©es 1960 le SPECTRE, que l'on retrouvera par la suite d'une maniĂšre directe ou non chez les autres auteurs, tels que John Gardner ou Raymond Benson. RĂ©guliĂšrement, l'agent 007 aura Ă  affronter des organisations secrĂštes ennemies, telles BAST et le Syndicat. Au cours des premiers films (jusqu'Ă  Vivre et laisser mourir), l'ennemi principal de James Bond est le SPECTRE, un rĂ©seau criminel d'envergure, avec Ă  sa tĂȘte Ernst Stavro Blofeld.

Outre James Bond lui-mĂȘme, Q, Moneypenny, Felix Leiter ou Ernst Stavro Blofeld, on peut citer les personnages suivants, apparus Ă  plusieurs reprises dans les romans ou les films : Bill Tanner, RenĂ© Mathis, Jack Wade, Requin, J.W. Pepper et plus rĂ©cemment Charles Robinson.

Voitures, armes et gadgets[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

Quelques voitures attribuĂ©es par le MI6 Ă  007 pour ses missions, et prĂ©parĂ©es par la section « Q Â» recherche et dĂ©veloppement du MI6, avec pour voiture de prĂ©dilection, l'Aston Martin DB5 de Goldfinger (1964), OpĂ©ration Tonnerre, GoldenEye, Demain ne meurt jamais, Casino Royale, Skyfall, et 007 Spectre.

Les gadgets et les véhicules tiennent une part importante dans les missions de James Bond. Ces objets s'avÚrent trÚs précieux dans la réussite de ses missions.

Les romans de Fleming et les premiĂšres adaptations Ă  l'Ă©cran ne laissent qu'une petite place Ă  l'Ă©quipement comme Bons baisers de Russie avec la mallette explosive. Dans James Bond 007 contre Dr. No, l'Ă©quipement de Bond est constituĂ© d'un compteur Geiger et d'une montre-bracelet avec un cĂŽtĂ© lumineux (et radioactif). Toutefois, au dĂ©but du film, le major Boothroyd - chargĂ© des Ă©quipements techniques et principalement de l'armurerie - parvient sur la demande pressante de M Ă  contraindre Bond d'abandonner son Beretta fĂ©tiche pour le Walther PPK. Le rĂŽle de Boothroyd est repris dans Bons baisers de Russie par l'acteur Desmond Llewelyn que l'on reverra dans ce mĂȘme rĂŽle de conseiller technique dans les Ă©pisodes ultĂ©rieurs, mais renommĂ© « Q Â».

Walther PPK de James Bond.
Bond in Motion London Film9.jpg

Les gadgets commencent Ă  prendre cependant une place plus spectaculaire dans le film Goldfinger de 1964. Le succĂšs du film encourage Ă  mettre plus en avant l'Ă©quipement de l'agent secret avec la section « Q Â» qui Ă©quipe 007. Les gadgets de Bond peuvent s'avĂ©rer surrĂ©alistes, comme dans le film penchant vers la science fiction Moonraker (1979) ou dans Meurs un autre jour (2002) oĂč la voiture de Bond peut devenir invisible.

Dans les films, le plus célÚbre gadget avec qui Bond a été associé est certainement sa montre-bracelet qui intÚgre plusieurs options trÚs sophistiquées. Plusieurs modÚles ont existé, mais la plus célÚbre est la Rolex Submariner, qui apparaßt au cours des films avec Sean Connery. Le James Bond de Roger Moore préfÚre les montres à quartz Seiko tandis que celui de Pierce Brosnan et de Daniel Craig porte une Omega.

Montre-bracelet Rolex Submariner.

Dans les romans, Bond accorde une extrĂȘme attention Ă  sa Bentley de 1939. Souvent endommagĂ©e, il dĂ©pense une fortune pour la remettre en Ă©tat. À l'Ă©cran, la premiĂšre voiture de Bond est effectivement une Bentley dans James Bond 007 contre Dr. No, mais la plus cĂ©lĂšbre voiture de James Bond reste l'Aston Martin DB5 grise visible dans le film Goldfinger qui est la premiĂšre voiture Ă©quipĂ©e d'une sĂ©rie de gadgets. On retrouve cette mĂȘme DB5 dans les premiĂšres minutes de OpĂ©ration tonnerre, mais sa Bentley refait surface lorsqu'il se rend dans la clinique. La Lotus Esprit fit une apparition remarquĂ©e sous la forme d'un sous-marin de poche dans L'Espion qui m'aimait, et fut reconduite dans Rien que pour vos yeux, devenue bordeaux mĂ©tallisĂ© (alors que la premiĂšre Ă©tait blanche). Par la suite, plusieurs films ont utilisĂ© un certain nombre de modĂšles diffĂ©rents d'Aston Martin.

Le choix de la montre de Bond, tout comme sa voiture, dĂ©pend du style mais aussi d'intĂ©rĂȘts financiers liĂ©s aux arrangements avec les fabricants. Par exemple, Ă  la suite d'un contrat passĂ© avec la marque, Bond troque temporairement son Aston Martin pour une BMW durant trois films de 1995 Ă  2002.

On le voit également utiliser briÚvement une Ford (Pierce Brosnan et Daniel Craig) ou divers véhicules d'emprunt.

L'arme de Bond dans le roman d'origine est un Beretta 6,35 mm ; dans les films, il est remplacĂ© dĂšs les premiĂšres minutes de Dr No par le Walther PPK 7,65 mm plus performant. Le PPK est alors utilisĂ© dans les films suivants et devient l'arme de prĂ©dilection du hĂ©ros jusqu'Ă  Demain ne meurt jamais oĂč Bond change pour le Walther P99mm plus puissant. Dans Quantum of Solace, Bond utilise de nouveau le PPK.

Création du personnage[modifier | modifier le code]

Buste de Ian Fleming
Plage « James Bond Beach Â» de Goldeneye (JamaĂŻque)

James Bond fut crĂ©Ă© le Ă  9 heures (heure jamaĂŻcaine), par le journaliste britannique Ian Fleming, qui fut Ă©galement espion au cours de la Seconde Guerre mondiale, pendant ses vacances dans sa propriĂ©tĂ© paradisiaque Goldeneye (JamaĂŻque) en JamaĂŻque dans la Mer des CaraĂŻbes aux Bahamas. Pour baptiser son personnage, Ian Fleming reprit le nom d'un ami ornithologue, James Bond, dont il lisait l'ouvrage Birds of the West Indies. À ce sujet, Fleming annonce qu'il voulait simplement que le nom et le prĂ©nom soient le plus simple possible[note 7]. Un manuscrit de Casino Royale rĂ©vĂšle que l'auteur avait initialement prĂ©vu d'appeler son personnage James Secretan[15]. Fleming prĂ©tend avoir crĂ©Ă© James Bond pour se remettre du choc de son mariage, Ă  quarante-trois ans, avec Ann Fleming.

Pour crĂ©er le personnage de James Bond, Ian Fleming s'est fortement inspirĂ© de l'agent double DuĆĄan Popov[16] (Đ”ŃƒŃˆĐ°Đœ "ДушĐșĐŸ" ĐŸĐŸĐżĐŸĐČ), alias Tricyle (pour les Anglais) et Ivan (pour les Nazis) (nĂ© en 1912 Ă  Titel en Serbie, mort en 1981 Ă  Opio sur la CĂŽte d'Azur), qui Ă©tait un agent double (anglais-allemand), ou triple selon certains, qui a surtout travaillĂ© en Europe et qu'il a rencontrĂ© Ă  l’hĂŽtel Palacio Ă  Lisbonne pendant la Seconde Guerre mondiale. L'auteur se serait Ă©galement inspirĂ© de l'officier Patrick Dalzel-Job qu'il cĂŽtoya Ă  l'AmirautĂ©[note 8], de divers officiers de renseignement ayant servi durant la Seconde Guerre mondiale, parmi lesquels Fitzroy Maclean[17] ou D. T. Hudson[18], mais aussi de son propre frĂšre, Peter Fleming, qui avait menĂ© une vie aventureuse[19].

La plupart des biographes s'accordent Ă  dire que James Bond Ă©tait aussi la projection idĂ©alisĂ©e et romancĂ©e de Ian Fleming, l'homme qu'il aurait aimĂ© ĂȘtre. Fleming et Bond partagent plusieurs traits physiques (taille, coupe de cheveux, couleur des yeux), apprĂ©cient les mĂȘmes repas (Ɠufs brouillĂ©s, cafĂ©), possĂšdent les mĂȘmes habitudes (boisson, cigarette), aiment les mĂȘmes styles de femmes, ont frĂ©quentĂ© les mĂȘmes Ă©coles, et ont suivi un parcours similaire dans la marine les deux Ă©tant montĂ©s au rang de « commander Â» (capitaine de frĂ©gate). Plusieurs personnages des romans de Fleming le comparent Ă  Hoagy Carmichael, qui inspira l'auteur.

Pour ses histoires, Fleming a admis s'ĂȘtre en partie inspirĂ© de son service dans la Naval Intelligence Division de l'AmirautĂ© britannique, notamment de l'un de ses amis agents secrets Wilfred Dunderdale[20]. Cependant, les aventures de 007 comportent Ă©galement une grande part d'imagination et de fantaisie oĂč les jolies filles se succĂšdent, les mĂ©chants sont toujours vaincus et oĂč le monde est toujours sauvĂ© par l'agent britannique.

Débuts littéraires[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.
Couverture de divers romans de Ian Fleming publiĂ©s chez Pan Books (en).

AprĂšs avoir terminĂ© le manuscrit de Casino Royale, Fleming autorise son ami (et futur Ă©diteur), le poĂšte William Plomer, Ă  le lire. Le livre plaĂźt Ă  Plomer qui le soumet Ă  Jonathan Cape, mais celui-ci ne l'apprĂ©cie pas autant. Cape le publie finalement en 1953 sur la recommandation de Peter Fleming, frĂšre aĂźnĂ© de Ian Fleming, rĂ©putĂ© pour ses rĂ©cits de voyage[21]. Par la suite, chaque aventure de James Bond suit le mĂȘme processus de rĂ©daction : prise de notes en automne, rĂ©daction d'un premier jet pendant le sĂ©jour hivernal dans la rĂ©sidence en JamaĂŻque, corrections ou refonte en aoĂ»t-septembre, remise du manuscrit dĂ©finitif Ă  l'Ă©diteur Jonathan Cape, qui le publie en avril suivant. Seul L'Homme au pistolet d'or ne connaĂźt pas la phase de rĂ©vision et mise au point, Ian Fleming Ă©tant mort entretemps.

Le premier tirage de Casino Royale, Ă  4 750 exemplaires, sort le et met un mois pour s'Ă©couler. Si la critique reçoit bien l'ouvrage, le succĂšs reste faible. En , les ventes totales ne s'Ă©lĂšvent qu'Ă  8 000 unitĂ©s. En , malgrĂ© trois ans de prĂ©sence du hĂ©ros dans les librairies, Jonathan Cape limite avec prudence le premier tirage de Les diamants sont Ă©ternels Ă  12 500 exemplaires.

James Bond est vĂ©ritablement devenu un personnage cĂ©lĂšbre en littĂ©rature grĂące Ă  deux coups de projecteurs. Le premier en , lorsque le premier ministre britannique Anthony Eden passe trois semaines de convalescence en JamaĂŻque dans la rĂ©sidence de Fleming, suscitant une certaine curiositĂ© du public pour l'Ɠuvre du romancier. Le second, plus dĂ©cisif, arrive le avec la publication dans Life de la liste des dix livres prĂ©fĂ©rĂ©s de John Fitzgerald Kennedy, alors nouveau prĂ©sident des États-Unis : Bons baisers de Russie arrive en neuviĂšme position. Le succĂšs en librairie explose du jour au lendemain aux États-Unis, pressant les producteurs d'accĂ©lĂ©rer la mise en chantier d'une premiĂšre adaptation cinĂ©matographique.

AprĂšs Casino Royale, adaptĂ© pour la tĂ©lĂ©vision en 1954, d'autres romans comme Vivre et laisser mourir ou Moonraker connurent plusieurs projets d'adaptation tĂ©lĂ©visĂ©e et cinĂ©matographiques qui n'ont pas aboutis. DĂšs 1958, James Bond devient un hĂ©ros de comic-strips, puis est sĂ©rialisĂ© dans des magazines et revues, dont Playboy aux États-Unis. En 1961, un an avant le premier tournage pour le cinĂ©ma, rien qu'en Ă©ditions de poche et exclusivement en Grande-Bretagne, les romans sur James Bond se sont vendus Ă  plus d'un million cent trente et un mille exemplaires. Le succĂšs de James Bond en littĂ©rature s'accroĂźt de maniĂšre exponentielle, jusqu'Ă  l'explosion cinĂ©matographique des annĂ©es soixante.

Le nouveau mythe du cinéma[modifier | modifier le code]

SIS Building de Londres, siĂšge du MI6 britannique (Secret Intelligence Service)
Publicité sur un Bus à impériale britannique pour Skyfall de 2012

L'adaptation de Bond se fait d'abord sur le petit écran avec une adaptation télévisée de Casino Royale en 1954. Malgré le maigre budget alloué, le feuilleton reçoit un accueil encourageant, à tel point qu'une série télévisée est un instant envisagée. Intitulée Commander Jamaïca, elle aurait dû mettre en scÚne un certain James Gunn opérant depuis son yacht dans l'archipel des Caraïbes. Ce projet non abouti conduit Ian Fleming à écrire un script de trente pages, qui est à l'origine du roman Docteur No.

DĂšs 1959, Fleming met en projet un film de James Bond avec Kevin McClory, Jack Whittingham, Ivar Bryce et Ernest Cuneo[22]. Ensuite sort le roman OpĂ©ration Tonnerre qui aboutit Ă  un procĂšs en 1961 avec McClory et Whittingham. En effet Fleming avait pour ce roman rĂ©utilisĂ© la trame des scripts rĂ©digĂ©s pour ce qui aurait pu ĂȘtre la toute premiĂšre aventure cinĂ©matographique de l'agent 007, sans crĂ©diter ses collĂšgues. Finalement, c'est Kevin McClory qui obtient en 1963 les droits d'adaptation cinĂ©matographique du roman[23] qu'il utilise plus tard d'abord pour un film en coproduction avec Eon Productions en 1965, ensuite dans un remake indĂ©pendant intitulĂ© Jamais plus jamais en 1983. Jusqu’à sa mort en 2006, McClory a annoncĂ© Ă  plusieurs reprises son intention de faire des films de James Bond basĂ©s sur l'histoire et ses droits d'OpĂ©ration Tonnerre. IntitulĂ©s James Bond of the Secret Service, Warhead, Atomic Warhead, Warhead 2000 A.D., etc. ces films n'ont finalement jamais vu le jour, bien que des scripts ait Ă©tĂ© Ă©crits. Par ailleurs, Sony avait voulu lancer une franchise rival de films 007 dans les annĂ©es 90 avec Kevin McClory[24],[25].

Finalement, l'adaptation de James Bond 007 contre Dr No rĂ©alisĂ©e par Terence Young sort en 1962, et le succĂšs est suffisant pour poursuivre la sĂ©rie avec la sortie en 1963 de Bons baisers de Russie. Mais c'est Goldfinger, en 1964, qui fait exploser la carriĂšre de Bond jusqu'Ă  l'Ă©riger au rang de star internationale, en mĂȘme temps que son interprĂšte Sean Connery.

Fleming n'a pas le temps de profiter de ce succĂšs. Il meurt le d'un infarctus, Ă  l'Ăąge de 56 ans. À sa mort, il avait dĂ©jĂ  vendu 30 millions de romans, nombre qui double dĂšs l'annĂ©e suivante.

AprĂšs Fleming[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

Le douziĂšme et dernier roman de Fleming, L'Homme au pistolet d'or, est inachevĂ©. Il est cependant publiĂ© Ă  titre posthume, en 1965. L'annĂ©e suivante, le recueil de nouvelles Meilleurs vƓux de la JamaĂŻque est Ă©galement publiĂ© Ă  titre posthume.

Plus tard, les aventures de Bond se poursuivent avec divers romans, nouvelles et novélisations sous la plume de Kingsley Amis (sous le pseudonyme de Robert Markham), John Pearson, Christopher Wood, John Gardner, Raymond Benson, Sebastian Faulks, Jeffery Deaver, William Boyd et Anthony Horowitz.

Une sĂ©rie de livres intitulĂ©e The Moneypenny Diaries, ayant pour personnage principal Miss Moneypenny a Ă©tĂ© publiĂ©e sous la plume Samantha Weinberg (sous le pseudonyme de Kate Westbrook) de 2005 Ă  2008. Une autre sĂ©rie de livres, La Jeunesse de James Bond, a Ă©tĂ© commencĂ©e par Charlie Higson en 2005 ; elle est continuĂ©e par Steve Cole qui a publiĂ© un premier roman en 2014.

Du cÎté des films, chaque histoire de Fleming a été adaptée jusqu'à Tuer n'est pas jouer en 1987. Cependant, les intrigues ou déroulements de beaucoup de ces films sont trÚs différents de ceux des romans éponymes. Par la suite, d'autres films sortent en se basant sur des titres et des scénarios inédits (Excepté Casino Royale et Quantum of Solace).

ƒuvres composant l'univers de fiction[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'amĂ©liorer, ajoutez des rĂ©fĂ©rences vĂ©rifiables [comment faire ?] ou le modĂšle {{RĂ©fĂ©rence nĂ©cessaire}} sur les passages nĂ©cessitant une source.

ƒuvres Ă©crites[modifier | modifier le code]

En , Ian Fleming commence l'Ă©criture de son premier James Bond, Casino Royale. À cette Ă©poque, il est le responsable Ă  l'Ă©tranger des journaux du groupe Kemsley, propriĂ©taire du Daily Express Ă  Londres. Par la suite, Fleming demandera deux mois de vacances annuelles dans son contrat, le temps pour lui d'Ă©crire ses romans en JamaĂŻque. De 1953 Ă  sa mort en 1964, il publie onze romans et un recueil de nouvelles.

Le douziĂšme et dernier roman de Fleming, L'Homme au pistolet d'or, est inachevĂ©. Gildrose Publications demande Ă  l’écrivain Kingsley Amis, qui a rĂ©digĂ© plusieurs Ă©tudes sur James Bond, son avis et ses conseils Ă  propos de l'histoire, mais ses suggestions n'ont pas Ă©tĂ© utilisĂ©s par la suite. Le roman est publiĂ© Ă  titre posthume, en 1965. L'annĂ©e suivante, le recueil de nouvelles Meilleurs vƓux de la JamaĂŻque est Ă©galement publiĂ© Ă  titre posthume.

Glidrose envisage l'idée de demander à d'autres auteurs de continuer les aventures de James Bond en roman et se tourne vers Geoffrey Jenkins. AprÚs de longues négociations, Jenkins a officiellement eu la permission d'écrire le livre le 12 mai 1966, et un contrat fut établi le 24 août 1966 déclarant que Jenkins aurait droit à une part des profits dans un film réalisé à partir du roman. Le roman, dont le titre était Per Fine Ounce, fut achevé en 1966. Glidrose a cependant rejeté le manuscrit que Jenkins lui avait soumis et le roman ne fut jamais publié[26].

MalgrĂ© les rĂ©ticences de la femme de Fleming, Gildrose dĂ©cide alors d'autoriser Amis Ă  poursuivre les aventures de l'agent secret. En 1968 sort alors le premier James Bond non Ă©crit par Fleming, Colonel Sun. Les ventes ne connaissent pas le succĂšs des livres originaux. Une autre tentative avait Ă©tĂ© faite en 1967 avec un roman mettant en scĂšne le neveu de James Bond et destinĂ© aux enfants, 003Âœ: Les Aventures de James Bond Junior. Toujours sans guĂšre de succĂšs, James Bond: The Authorised Biography Of 007, une biographie de James Bond dans laquelle le personnage fictif discute de sa vie et son passĂ© avec l'auteur, John Pearson, fut publiĂ©e en 1973.

Les films L'Espion qui m'aimait et Moonraker étant trÚs différents des romans éponymes de Fleming, Eon Productions autorise Christopher Wood à écrire deux novélisations. L'Espion qui m'aimait et James Bond 007 et le Moonraker furent respectivement publiés en 1977 et en 1979.

En 1981, la famille Fleming fait une nouvelle tentative en chargeant John Gardner de poursuivre les aventures littéraires de 007. Cette fois le succÚs revient et Gardner publie un nouveau roman par an (excepté 1985 et 1995) jusqu'en 1996, faisant de lui l'auteur ayant écrit le plus de romans de James Bond. Gardner a également publié deux novélisations.

En 1997, Raymond Benson succĂšde Ă  Gardner et continue la sĂ©rie avec au moins une nouvelle aventure (romans, nouvelles et novĂ©lisations) par an jusqu'en 2002. Étant amĂ©ricain, il est le premier Ă©crivain qui ne soit pas britannique Ă  reprendre le flambeau. Benson avait dĂ©jĂ  publiĂ© The James Bond Bedside Companion en 1984, un livre non-fictionnel contenant une biographie sur Ian Fleming et son personnage, ainsi que des informations sur les romans et films de la sĂ©rie.

De 2005 Ă  2009, Charlie Higson approche la sĂ©rie par le biais de cinq rĂ©tro-romans et une nouvelle consacrĂ©s Ă  La Jeunesse de James Bond, dont le premier tome apparaĂźt en tĂȘte des ventes dans les pays anglo-saxons.

Sous licence Glidrose, Samantha Weinberg a également commencé en 2005 une série intitulée The Moneypenny Diaries. La série avait Miss Moneypenny pour personnage principal et s'est terminée en 2008 avec un total de trois romans et deux nouvelles.

À l'occasion du centenaire de Ian Fleming, Sebastian Faulks, auteur de romans Ă  succĂšs, a Ă©tĂ© missionnĂ© pour rĂ©diger une nouvelle aventure de James Bond. Ce roman intitulĂ© Le diable l'emporte se situe historiquement dans la continuitĂ© des Ɠuvres de Fleming et est sorti en mai 2008.

En 2011, Jeffery Deaver sort le roman intitulĂ© Carte Blanche. C'est le premier roman de James Bond Ă  se dĂ©rouler Ă  l'Ă©poque de sa publication depuis ceux de Raymond Benson ; mais c'est aussi un reboot de la sĂ©rie.

En septembre 2013, William Boyd sort un roman intitulé Solo et qui se déroule en 1969.

En octobre 2013, Steve Cole a été officiellement annoncé pour reprendre la suite de la série La Jeunesse de James Bond avec quatre autres romans, dont le premier est sorti le 6 novembre 2014[27].

Anthony Horowitz a également été officiellement désigné comme l'auteur du prochain roman de James Bond, sorti le 8 septembre 2015. Cette nouvelle aventure de 007 s'inspire d'un scénario que Ian Fleming avait écrit pour une série télévisée sur James Bond qui n'a jamais vu le jour.

Certains romans James Bond ont été traduits en langue française[28],[29],[30],[31],[32],[33].

Films[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Liste des films de James Bond.

Les films de James Bond ont nettement été influencés par la guerre froide.

Principaux acteurs[modifier | modifier le code]

De 1962 Ă  2015, six acteurs ont interprĂ©tĂ© James Bond dans la sĂ©rie produite par EON Productions. La rĂšgle imposĂ©e par la famille Broccoli voulant que les interprĂštes du rĂŽle soient issus du Commonwealth, James Bond a donc Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© par un Écossais (Sean Connery), un Australien (George Lazenby), un Anglais (Roger Moore), un Gallois (Timothy Dalton), un Irlandais (Pierce Brosnan) et un Anglais de nouveau (Daniel Craig).

  • 1962-1967, 1971 ; puis 1983 (film hors liste officielle) : Sean Connery (VF : Jean-Pierre Duclos, puis Jean-Claude Michel) est encore inconnu lorsqu'il se charge d'incarner Bond. Les producteurs n'avaient en effet pas les moyens d'engager une vedette pour un film de sĂ©rie B. Il impose l'image d'un tueur au sang froid, sombre, cynique et quelque peu machiste[34], proche de celui que dĂ©crivait Fleming dans ses romans. Sean Connery obtient un succĂšs immĂ©diat qui fait de lui une vedette internationale. Mesurant plus d'1,89 m[35] il est le plus grand interprĂšte de James Bond. En raison d'un dĂ©but de calvitie prĂ©coce, il a portĂ© une perruque dans tous les films oĂč il a tenu le rĂŽle de Bond[35]. Il a sur l'avant-bras droit deux tatouages[35] que l'on peut voir malgrĂ© le maquillage dans ses interprĂ©tations de l'espion. Il a arrĂȘtĂ© une premiĂšre fois de jouer James Bond en 1967 avant de reprendre le rĂŽle en 1971 aprĂšs le retrait de George Lazenby. Il a de nouveau arrĂȘtĂ© avant de rejouer une derniĂšre fois l'agent secret en 1983 dans un film ne faisant pas partie des productions EON : Jamais plus jamais.
  • 1969 : George Lazenby (VF : Jean-Claude Michel) ne rĂ©ussit pas Ă  convaincre le public, qui n'apprĂ©cie pas le dĂ©part de Connery. Timothy Dalton avait Ă©tĂ© pressenti, mais il avait dĂ©clinĂ© l'offre, s'estimant trop jeune. George Lazenby, mannequin australien, est finalement sĂ©lectionnĂ© parmi d'autres prĂ©tendants, notamment en raison de son physique athlĂ©tique[36] et de ses aptitudes au combat Ă  mains nues[37] (il est pratiquant d'arts martiaux[36]). Il ne tourne qu'un seul film de la sĂ©rie : Au service secret de Sa MajestĂ© qui est le premier James Bond Ă  mal se terminer. La sĂ©quence finale avait Ă©tĂ© prĂ©vue comme ouverture du suivant mais elle a dĂ» ĂȘtre ajoutĂ©e Ă  la fin du film quand Lazenby a confirmĂ© qu'il ne jouerait Bond qu'une seule fois (de sa propre initiative). Albert Broccoli avait dĂ©clarĂ© que s'il avait continuĂ©, il aurait pu ĂȘtre le meilleur James Bond[36].
  • 1973-1985 : Roger Moore (VF : Claude Bertrand) devient en 1973 et Ă  45 ans, le plus vieil acteur Ă  dĂ©buter pour le rĂŽle de James Bond et est Ă  58 ans, en 1985 le plus vieil acteur Ă  avoir jouĂ© James Bond[38]. Il avait Ă©tĂ© pressenti dĂšs 1961 pour tenir le rĂŽle de l'espion mais s'Ă©tait dĂ©jĂ  engagĂ© dans la sĂ©rie Le Saint. Au dĂ©part de Sean Connery, Roger Moore fut Ă  nouveau envisagĂ© pour Au service secret de Sa MajestĂ© mais il n'Ă©tait pas disponible. AprĂšs Les Diamants sont Ă©ternels, Roger Moore peut enfin jouer Bond dans Vivre et laisser mourir. Roger Moore parvient Ă  imposer l'image de James Bond plus lĂ©ger, plus raffinĂ©, moins noir et moins ancrĂ© dans la rĂ©alitĂ©[39]. Il apporte un humour particulier Ă  la sĂ©rie qui flirte avec la parodie et une certaine dĂ©mesure avec des gadgets de plus en plus sophistiquĂ©s, des filles de plus en plus sexys et des dĂ©cors de plus en plus impressionnants qui deviennent si caractĂ©ristiques de la sĂ©rie[39]. En date de 2016, il est l'acteur Ă  avoir tournĂ© le plus de James Bond sous le label EON.
  • 1987-1989 : Timothy Dalton (VF : Edgar Givry puis Guy Chapellier) dĂ©cide de se dĂ©marquer du jeu de Roger Moore, en revenant Ă  un James Bond plus sombre et plus proche du personnage inventĂ© Ă  l'origine par Ian Fleming[40]. Son Bond est froid et professionnel mais est bien plus humain et conscient du danger de son mĂ©tier que ne l'Ă©taient les Bond incarnĂ©s par Connery et Moore[41]. Il est Ă©galement moins glamour et moins dandy que ses prĂ©dĂ©cesseurs[40].
  • 1995-2002 : Pierce Brosnan (VF : Emmanuel Jacomy) reprend le rĂŽle de l'agent secret aprĂšs six annĂ©es d'absence. AprĂšs ces annĂ©es de ballotements, la prestation de Brosnan est dĂ©cisive et celui-ci est attendu au tournant. GoldenEye est un succĂšs planĂ©taire et relance la carriĂšre de Pierce Brosnan tout en redonnant un souffle Ă  la sĂ©rie. Pierce Brosnan Ă©tait pressenti pour jouer James Bond Ă  la place de Timothy Dalton, dĂšs le dĂ©part de Roger Moore. NĂ©anmoins, il dut refuser Ă  cause du contrat qu'il avait passĂ© pour la sĂ©rie Remington Steele[note 9]. Pierce Brosnan renoue avec la tradition du James Bond plus Ă©lĂ©gant et flegmatique tout en restant sĂ©rieux et tĂ©nĂ©breux[40]. Son James Bond est aussi moins machiste.
  • 2006- : Daniel Craig (VF : Éric Herson-Macarel) incarne un James Bond qui rompt avec certains codes de la sĂ©rie : il est bien plus petit que ses prĂ©dĂ©cesseurs (1,78 m[42]) et blond. Son premier film, Casino Royale, reçoit un accueil chaleureux, aussi bien de la part de la critique que des spectateurs[43],[44]. Quantum of Solace, son deuxiĂšme film, adopte un ton moins sombre et concentre plus de scĂšnes d'action. En 2012, il reprend le rĂŽle pour la troisiĂšme fois dans Skyfall, qui devient l'Ă©pisode le plus rentable de toute la sĂ©rie. Daniel Craig incarnera Ă  deux autres reprises l'agent secret aprĂšs Skyfall[45] : dans 007 Spectre (2015) et Bond 25 (2019).

À cette liste s'ajoutent deux autres acteurs qui ont interprĂ©tĂ© James Bond dans des films ne faisant pas partie de la liste des films produits par EON productions :

  • Barry Nelson (1917-2007) : acteur amĂ©ricain, qui a jouĂ© pour la premiĂšre fois James Bond Ă  l'Ă©cran en 1954 dans une adaptation de Casino Royale pour la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine. Le personnage interprĂ©tĂ© par Nelson est trĂšs diffĂ©rent de ceux de la franchise EON : James Bond est surnommĂ© « Jimmy Â», est amĂ©ricain et travaille pour la CIA.
  • David Niven (1910-1983) : acteur britannique, a interprĂ©tĂ© un James Bond vieillissant dans un film parodique adaptĂ© de Casino Royale. Il est Ă  noter que l'acteur britannique Ă©tait celui que Ian Fleming aurait prĂ©fĂ©rĂ© pour interprĂ©ter son personnage[46].

Liste détaillée des films[modifier | modifier le code]

Numéro Titre français Titre original Année Réalisateur Acteur Budget
(USD)
Box-office
mondial (USD)
Box-office
mondial
ajusté** (USD)[note 10]
Box-office
France[note 11]
1 James Bond 007 contre Dr. No Dr No 1962 Drapeau : Royaume-Uni Terence Young Drapeau : Écosse Sean Connery 1 000 000 59 600 000 454 300 000 4 772 547
2 Bons baisers de Russie From Russia with Love 1963 2 500 000 78 900 000 593 600 000 5 623 391
3 Goldfinger 1964 Drapeau : Angleterre Guy Hamilton 3 500 000 124 900 000 927 600 000 6 675 099
4 OpĂ©ration Tonnerre Thunderball 1965 Drapeau : Royaume-Uni Terence Young 5 600 000 141 200 000 1 032 000 000 5 734 842
5 On ne vit que deux fois You Only Live Twice 1967 Drapeau : Angleterre Lewis Gilbert 9 500 000 111 600 000 769 200 000 4 489 249
6 Au service secret de Sa MajestĂ© On Her Majesty's Secret Service 1969 Drapeau : Angleterre Peter Roger Hunt Drapeau : Australie George Lazenby 7 000 000 87 400 000 548 300 000 1 958 172
7 Les diamants sont Ă©ternels Diamonds are forever 1971 Drapeau : Angleterre Guy Hamilton Drapeau : Écosse Sean Connery 7 200 000 116 000 000 659 400 000 2 493 739
8 Vivre et laisser mourir Live and Let Die 1973 Drapeau : Angleterre Roger Moore 7 000 000 161 800 000 839 000 000 3 053 913
9 L'Homme au pistolet d'or The Man with the Golden Gun 1974 7 000 000 97 600 000 455 800 000 2 873 898
10 L'Espion qui m'aimait The Spy Who Loved Me 1977 Drapeau : Angleterre Lewis Gilbert 14 000 000 185 400 000 704 300 000 3 500 993
11 Moonraker 1979 34 000 000 210 300 000 666 900 000 3 171 274
12 Rien que pour vos yeux For Your Eyes Only 1981 Drapeau : Angleterre John Glen 28 000 000 195 300 000 494 600 000 3 181 840
13 Octopussy 1983 27 500 000 187 500 000 433 400 000 2 944 481
14 Dangereusement vĂŽtre A View to a Kill 1985 30 000 000 152 400 000 326 100 000 2 423 306
15 Tuer n'est pas jouer The Living Daylights 1987 Drapeau du pays de Galles Timothy Dalton 40 000 000 191 200 000 387 500 000 1 978 347
16 Permis de tuer Licence to Kill 1989 42 000 000 156 200 000 290 000 000 2 110 402
17 GoldenEye 1995 Drapeau : Nouvelle-ZĂ©lande Martin Campbell Drapeau : Irlande Pierce Brosnan 60 000 000 353 400 000 533 900 000 3 493 610
18 Demain ne meurt jamais Tomorrow Never Dies 1997 Drapeau : Canada Roger Spottiswoode 110 000 000 346 600 000 497 200 000 3 435 210
19 Le monde ne suffit pas The World Is Not Enough 1999 Drapeau : Angleterre Michael Apted 135 000 000 390 000 000 539 000 000 3 599 609
20 Meurs un autre jour Die Another Day 2002 Drapeau : Nouvelle-ZĂ©lande Lee Tamahori 142 000 000 456 000 000 583 500 000 4 015 654
21 Casino Royale 2006 Drapeau : Nouvelle-ZĂ©lande Martin Campbell Drapeau : Angleterre Daniel Craig 140 000 000 599 000 000 684 000 000 3 182 602
22 Quantum of Solace 2008 Drapeau : Suisse Marc Forster 230 000 000 586 100 000 626 700 000 3 722 798
23 Skyfall 2012 Drapeau : Angleterre Sam Mendes 200 000 000 1 108 600 000 1 108 600 000 7 003 902
24 007 Spectre Spectre 2015 245 000 000 880 502 111 880 502 111 4 978 710
25 Bond 25 (titre provisoire) 2020[47] Drapeau : États-Unis Cary Joji Fukunaga
Totaux Films 1-25 16 rĂ©alisateurs 6 acteurs 1 527 800 000 6 977 502 111 15 035 402 111 27 295 128
Moyennes 63 658 333 265 086 956 615 430 434 3 714 733
Autres Titre français Titre original Année Réalisateur Acteur Budget
(USD)
Box-office
mondial (USD)
Box-office
mondial
ajusté** (USD)[note 12]
Box-office
France[note 13]
1 Casino Royale Casino Royale 1954 Drapeau : États-Unis William H. Brown Jr. Drapeau : États-Unis Barry Nelson 25 000
2 Casino Royale Casino Royale 1967 Drapeau : États-Unis John Huston Drapeau : Angleterre David Niven 12 000 000 41 800 000 283 500 000 1 740 504
3 Jamais plus jamais Never Say Never Again 1983 Drapeau : États-Unis Irvin Kershner Drapeau : Écosse Sean Connery 36 000 000 160 000 000 363 900 000 2 582 054
Totaux 3 RĂ©alisateurs 3 Acteurs 1 575 825 000 466 886 956 1 262 830 434 8 037 291

LĂ©gende :

En fond vert = Les plus hauts chiffres
En fond rouge = Les chiffres les plus bas

Lieux d'action des films[modifier | modifier le code]

  • Pays et films tournĂ©s avec Bond
  • Pays oĂč Bond s'est rendu dans les films, mais qui n'ont pas Ă©tĂ© filmĂ©s
  • Pays filmĂ©s avec Bond mais que ce dernier n'a jamais visitĂ©s

Dans chaque film, James Bond se rend dans plusieurs pays. Voici une liste des lieux fréquentés au fil de la saga.

Lieux montrés dans les films de James Bond jusqu'à Spectre
# Pays Films Lieu # Pays Films Lieu
1 Drapeau de l'Angleterre Angleterre Tous (sauf n°5) Londres
Oxford
Amberley
Ascot
Windsor
Tamise
Notting Hill
Regent's Canal
Palais de Blenheim
Regent's Park
Woodstock
26 Drapeau de l'Inde Inde n°13 Âgrñ
New Delhi
Udaipur
2 Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan n°15 27 Drapeau de l'Islande Islande n°14
n°20
Jökulsårlón
3 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud n°7 28 Drapeau de la Jamaïque Jamaïque n°1 Kingston
4 Drapeau de l'Albanie Albanie n°12 Mer Ionienne 29 Drapeau du Japon Japon n°5
n°7
n°23
Tokyo
Kobe
Île Hashima
5 Drapeau de l'Allemagne Allemagne n°13
n°18
Hambourg
Berlin
Feldstadt
Karl-Marx-Stadt
30 Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan n°19
6 Drapeau de l'Autriche Autriche n°10
n°15
n°22
n°24
n°25
Vienne
Bregenz
Altaussee
Sölden
31 Drapeau du Liban Liban n°9 Beyrouth
7 Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan n°19 Bakou 32 Drapeau de Macao Macao n°9
n°23
Macao
8 Drapeau des Bahamas Bahamas n°4
n°21
Nassau 33 Drapeau de Madagascar Madagascar n°21 Diego Suarez
9 Drapeau de la Bolivie Bolivie n°22 La Paz 34 Drapeau du Maroc Maroc n°15
n°24
n°25
Tanger
Oujda
Arfoud
10 Drapeau du Brésil Brésil n°11 Rio de Janeiro 35 Drapeau du Mexique Mexique n°7
n°24
n°25
Baja California
Mexico
11 Drapeau de la République populaire de Chine Chine n°23 Shanghai 36 Drapeau de Monaco Monaco n°17 Monte-Carlo
12 Drapeau de la Corée du Nord Corée du Nord n°20 Pyongyang 37 Drapeau du Monténégro Monténégro n°21
13 Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud n°20 Zone démilitarisée 38 Drapeau de l'Ouganda Ouganda n°21 Mbale
14 Drapeau de Cuba Cuba n°13
n°17
n°20
La Havane 39 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas n°7 Amsterdam
15 Drapeau de la Croatie Croatie n°2 Zagreb 40 Drapeau du Portugal Portugal n°6
n°9
Estoril
16 Drapeau de l'Écosse Écosse n°19
n°23
Eilean Donan
Glen Coe
Skyfall
41 Drapeau de la République tchÚque République tchÚque n°21 Prague
17 Drapeau de l'Égypte Égypte n°7
n°10
Le Caire
Louxor
Gizeh
Abu Simbel
42 Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
n°10
n°12
n°14
n°17
n°18
n°22
Arkhangelsk
Saint-PĂ©tersbourg
Severnaya
Sibérie
Kazan
Moscou
18 Drapeau de l'Espagne Espagne n°12
n°19
Bilbao
Madrid
43 Drapeau de la Serbie Serbie n°2 Belgrade
19 Drapeau des États-Unis États-Unis n°3
n°5
n°7
n°8
n°11
n°14
n°16
n°21
Miami
Las Vegas
Dakota du Sud
San Francisco
Key West
New York
La Nouvelle-Orléans
Cap Kennedy
HawaĂŻ
Washington D.C.
Baltimore
Fort Knox
44 Drapeau de la Slovaquie Slovaquie n°15 Bratislava
20 Drapeau de la France France n°4
n°6
n°7
n°14
n°17
Paris
Anet
Chantilly
Antibes
Villefranche-sur-Mer
FrontiĂšre avec Monaco
45 Drapeau de la Suisse Suisse n°3
n°6
n°17
Berne
Lauterbrunnen
Grindelwald
Piz Gloria
MĂŒrren
Val Verzasca
GenĂšve
Col de la Furka
21 Drapeau de Gibraltar Gibraltar n°15 Gibraltar 46 Drapeau de Taïwan Taïwan n°5 Îles Matsu
22 Drapeau de la GrÚce GrÚce n°12 Corfou
Saint-Cyrille
47 Drapeau de la Thaïlande Thaïlande n°9 Bangkok
Khao Phing Kan
23 Drapeau d'Haïti Haïti n°22 Port-au-Prince 48 Drapeau de la Turquie Turquie n°2
n°19
n°23
Istanbul
Adana
24 Drapeau de Hong Kong Hong Kong n°5
n°9
n°20
Hong Kong 49 Drapeau de la RĂ©publique socialiste du ViĂȘt Nam ViĂȘt Nam n°18 SaĂŻgon
Baie d'Halong
25 Drapeau de l'Italie Italie n°2
n°10
n°11
n°12
n°21
n°22
n°24
Venise
Lenno
Lac de Garde
Sienne
Talamone
Cortina d'Ampezzo
Costa Smeralda
Rome

Génériques des films[modifier | modifier le code]

La sĂ©quence d'ouverture des films de James Bond (gunbarrel) est rĂ©alisĂ©e par Maurice Binder de 1962 (Dr No) Ă  1989 (Permis de tuer) sauf pour Bons Baisers de Russie (1963) et Goldfinger (1964) oĂč il est remplacĂ© par Robert Brownjohn puis par Daniel Kleinman (en) Ă  partir de 1995 sur Goldeneye sauf en 2008 pour Quantum of Solace oĂč il est remplacĂ© par la sociĂ©tĂ© MK12. DĂšs le premier film, Binder imagine filmer le personnage Ă  travers le canon d'un rĂ©volver, ce qui devient immĂ©diatement une des marques de fabrique visuelles de la sĂ©rie. La traditionnelle scĂšne du canon est lĂ©gĂšrement modifiĂ©e dans Casino Royale (2006), et tout comme pour Quantum of Solace et Skyfall, elle est reprĂ©sentĂ©e Ă  la fin du film au lieu du dĂ©but. Les gĂ©nĂ©riques sont basĂ©s sur un jeu graphique avec des silhouettes fĂ©minines sensuelles et impersonnelles (Ă©voquant le monde de l’espionnage), elles sont souvent nues et flottent dans l'air sur un fond abstrait colorĂ©. Daniel Kleinman tout en reprenant les thĂšmes de son prĂ©dĂ©cesseur y ajoute les nouvelles technologies (programmes informatiques, puces Ă©lectroniques)[note 14].

Musique des films[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Musiques de James Bond.

Le James Bond Theme, la fameuse chanson qui accompagne le traditionnel gĂ©nĂ©rique des James Bond d'EON Productions, a Ă©tĂ© composĂ©e par Monty Norman en 1960 puis orchestrĂ©e pour la premiĂšre fois par John Barry pour James Bond contre Docteur No en 1962. À l'origine, cette chanson a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par Monty Norman dans les annĂ©es 1950 sous le titre de A House for Mister Biswas. La version « retouchĂ©e Â» donne le James Bond Theme. La paternitĂ© de cette musique a Ă©tĂ© la source d'un long procĂšs entre les deux auteurs, mais Monty Norman a finalement eu gain de cause en 2001.

Barry a continué la composition des musiques de onze films de Bond en plus de sa contribution (non créditée) pour Docteur No, et devient crédité avec la composition de 007, un morceau utilisé comme thÚme alternatif dans plusieurs films, tout comme le célÚbre thÚme orchestré On Her Majesty's Secret Service. James Bond Theme et On Her Majesty's Secret Service ont tous deux été remixés de nombreuses fois par des artistes célÚbres, tels que Art of Noise, Moby, Paul Oakenfold et Propellerheads. Les Beatles ont utilisé une partie du James Bond Theme dans l'introduction de leur chanson Help.

John Barry fut suivi par d'autres compositeurs et producteurs de musique comme George Martin, Bill Conti, Michael Kamen, Marvin Hamlisch et Éric Serra. À partir du dĂ©but du XXIe siĂšcle, David Arnold devient le compositeur attitrĂ© de la sĂ©rie, et compose, en tout, la musique de cinq James Bond, jusqu'Ă  Quantum of Solace. En 2012, c'est au tour de Thomas Newman de prendre la relĂšve pour Skyfall.

Les chansons des films de James Bond ont été interprétées par des vedettes telles que Shirley Bassey, Tom Jones, Nancy Sinatra, Paul McCartney, a-ha, Tina Turner, Sheryl Crow, Madonna, Jack White ou Adele.

Au Service Secret de Sa MajestĂ© est le seul film Ă  n'avoir qu'un thĂšme purement instrumental, une ballade de Louis Armstrong : We Have All the Time in the World. Bien que beaucoup de ces thĂšmes aient Ă©tĂ© de gros succĂšs, le seul thĂšme Ă  devenir no 1 des charts aux États-Unis fut A View to a Kill de Duran Duran en 1985.

Sheena Easton est la seule chanteuse Ă  apparaĂźtre dans le gĂ©nĂ©rique d'un film, en l'occurrence lorsqu'elle chante le thĂšme de Rien que pour vos yeux. Madonna est la seule interprĂšte d'un thĂšme Ă  apparaĂźtre en tant qu'actrice Ă  l'intĂ©rieur mĂȘme du film ; dans Meurs un autre jour, dont elle a enregistrĂ© la chanson de gĂ©nĂ©rique, elle tient Ă©galement — non crĂ©ditĂ©e au gĂ©nĂ©rique â€” le bref rĂŽle d'une professeur d'escrime nommĂ©e Verity.

En 1998, la musique de On ne vit que deux fois, composĂ©e par John Barry est adaptĂ©e dans le morceau Millennium par le producteur et compositeur Guy Chambers pour Robbie Williams. Le clip montre Robbie Williams en parodie de James Bond, et comporte des rĂ©fĂ©rences Ă  d'autres films de Bond comme OpĂ©ration Tonnerre et Bons baisers de Russie. Le clip fut tournĂ© aux Pinewood Studios oĂč la plupart des films de Bond ont Ă©tĂ© tournĂ©s.

Pour le reboot de la saga avec Casino Royale en 2006, Chris Cornell (leader de Soundgarden) interprĂšte le thĂšme principal. Quantum Of Solace a comme thĂšme principal Another Way to Die interprĂ©tĂ© par Jack White et Alicia Keys. C'est le premier thĂšme comportant un duo. Courant septembre 2008, un extrait de la version instrumentale de Another Way to Die a Ă©tĂ© diffusĂ© pour un spot de publicitĂ© pour Coca-Cola Zero, ce qui n'a pas plu Ă  Jack White. À l'origine, Amy Winehouse devait interprĂ©ter le thĂšme de Quantum Of Solace mais Ă  la suite de ses dĂ©boires au courant de l'annĂ©e 2008, on lui a refusĂ© l'interprĂ©tation, ce qui l'a quelque peu irritĂ©e. Elle aurait dĂ©cidĂ© de crĂ©er un thĂšme non officiel de Quantum of Solace. En 2012, Adele interprĂšte le thĂšme du film Skyfall, le titre de la chanson est le mĂȘme nom que celui du film. Elle a par la suite reçu plusieurs prix pour ce thĂšme, dont l'Oscar de la meilleure chanson originale en 2013 (avec son compositeur Paul Epworth), un Golden Globe et un Critics' Choice Movie Award.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Jeux vidĂ©o James Bond.

James Bond 007, le premier jeu vidéo de James Bond, développé et produit par Parker Brothers, sort en 1983 sur Atari 2600, Atari 5200, Atari 8-bit, Commodore 64, et Colecovision. Depuis, de nombreux jeux vidéo basés sur les films ou sur une histoire originale ont été produits. Généralement, l'apparence du James Bond qu'intÚgre le joueur ressemble à celle de l'acteur choisi pour tourner les films à ce moment-là, tout comme les autres personnages.

Une Ă©tape est marquĂ©e en 1997 avec le GoldenEye 007 dĂ©veloppĂ© par Rare pour la Nintendo 64 qui obtient un Ă©norme succĂšs. En consĂ©quence, tous les jeux vidĂ©o de James Bond qui ont suivi ont essayĂ© de reproduire l'exploit avec plus ou moins de rĂ©ussite ; quitte Ă  aller plus loin comme en tĂ©moigne le jeu GoldenEye : Au service du Mal, sorti en 2004 et qui n'a que peu de chose en commun avec le jeu vidĂ©o GoldenEye 007 ou le film du mĂȘme nom.

Depuis qu'il a acquis la licence en 1999, Electronic Arts (EA) a sorti huit jeux, cinq ayant leur propre histoire, dont les populaire 007 : Espion pour cible, 007: Nightfire ou encore 007 : Quitte ou double qui s'Ă©loigne du jeu de tir Ă  la premiĂšre personne introduit avec GoldenEye 007 pour une vue Ă  la troisiĂšme personne. En 2005, EA sort un autre jeu dans la mĂȘme veine, Bons baisers de Russie, qui est cette fois une adaptation du film homonyme. Le James Bond virtuel reprend pour l'occasion les traits de Sean Connery, l'acteur lui-mĂȘme a prĂȘtĂ© sa voix pour le jeu aprĂšs 34 ans d'absence.

En 2006, Activision s'approprie la licence, initialement partagĂ©e avec EA. Le contrat devient exclusif en . Le premier jeu Ă©ditĂ© par Activision, 007: Quantum of Solace, sort en , soit en mĂȘme temps que le film Ă©ponyme rĂ©alisĂ© par Marc Forster. Le jeu retrace les Ă©vĂ©nements de Casino Royale et de Quantum of Solace. Alors que les versions PC, Xbox 360, PS3 et Wii utilisent la vue Ă  la premiĂšre personne et Ă  la vue Ă  la troisiĂšme personne, la version PS2 n'utilise que la vue Ă  la troisiĂšme personne.

Lors de l'E3 2010, Nintendo annonce le retour de GoldenEye 007 sur la console Wii. Il s'agit du remake du jeu de 1997 du mĂȘme titre dĂ©veloppĂ© par Rare, sociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement qui appartenait Ă  Nintendo. Le titre est Ă©ditĂ© par Activision et dĂ©veloppĂ© par Eurocom et le James Bond du jeu prend les traits de Daniel Craig et non de Pierce Brosnan. Une adaptation de la version Wii est sortie sur PS3 et Xbox 360 en novembre 2011 sous le nom de GoldenEye 007 Reloaded.

En novembre 2010 sort sur 007 : Blood Stone, aventure inédite édité par Activision et développé par Bizarre Creations. Le jeu met en scÚne Daniel Craig en tant que James Bond et est sortie sur Xbox 360, PS3 et PC.

À l'occasion de la sortie de Skyfall et du 50e anniversaire de la saga cinĂ©matographique, 007 Legends sort en novembre 2012 sur PS3, Xbox 360, puis quelques mois plus tard sur PC et Wii U. Il est dĂ©veloppĂ© par Eurocom et Ă©ditĂ© Activision .Le jeu met en scĂšne Daniel Craig en tant que James Bond et s'inspire des films Goldfinger, Au service secret de Sa MajestĂ©, Moonraker, Permis de tuer, Meurs un autre jour et Skyfall.

En 2014, Glu Mobile a annoncĂ© la sortie d’un jeu 007 free-to-play pour mobiles d’ici 2015[48].

En 2018, James Bond, ou du moins ses voitures, arrivent enfin sur la 8e gĂ©nĂ©ration de consoles le temps d’un contenu tĂ©lĂ©chargeable pour le jeu Forza Horizon 4 sur Xbox One et PC (Windows 10) : Le meilleur de Bond[49].

L'agent 007 fait aussi partie de l'Ă©quipe de « Bros Â» jouables dans le jeu Broforce (PC Mac PS4, 2015) sous le pseudonyme de Double Bro Seven.

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

En 1957, le Daily Express, un journal tenu par Lord Beaverbrook, approche Ian Fleming pour qu'il adapte ses histoires en comic strip. Au dĂ©part rĂ©ticent, Fleming accepte et le premier strip Casino Royale est publiĂ© le pour produire une planche hebdomadaire jusqu'au . Le comic est illustrĂ© par John McLusky jusqu'en 1963 (date oĂč il est remplacĂ© par Yaroslav Horak) et scĂ©narisĂ© par Henry Gammidge et Anthony Herne supervisĂ©s par Ian Fleming en personne (puis Ă  partir de 1963 par Jim Lawrence). C'est le Daily Express qui en premier lance ensuite un sondage parmi ses lecteurs pour qu'ils dĂ©signent plus tard l'acteur idĂ©al pour incarner le personnage de Bond au cinĂ©ma ; les rĂ©sultats du sondage influencent grandement le choix d'Albert R. Broccoli et de Harry Saltzman en 1962.

En 1964, Takao Saitƍ, adapte en manga plusieurs James Bond connus sous le nom de sĂ©rie des 007 publiĂ©s chez Golden Comics.

De nombreuses aventures de James Bond ont ainsi été illustrées jusqu'en 1977, comprenant tous les livres de Fleming, ainsi que le Colonel Sun de Robert Markham, et la plupart des nouvelles de Fleming. Par la suite, le comic strip produit ses propres histoires jusqu'en 1983 avec des aventures inventées par Doug Moench et dessinées par Paul Gulacy. En France, les bandes de James Bond ont été publiées dans Le Courrier de l'Ouest durant les années 1970 ainsi que dans France-Soir et différents quotidiens régionaux à partir de 1965.

Les Ă©ditions GlĂ©nat ont Ă©ditĂ© en 1988 un album reprenant des Ă©pisodes de Yaroslav Horak (L'Homme au pistolet d'or et Tuer n'est pas jouer). Dark Horse France a sorti en 1995 trois albums d'une histoire intitulĂ©e La Dent du serpent (Moench/Gulacy). Titan Books est actuellement en train de rĂ©imprimer ces comic strips dans une sĂ©rie de roman graphique ; fin 2005, toutes les adaptations basĂ©s sur les romans de Fleming et Colonel Sun avaient Ă©tĂ© rĂ©imprimĂ©s.

Plusieurs comics ayant adapté les films de James Bond ont été publiés au cours des ans, tout comme de nombreuses histoires originales.

Autres produits dérivés[modifier | modifier le code]

En 1965, Playcraft Toys Ltd, une branche de Mettoy, qui depuis quelques annĂ©es s'Ă©tait lancĂ©e dans les maquettes de vĂ©hicules issus de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es, passe un contrat avec EON Productions pour commercialiser des rĂ©pliques miniatures des vĂ©hicules de James Bond[50]. À cette Ă©poque, la sĂ©rie est plutĂŽt considĂ©rĂ©e comme Ă©tant destinĂ©e aux adultes mais EON Productions pense que le succĂšs de Goldfinger et surtout la mise en avant des gadgets dans le futur film OpĂ©ration Tonnerre permettra d'attirer un public plus jeune.

Playcraft décide de retirer le modÚle Aston Martin DB4 et de lancer la production de la DB5. La premiÚre DB5 (Corgi 261) est commercialisée par Corgi en octobre 1965, pratiquement un an aprÚs la sortie de Goldfinger et deux mois avant la sortie d'Opération Tonnerre. Cette DB5 comporte l'arriÚre de la DB4 et elle est de couleur or et non silverbirch comme dans le film.

L'investissement de 45 000 livres sterling de l'Ă©poque est trĂšs important mais est largement compensĂ© par l'Ă©norme succĂšs du jouet avec 2 771 000 Aston Martin DB5 007 vendues en 1966. Il permet Ă  Playcraft d'obtenir deux rĂ©compenses, les UK Toy Of The Year et Best Boys Toy Of 1965.

Une série télévisée d'animation américaine, James Bond Junior, a vu le jour en 1991. Celle-ci mettait en scÚne les aventures d'un personnage décrit comme étant le neveu de James Bond.

Il existe un jeu de rĂŽle, James Bond 007, de Victory Games, sorti en 1983. Une collection de timbres est Ă©galement parue. AprĂšs la production du film « Rien que pour vos yeux Â» CitroĂ«n sort une sĂ©rie limitĂ©e de 2CV 007[51],[52].

Exposition[modifier | modifier le code]

En , une importante exposition consacrĂ©e Ă  James Bond est organisĂ©e en France, dans la galerie du monumental Gaumont Grand Écran Italie Ă  Paris.

En , une exposition consacrée aux films de James Bond est organisée en France, Designing 007, à la Grande halle de la Villette (Paris).

Analyse structurale[modifier | modifier le code]

Selon l'anthropologue David Graeber, James Bond est, en termes d'analyse structurale, l'opposĂ© de Sherlock Holmes : si tous deux sont des « hĂ©ros charismatiques de la bureaucratie Â», ont leur base Ă  Londres, combattent la criminalitĂ© et sont, chacun Ă  sa maniĂšre, des « sociopathes lĂ©gers Â» et des « adolescents permanents Â», le premier est un professionnel qui semble n'avoir aucune vie en dehors du travail, se laisse toujours distraire et dĂ©sobĂ©it Ă  son chef, quand le second est un amateur qui possĂšde d'autres marottes, d'une discipline remarquable et qui en remontre aux professionnels. Bond est hypersexuĂ© quand Holmes est asexuĂ© ; il cherche des informations sur des crimes Ă  venir, alors que son prĂ©dĂ©cesseur enquĂȘte sur des crimes dĂ©jĂ  accomplis[53].

Influences[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (dĂ©cembre 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modÚle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Le Yacht Octopus du millardaire Paul Allen, inspiré du film Octopussy

Le nom de James Bond est connu dans le monde entier et l'Ɠuvre demeure une influence majeure dans les livres et les films d'espionnage. Le personnage a Ă©tĂ© classĂ© troisiĂšme dans AFI's 100 ans... 100 HĂ©ros et MĂ©chants du cinĂ©ma.

La multitude de films parodiques comme Notre homme Flint (1965), Matt Helm, agent trÚs spécial (1966), Opération frÚre cadet (1967), Casino Royale (1967), Bons baisers de Hong Kong (1975), Bons baisers de Pékin (1994), La Totale/True Lies (1994), Austin Powers (1997), Le Smoking (2002), Johnny English (2003), Double Zéro (2004) et OSS 117 : Le Caire, nid d'espions (2006)[note 15] sont autant de preuves de la prééminence de Bond dans la culture populaire. Dans le film Rock, l'espion britannique joué par Sean Connery fait une curieuse référence à James Bond.

Les annĂ©es 1960 ont vu de nombreux feuilletons s'inspirant de James Bond comme Les Espions, Max la Menace ou Des agents trĂšs spĂ©ciaux. Napoleon Solo, le hĂ©ros de la sĂ©rie Des agents trĂšs spĂ©ciaux, tire son nom d'un personnage de Goldfinger ; Fleming suggĂ©ra aussi le nom d'April Dancer qui fut plus tard utilisĂ© dans le spin-off de la sĂ©rie : Annie, agent trĂšs spĂ©cial. Le tĂ©lĂ©film Le Retour des agents trĂšs spĂ©ciaux (1983) introduit notamment un camĂ©o de George Lazenby en James Bond en hommage Ă  Fleming (pour des raisons de droits, le personnage s'appelle « JB Â»). La sĂ©rie Chapeau melon et bottes de cuir, dont beaucoup d'acteurs ont Ă©galement jouĂ© dans des films de James Bond[54], contient de temps Ă  autre des rĂ©fĂ©rences Ă  ces films. Ainsi lorsque Cathy Gale, jouĂ©e par Honor Blackman, prend congĂ© de son partenaire John Steed, jouĂ© par Patrick Macnee, ce dernier s'amuse Ă  lui dĂ©crire ce qu'elle fera de ses vacances « pussyfooting along those sun-soaked shores Â», Pussy Galore Ă©tant le nom du personnage d'Honor Blackman dans Goldfinger. De mĂȘme, quelque temps aprĂšs son dĂ©part, Steed reçoit une carte de NoĂ«l de sa part. Il commente alors « C'est de la part de Mrs. Gale ! Je me demande ce qu'elle fait Ă  Fort Knox ? Â» - le lieu oĂč se conclut Goldfinger. L'un des personnages de la sĂ©rie animĂ©e de Nickelodeon Doug est un agent secret nommĂ© Smash Adams, qui est inspirĂ© de Bond.

Quatre épisodes de la série Arrested Development (For British Eyes Only, Forget-Me-Now, Notapusy et Mr F) se réfÚrent aux films de Bond. Les titres des épisodes sont des parodies des titres originaux de plusieurs James Bond.

En 1989, George Lazenby reprend Ă  nouveau le rĂŽle de James Bond dans un Ă©pisode de la sĂ©rie Alfred Hitchcock prĂ©sente intitulĂ© « Diamond's Aren't Forever Â». Pour une question de droits, le nom de Bond ne peut pas ĂȘtre utilisĂ©. Le personnage s'appelle donc « James Â». Et Ă  chaque fois qu'il veut se prĂ©senter et dire son nom, il est interrompu par la chute de divers objets (casseroles...).

Dans l'émission britannique Red Dwarf, James Bond est parodié sous la forme de Ace Rimmer.

George Lucas a déclaré à plusieurs occasions que le portrait de James Bond par Sean Connery fut l'une des principales inspirations pour le personnage d'Indiana Jones, une raison pour laquelle Sean Connery fut choisi pour le rÎle du pÚre d'Indiana dans le troisiÚme film de la série.

La sĂ©rie de jeux vidĂ©o Amiga James Pond est aussi un clin d'Ɠil Ă  James Bond. La sĂ©rie de comics de Sonic the Hedgehog comprend plusieurs rĂ©fĂ©rences Ă  Bond dans une histoire intitulĂ©e The Man from H.E.D.G.E.H.O.G.

Le dĂ©tective agent secret Lemmy Caution du film AlphaVille est lui aussi un clin d'Ɠil ouvert, avec pour matricule 003.

Dans le vidéoclip du groupe Jonas Brothers, Burning Up, Nick Jonas incarne le personnage de James Bond.

Un Ă©pisode de la sĂ©rie française Kaamelott a pour titre « Au service secret de Sa MajestĂ© Â», renvoyant aux romans de Fleming et au film avec George Lazenby.

La chanson Millenium de Robbie Williams est un hommage non dissimulĂ© Ă  James bond, reprenant le thĂšme d'On ne vit que deux fois. Le clip vidĂ©o est truffĂ© de rĂ©fĂ©rences Ă  James Bond : Aston Martin, filles, smoking et casino.

James Bond a aussi inspiré le personnage de Jack Sawyer dans Toutes les Fleurs sont Noires.

La sĂ©rie de dessins animĂ©s Inspecteur Gadget est grandement inspirĂ©e de et parodie James Bond (outre les multiples gadgets et les pays visitĂ©s, le « mĂ©chant Â» Dr Gang dirige l'organisation MAD et son chat MADCHAT sont des rĂ©fĂ©rences au SPECTRE).

Le personnage de Sterling Malory Archer, issu de la série éponyme, est trÚs librement inspiré du personnage de James Bond, se présentant comme une vision parodique de ce dernier.

L'Ă©crivain Tom Clancy fait beaucoup d'allusions Ă  James Bond dans ses romans car Ryan, le personnage principal des romans, travaille parfois en Angleterre pour le MI-6. Dans le roman Red Rabbit, quand il donne l'adresse du MI-6 dans un taxi, le chauffeur lui rĂ©pond « International Export ? Le repaire de James Bond Â».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ↑ Certains de ses romans, nouvelles et recueils ont Ă©tĂ© publiĂ©s Ă  titre posthume aprĂšs 1964.
  2. ↑ Chapitre 10 ("Obit:") de la seconde partie de On ne vit que deux fois : « James Bond was born of a Scottish father, Andrew Bond of Glencoe, and a Swiss mother, Monique Delacroix, from the Canton de Vaud. Â»
  3. ↑ « A Brief Guide to James Bond, Nigel Cawthorne Â»
  4. ↑ « I don’t drink tea. I hate it. It’s mud... It’s one of the main reasons for the downfall of the British Empire." Goldfinger Â»
  5. ↑ Goldfinger, chapitre 5 : "A second reason why Bond enjoyed the long vacuum of night duty was that it gave him- time to get on with a project he had been toying with for more than a year - a handbook of all secret methods of unarmed combat. It was to be called Stay Alive!".
  6. ↑ Dans On ne vit que deux fois, James Bond rappelle Ă  la secrĂ©taire de M ses compĂ©tences en langue japonaise.
  7. ↑ Henry Chancellor, 2005, James Bond: The Man and His World, John Murray, (ISBN 0-7195-6815-3).
  8. ↑ Patrick Dalzel-Job, Le vrai James Bond, Éditions Heimdal, 1997, (ISBN 2-84048-102-2)
  9. ↑ Goldmaker, Guillaume Evin, Fayard, 2002, page 221
  10. ↑ L'ajustement est le montant du Box-Office mondial en dollars prenant en compte l'inflation depuis l'annĂ©e de la sortie du film jusqu'au 1er janvier 2013 (derniĂšre mise Ă  jour).
  11. ↑ Le Box-Office de la France se comptabilise en nombre d'entrĂ©es spectateurs.
  12. ↑ L'ajustement est le montant du Box-Office mondial en dollars prenant en compte l'inflation depuis l'annĂ©e de la sortie du film jusqu'au 1er janvier 2013 (derniĂšre mise Ă  jour).
  13. ↑ Le Box-Office de la France se comptabilise en nombre d'entrĂ©es spectateurs.
  14. ↑ Luc Lagier, « Les gĂ©nĂ©riques des James Bond Â», magazine Court-Circuit sur Arte, 18 octobre 2006
  15. ↑ Olivier Delcroix, « Pastiche 007 Â», in Le Figaro, 19 octobre 2011, page 32 (supplĂ©ment Le Figaro & Vous).

Références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ «Skyfall»: James Bond, 50 ans de cinĂ©ma
  2. ↑ Isabelle Lesniak, « James Bond, en toute franchise Â», sur lesechos.fr, .
  3. ↑ Jean-NoĂ«l Jeanneney, « L'agent secret au cinĂ©ma : le cas James Bond Â», sur franceculture.fr, .
  4. ↑ Raymond Benson, The James Bond Bedside Companion, Boxtree Ltd, , p. 59.
  5. ↑ Philippe Lombard, Le petit livre de James Bond, EDI8, (lire en ligne).
  6. ↑ http://www.swissinfo.ch/fre/un-suisse-du-nom-de-007/7017154
  7. ↑ (en) Henry Chancellor, James Bond. The Man and His World, John Murray, , p. 58.
  8. ↑ (en) Atomic Martinis
  9. ↑ (en) Graham Johnson, Indra Neil Guha et Patrick Davies, « Were James Bond’s drinks shaken because of alcohol induced tremor ? Â», British Medical Journal,‎ (DOI 10.1136/bmj.f7255)
  10. ↑ Olivier pallaruelo, « 007 : retour sur un cultissime logo Â», sur AllocinĂ©, mis en ligne le 10 novembre 2015
  11. ↑ (en) Paul Simpson, The Rough Guide to James Bond, Rough Guides, (lire en ligne), p. 17.
  12. ↑ (en) Robin Brumby, Doctor John Dee or, The Original 007, Academic Board, , 26 p.
  13. ↑ (de) Siegfried Tesche, Das große James Bond-Lexikon, Hockebooks, , p. 87.
  14. ↑ a et b 
Bond, James Bond. Le dossier 007, Yves Goux et Pierre Baeyens, Éditions Grand Angle, 1989
  15. ↑ http://www.dailymail.co.uk/news/article-2309144/The-names-Secretan--James-Secretan-Early-Ian-Fleming-draft-reveals-nearly-chose-different-007.html
  16. ↑ Laurent Joffrin, « James Bond et le D-Day Â», Le Nouvel Observateur, no 2587,‎ , p. 76 (ISSN 0029-4713)
  17. ↑ Sir Fitzroy Maclean Bt: Obituary, The Independent, 19 juin 1996
  18. ↑ OBITUARY : Colonel D. T. Hudson, The Independent, 14 novembre 1995
  19. ↑ Bond's unsung heroes: Peter Fleming, adventurer, The Daily Telegraph, 21 mai 200ç
  20. ↑ Cyrille Vanlerberghe, « Les archives du MI6 rĂ©vĂšlent le vĂ©ritable James Bond Â», Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  21. ↑ (en) Ian Fleming Biography Discussing Early Writings, James Bond 007 : MI6 - The Home Of James Bond. ConsultĂ© le 16 septembre 2008.
  22. ↑ (fr) La route vers OpĂ©ration Tonnerre sur Commander James Bond France.
  23. ↑ (fr) Warhead sur Commander James Bond France.
  24. ↑ (fr) Warhead : Un projet qui n’en finit pas
 sur Commander James Bond France.
  25. ↑ (en) http://paginas.fe.up.pt/~tendas/007/007warhe.html
  26. ↑ http://www.mi6-hq.com/sections/articles/literary_per_fine_ounce_history.php3?s=literary
  27. ↑ http://www.ianfleming.com/new-young-bond-series-in-2014/
  28. ↑ http://jamesbond007.net/Encyclo/les-romans-de-continuation/
  29. ↑ https://www.lexpress.fr/culture/livre/james-bond_822877.html
  30. ↑ http://007.edition.free.fr/sitefrz/auteurs/gardner.htm#NSF
  31. ↑ http://007.gaelgouault.com/univers.php
  32. ↑ http://www.commander007.net/2016/06/heads-you-die-critique/
  33. ↑ https://salondemrspepys.wordpress.com/2013/06/07/the-moneypenny-diaries/
  34. ↑ http://archive.filmdeculte.com/dossier/jamesbond/2.htm
  35. ↑ a b et c https://www.imdb.com/name/nm0000125/bio#trivia
  36. ↑ a b et c https://www.imdb.com/name/nm0493872/bio#trivia
  37. ↑ http://www.mi6-hq.com/sections/bonds/lazenby.php3
  38. ↑ https://www.imdb.com/name/nm0000549/bio#trivia
  39. ↑ a et b http://archive.filmdeculte.com/dossier/jamesbond/3.htm
  40. ↑ a b et c http://archive.filmdeculte.com/dossier/jamesbond/4.htm
  41. ↑ http://www.hmss.com/films/memory/
  42. ↑ https://www.imdb.com/name/nm0185819/
  43. ↑ http://www.metacritic.com/movie/casino-royale
  44. ↑ http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=58525.html
  45. ↑ http://www.mi6-hq.com/sections/articles/craig_five_bond_movies_deal.php3
  46. ↑ http://www.skynet.be/generation-fr/dossier/438501/david-niven
  47. ↑ Production dĂ©marĂ©e pour le film Bond 25
  48. ↑ http://phx.corporate-ir.net/phoenix.zhtml?c=207033&p=irol-newsArticle&ID=1916630&highlight=
  49. ↑ « Un DLC « The Best of Bond Car Â» annoncĂ© pour Forza Horizon 4 Â», (consultĂ© le 2 octobre 2018)
  50. ↑ Miniatures Corgi, Club James Bond France, consultĂ© le 8 septembre 2007.
  51. ↑ http://jamesbond007.net/vehicules/2CV.html
  52. ↑ http://2cv-legende.com/2cv-series-speciales/2cv-007-1981
  53. ↑ David Graeber, Bureaucratie: L'utopie des rĂšgles, Les Liens qui libĂšrent, (lire en ligne), p. 84
  54. ↑ (en) The Avengers : James Bond

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Kingsley Amis, The James Bond Dossier, Londres, Jonathan Cape, 1965, 159 p.
  • (en) Tony Bennett, « Text and Social Process : the Case of James Bond Â», Screen Education, no 41, hiver/printemps 1982.
  • (en) Tony Bennett et Janet Woollacott, Bond and Beyond: the Political Career of a Popular Hero, Les escoumins QC Canada, Jean-Michel Tremblay, 1986, 256 p.
  • (en) Raymond Benson, The James Bond Bedside Companion, Dodd, Mead & Co., 1984, 257 p.
  • (en) James Brosnan, James Bond in the Cinema, A.S. Barnes/Tantivy Press, 1981, 309 p.
  • (it) Oreste del Buono et Umberto Eco (sous la direction de), Il caso Bond, Milan, Bompiani, 1965
  • (en) David Cannadine, « James Bond and the Decline of England Â», Encounter, septembre 1979, p. 46-55.
  • (en) James Chapman, Licence To Thrill: A Cultural History Of The James Bond Films, I.B. Tauris, 1999.
  • (fr) Kevin Bertrand Collette, James Bond le dossier secret, Éditions Du Rocher, 2012.
  • (fr) Kevin Bertrand Collette, Les ennemis de James Bond : Comment dĂ©truire le monde avec style, Éditions Camion Blanc (Coll. Camion Noir), 2014.
  • (en) John Cork (en), James Bond: The Legacy, Boxtree/Macmillan, 2002.
  • Umberto Eco, « James Bond : une combinatoire narrative Â», Communications, no 8, 1966, p. 77-93.
  • (fr) & (en) Nicolas Fleurier, James Bond & Indiana Jones. Action figures, Histoire & Collections, 2006, 84 p.
  • Laurent Queyssi, Les Nombreuses vies de James Bond, Les Moutons Ă©lectriques Ă©diteur, coll. BibliothĂšque rouge, 2007
  • (en) Penelope Houston, « 007 Â», Sight and Sound, hiver 1964-65, p. 14-16.
  • (en) Christoph Lindner, The James Bond Phenomenon: A Critical Reader, Manchester University Press, 2003.
  • (en) Philip Lisa et Lee Pfeiffer, The Incredible World of 007: An Authorised Celebration of James Bond, Boxtree, 1992, 224 p.
  • (en) John Pearson, James Bond: The Authorised Biography of 007, Granada, 1985, 314 p.
  • (en) Steven J. Rubin, The Complete James Bond Movie Encyclopedia, Contemporary Books, 1990, 467 p.
  • Françoise Hache-Bissette (dir.), Fabien Boully (dir.) et Vincent Chenille (dir.), James Bond (2)007 : anatomie d'un mythe populaire, Paris, Belin, coll. Â« Histoire et sociĂ©tĂ© Â», , 397 p. (ISBN 978-2-7011-4656-0).
  • Françoise Hache-Bissette, Fabien Boully et Vincent Chenille, James Bond 007 : figure mythique, Paris, Autrement, , 185 p. (ISBN 978-2-7467-1188-4).
  • Vincent Chenille et Claire Dixsaut, Bon appĂ©tit, Mr Bond, Paris, A. ViĂ©not, , 285 p. (ISBN 978-2-35326-041-6).
  • Jacques Layani, Ian Fleming, on ne lit que deux fois, Écriture, 2008, 192 p.
  • Jean-Marc Paland et Jean-Marc Pinson, James Bond 007 - Licence de tuer, Edilig.
  • Jean-Marc Paland, James Bond girl, Pac.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre, distribué sous license GFDL (liste des auteurs)
Pour accéder à la version originale de cet article ou pour participer à Wikipédia, il sous suffit de suivre ce lien
An article from Wikipedia, the free encyclopedia, distributed under GFDL (authors)
To view the original version of this article or to improve Wikipedia, just follow this link