Pif Gadget

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Pif Gadget
Vaillant, le journal de Pif
Image illustrative de l’article Pif Gadget

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité
  • Hebdomadaire (fĂ©vrier 1969 Ă  fĂ©vrier 1993)
  • Mensuel (juillet 2004 Ă  novembre 2008)
  • Trimestrielle (dĂ©cembre 2015 Ă  octobre 2017)
Genre Bandes dessinĂ©es « comiques Â» et « rĂ©alistes Â»
Date de fondation février 1969
Éditeur Éditions Vaillant
Ville d’édition Paris

Pif Gadget est un magazine français de bande dessinée pour la jeunesse, créé en , dont la fréquence de parution était à l'origine hebdomadaire.

Successeur de Vaillant, le journal de Pif, dÚs ses débuts Pif Gadget présentait la particularité d'inclure un gadget à chaque édition, mais également de proposer des récits complets, ce qui était novateur pour l'époque, la plupart des autres revues de bandes dessinées offrant toujours des histoires à suivre, forçant ainsi à la fidélisation du lecteur.

Alternant Ă  chaque parution les styles « comiques Â» et « rĂ©alistes Â» ainsi que la couleur et le noir et blanc, le magazine a notamment lancĂ© des sĂ©ries culte de la bande dessinĂ©e française (telles Corto Maltese, Rahan, Docteur Justice, etc., dans le style « rĂ©aliste Â», mais Ă©galement Placid et Muzo, Pifou, Supermatou, Horace, cheval de l'Ouest, La Jungle en folie, Gai-Luron ainsi que LĂ©onard et bien d'autres, dans le genre « comique Â»), tout en continuant Ă  publier les aventures de Pif le chien.

Pif Gadget a Ă©tĂ© un phĂ©nomĂšne de presse majeur dans les annĂ©es 1970-80. AprĂšs une interruption de 1993 Ă  2004, il paraĂźt Ă  nouveau sous forme de mensuel jusqu'en , puis sous forme de hors-sĂ©rie en . À la suite du succĂšs des hors-sĂ©rie, la publication du magazine reprend sous le nom Super Pif en juin 2015 puis cesse en avec la parution du no 9 (la cessation dĂ©finitive est annoncĂ©e fin ). Fin , une opĂ©ration de financement participatif est lancĂ©e avec l'objectif de faire paraĂźtre Ă  partir de fin un nouvel hebdomadaire intitulĂ© Pif.

Historique[modifier | modifier le code]

Les journaux communistes avant Pif (1901-1969)[modifier | modifier le code]

Les pionniers[modifier | modifier le code]

Le premier journal illustrĂ© pour enfants de la mouvance socialiste s'intitule Jean-Pierre. Il est crĂ©Ă© le par une coopĂ©rative autogĂ©rĂ©e, « L'Émancipatrice Â», qui souhaite donner aux enfants autre chose que les traditionnels pĂ©riodiques jeunesses qui sont le plus souvent catholiques[1]. Il comporte des contes, jeux et ce qui sera appelĂ© plus tard des bandes dessinĂ©es[2]. Si le fond est comique, il essaye de provoquer une rĂ©flexion chez ses lecteurs sur des thĂšmes comme le racisme et l'antimilitarisme[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Le travail manuel est mis Ă  l'honneur et, de temps en temps, est publiĂ© un reportage sur une entreprise ou une Ă©cole au fonctionnement socialiste. Par contre, l'idĂ©e de rĂ©volution socialiste est peu abordĂ©e. Faute d'abonnĂ©s, le mensuel s'arrĂȘte en [3].

Il faut attendre le pour qu'un successeur apparaisse avec le journal Les Petits Bonshommes. Il est crĂ©Ă© par la Ligue ouvriĂšre de protection de l'enfance, trĂšs proche du syndicalisme rĂ©volutionnaire de la ConfĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale du travail et est l'Ă©quivalent jeunesse de La Vie ouvriĂšre. Le contenu est relativement similaire Ă  Jean-Pierre et le ton est donnĂ© dans le premier numĂ©ro « PrĂ©parer une gĂ©nĂ©ration d'ĂȘtres humains au cerveau libre et au cƓur droit [
] qui n'auront pas de peine Ă  dĂ©barrasser le monde des vilains bonshommes qui depuis plusieurs siĂšcles ont tenu leurs pĂšres en esclavage. Â» Les sciences sont mises Ă  l'honneur, surtout pour combattre les idĂ©es de l'Église catholique[4]. Il contient beaucoup de dessins humoristiques sur les inĂ©galitĂ©s sociales, mais les bandes dessinĂ©es ont peu de contenu idĂ©ologique. La diffusion ne dĂ©passe jamais la poignĂ©e de milliers de lecteurs et s'arrĂȘte en 1914[5].

Les Petits Bonshommes rĂ©apparaĂźt huit ans plus tard. Il est proche du Parti communiste français ; dans son comitĂ© de patronage, se trouve Anatole France ou Ferdinand Buisson. GrĂące au soutien du Syndicat national des instituteurs, il connaĂźt une diffusion dix fois plus importante que son prĂ©dĂ©cesseur[6]. L'Ă©crit est mis en avant, pour se dĂ©marquer des autres pĂ©riodiques, qualifiĂ©s de « vulgaire Â». L'influence des enseignants se ressent, avec une part belle faite Ă  l'acquisition des connaissances ainsi qu'Ă  des valeurs morales et civiques comme l'honnĂȘtetĂ©, la solidaritĂ©, le courage ou encore le goĂ»t de l'effort. Il combat aussi le racisme et suit une ligne pacifiste[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Contrairement Ă  ses prĂ©dĂ©cesseurs, il ne prend pas part au combat politique et ne s'en prend pas Ă  l'Église. Les illustrations sont de bonne qualitĂ©, mais les bandes dessinĂ©es sont limitĂ©es Ă  une page par numĂ©ro. Le pĂ©riodique disparaĂźt en 1926, aprĂšs 159 numĂ©ros[7].

En 1921, est créé Le Jeune Camarade, édité par la Fédération nationale des Jeunesses communistes[7]. Sa ligne éditoriale est trÚs politique, avec des descriptions trÚs crues de la misÚre ouvriÚre, le capitalisme et le colonialisme, et les instituteurs sont montrés comme des gens brutaux. Beaucoup d'articles de propagande sur l'Union soviétique sont écrits[8], mais peu de bandes dessinées sont publiées. Il disparait en 1929[9].

Mon camarade[modifier | modifier le code]

En , la FĂ©dĂ©ration d'enfants ouvriers et paysans, Ă©manant du Parti communiste français, crĂ©e le journal Mon camarade[10]. Il est crĂ©Ă© dans un contexte social explosif, oĂč la crise touche la France et fait grimper le chĂŽmage. Des mouvements sociaux d'ouvriers et paysans Ă©clatent dans le pays. Le PCF fait sienne la ligne anti-socialiste des bolcheviks, mais ses effectifs sont en forte baisse et ses rĂ©sultats Ă©lectoraux sont les plus mauvais depuis sa fondation. Dans ce contexte, les premiers numĂ©ros de Mon camarade sont trĂšs politisĂ©s. La diffusion du pĂ©riodique se situe entre 20 000 et 50 000 exemplaires, avec un contenu qui au dĂ©but compte peu de bande dessinĂ©e. La ligne Ă©ditoriale est la suivante : dire la vĂ©ritĂ© aux enfants contrairement aux journaux « bourgeois Â»[11] ; ainsi, les instituteurs sont dĂ©noncĂ©s comme des gens cruels, les programmes scolaires seraient remplis de mensonges et l'Ă©cole est une institution qui est contre les enfants de prolĂ©taires[12]. De plus, y sont publiĂ©s des articles de propagande qui vantent les rĂ©alisations des municipalitĂ©s de la banlieue rouge et de l'URSS, ainsi que des articles trĂšs anticlĂ©ricaux axĂ©s sur l'Histoire et les sciences[13].

En 1934, le PCF change de ligne et rĂ©clame un front populaire antifasciste. La ligne Ă©ditoriale de Mon camarade change et devient moins militante[14]. Plus ouvert, le journal publie de plus en plus de bandes dessinĂ©es et, si le ton est toujours antibourgeois, les scĂ©narios sont plus travaillĂ©s avec notamment la sĂ©rie Les Aventures de Pat'Soum qui est de loin la sĂ©rie la plus rĂ©ussie de l'illustrĂ©. Une nouvelle formule est lancĂ©e en [15] avec l'introduction de pages de bande dessinĂ©e en plus, mais aussi avec plus de rĂ©cits de fiction ou des jeux[16]. Le journal recrute de bons auteurs de bande dessinĂ©e, avec notamment Bob Dansler qui crĂ©e Jim MystĂšre, la sĂ©rie la plus populaire du pĂ©riodique. Il s'agit d'un western qui renverse les clichĂ©s du genre, puisque le cowboy dĂ©fend les AmĂ©rindiens et dĂ©fend le gouvernement socialiste du Mexique[17]. Jean Trubert rejoint le journal en 1937 et adapte des grands rĂ©cits d'aventures comme Gargantua ou Don Quichotte[18]. La science-fiction arrive au mĂȘme moment dans le journal[19].

Malgré l'actualité brûlante de la fin des années 1930, le journal évite de trop en parler et préfÚre divertir ses lecteurs[20]. Le , considérant que le PCF est du cÎté de l'ennemi hitlérien en soutenant le pacte germano-soviétique, le gouvernement dissout le parti et la presse qui lui est liée dont Mon camarade. La plupart des exemplaires sont détruits pendant la guerre, pour éviter des ennuis avec l'occupant[21].

Vaillant[modifier | modifier le code]

Avec l'attaque de l'URSS par l'Allemagne nazie, le Parti communiste français appelle Ă  une rĂ©sistance armĂ©e contre l'occupant. En , est publiĂ© un tract baptisĂ© Le Jeune Patriote, rĂ©digĂ© par des jeunes communistes et qui appelle Ă  lutter contre les rĂ©gimes fascistes[22]. En , le Gouvernement provisoire de la RĂ©publique française autorise les journaux issus des mouvements de rĂ©sistances Ă  paraĂźtre. Le , Le Jeune Patriote sort son premier numĂ©ro lĂ©gal. Il est composĂ© de nouvelles, jeux, dessins politiques et, Ă  partir du numĂ©ro trois, de bandes dessinĂ©es. À cause de la pĂ©nurie de papier, le tirage est limitĂ© Ă  quelques dizaines de milliers d'exemplaires[23]. L'Ă©quipe dirigeante transforme alors le journal, pour cibler les 8-12 ans ; une maquette est mise au point et des dessinateurs contactĂ©s (dont certains anciens de Mon camarade). Le nom Vaillant est choisi pour introduire le doute avec le journal catholique CƓurs Vaillants, alors interdit pour ses activitĂ©s durant la guerre[24].

Le premier numĂ©ro de Vaillant sort le avec un contenu proche de celui de Mon camarade[25]. Le succĂšs est au rendez-vous, puisque les 100 000 exemplaires vendus sont atteints Ă  la fin de l'annĂ©e. Dans le no 45 du , Raymond PoĂŻvet et Roger LĂ©cureux lancent la sĂ©rie de science-fiction Les Pionniers de l'EspĂ©rance. Dans le no 56 du , parait le premier Placid et Muzo de JosĂ© Cabrero Arnal[26].

Vaillant rejette les super-hĂ©ros amĂ©ricains, prĂ©fĂ©rant publier des bandes dessinĂ©es avec des hĂ©ros qui font le bien et refusent l'injustice, comme Yves le Loup de Jean Ollivier et RenĂ© Bastard (no 113 du ) ou Ragnar le Viking de Jean Ollivier et Eduardo Coelho (no 515 du ). Des jeunes dessinateurs comme Paul Gillon ou Jean-Claude Forest dĂ©butent dans le journal. Dans le no 397 du , le journal offre Ă  ses lecteurs pour NoĂ«l une histoire de Pif le chien, une sĂ©rie crĂ©Ă©e quelques annĂ©es auparavant par JosĂ© Cabrero Arnal dans le quotidien L'HumanitĂ©[27]. Par la suite, les problĂšmes de santĂ© d'Arnal l'obligent Ă  confier son chien Ă  d'autres dessinateurs comme Roger Mas[28] ou Michel Motti. Des auteurs qui connaĂźtront un grand succĂšs plus tard travaillent alors pour Vaillant, comme Jean Tabary, RenĂ© Goscinny, Nikita Mandryka, Marcel Gotlib ou Christian Godard.

Face à la concurrence des petits récits complets qui séduisent de plus en plus les jeunes, Vaillant lance dans la précipitation une nouvelle formule en , avec un format plus petit et un plus grand nombre de pages. Il lance aussi des hors-série comme Pif Poche, qui se vendent trÚs bien et permettent de compenser financiÚrement les pertes du journal.

De 1957 Ă  1964, le journal perd 10 000 lecteurs par an et tombe Ă  83 000 exemplaires vendus. De plus, les quelques albums publiĂ©s sont un Ă©chec commercial. Jean Ollivier et Roger LĂ©cureux quittent la tĂȘte du journal. Pour redresser la situation, la direction du PCF impose Pierre Bellefroid au poste de directeur ; celui-ci prend des mesures radicales, parmi lesquelles la fermeture de la Librairie Vaillant qui s'occupait de la politique Ă©ditoriale des albums. Il remanie l'Ă©quipe dirigeante en licenciant les militants du Parti et nomme Georges Rieu comme rĂ©dacteur en chef, avec pour mission de mettre au point une nouvelle formule. Le premier numĂ©ro de cette formule sort en . Le chien Pif est mis en avant jusque dans le titre, qui devient : Vaillant, le journal de Pif, alors que le rĂ©dactionnel laisse sa place Ă  des histoires complĂštes. Les ventes remontent grĂące Ă  une stratĂ©gie qui met l'accent sur des porte-clĂ©s offerts pendant plusieurs mois avec le journal et en persuadant les vendeurs volontaires de L'HumanitĂ© de vendre aussi Vaillant. Les ventes remontent, mais aprĂšs l'opĂ©ration « porte-clĂ©s Â» baissent de nouveau et la situation de mai 68 n'arrange pas les choses.

DĂ©buts de Pif Gadget : la pĂ©riode rouge (1969-1973)[modifier | modifier le code]

Fondé en 1969, Pif Gadget est le successeur de Vaillant, le journal de Pif. Pif le chien est né en 1950 dans le journal l'Humanité sous la plume de José Cabrero Arnal, surnommé affectueusement Monsieur Paparnal. Le magazine s'appelle à ses débuts Pif et son gadget surprise puis, quelques mois plus tard, Pif Gadget. C'est un hebdomadaire.

Il doit son nom Ă  :

  • son hĂ©ros principal, le chien Pif ;
  • au gadget inclus avec chaque numĂ©ro, dont les cĂ©lĂšbres « Pifises Â» (Artemia salina, un petit crustacĂ©), et les « Pifitos Â», des pois sauteurs vivants du Mexique.

Prolongeant la tradition de son prédécesseur Vaillant, le journal de Pif, Pif Gadget constitue ses dix premiÚres unes en publiant le début de l'aventure hebdomadaire de son héros Pif.

La une du no 11 voit la prĂ©sentation sous forme de devinette du gadget par un personnage comique de l'illustrĂ©, en l'occurrence Arthur. Ces deux prĂ©sentations alternent alors Ă  l'exception du no 13 qui prĂ©sente les nouveaux hĂ©ros comiques Les Rigolus. La une du no 17 est rĂ©alisĂ©e par le gag d'un autre personnage comique, Gai-Luron, le format du gag s'inspirant des planches publiĂ©es par les collections « Poche Â» des hĂ©ros de l'illustrĂ©. Ce nouveau type de une, constituĂ© d'une courte histoire de une Ă  six vignettes maximum, alternera dĂ©sormais. L'exception viendra du no 25 qui voit le gadget prĂ©sentĂ© par deux personnages Ă©trangers aux hĂ©ros du magazine. La une du no 33 publie la prĂ©sentation du gadget en un dessin. La une du no 34 voit la premiĂšre reprĂ©sentation du gadget « La collection de timbres Â» par une photo. La une du no 37 montre le premier dessin rĂ©aliste du gadget.

La une du no 52 sera, pour la rĂ©daction, l'occasion de publier un numĂ©ro spĂ©cial pour cĂ©lĂ©brer le premier anniversaire de la nouvelle formule du magazine.

À partir du no 53, la une est entiĂšrement consacrĂ©e Ă  l'annonce du gadget, vĂ©ritable moteur de la distribution du magazine.

La une du no 64, prĂ©sentĂ©e par le personnage rĂ©aliste Loup Noir signĂ©e par son dessinateur Kline (Roger Chevaillier), est publiĂ©e dĂ©cadrĂ©e en hauteur sans le nom du gadget, Le bracelet de Loup Noir.

La une du no 114, prĂ©sentĂ©e par les personnages comiques Pif et Hercule, est publiĂ©e dĂ©cadrĂ©e latĂ©ralement sans le nom du gadget, De vĂ©ritables castagnettes espagnoles.

Records de diffusion[modifier | modifier le code]

Le magazine est un phénomÚne de presse majeur dans les années 1970-80[29].

En , le numĂ©ro 60 de Pif Gadget, qui contenait les fameux Pifises, a Ă©tĂ© tirĂ© Ă  1 000 000 d'exemplaires (650 000 exemplaires, puis retirĂ© Ă  350 000 exemplaires). En , le numĂ©ro 137, qui propose comme gadget les « pois sauteurs du Mexique Â», est Ă©galement tirĂ© Ă  1 000 000 d'exemplaires. Il s'agit dans les deux cas du plus fort tirage en Europe pour un journal de bande dessinĂ©e.

La période blanche (1973-1994)[modifier | modifier le code]

En , le numĂ©ro 443, avec Ă  sa une sans bande dessinĂ©e, dessin ou photo, mais avec le titre « La mort de Rahan Â», atteindra Ă  nouveau le million d'exemplaires.

Progressivement, et du fait du succĂšs phĂ©nomĂ©nal de Pif Gadget, l'aspect commercial et la mainmise du marketing devient de plus en plus important vers les annĂ©es 1980, par rapport au rĂ©dactionnel et Ă  la bande dessinĂ©e, et des anicroches apparaissant entre la rĂ©daction et le dĂ©partement des ventes. La plupart des acteurs-clĂ©s partent. Les nouveaux dĂ©cisionnaires suivent la formule de leur « poule aux Ɠufs d'or Â» (les gadgets), en omettant ce qui faisait l'originalitĂ© de la publication. Le magazine, de leader, devient progressivement semblable aux autres titres pour la jeunesse de cette pĂ©riode.

La culture populaire, ouvriĂšre, dont les Ă©ditions Vaillant Ă©taient l'un des vecteurs, disparaĂźt progressivement du paysage français au profit de la culture de la mondialisation, qui dĂ©bute dans ces annĂ©es, avec sa culture « unifiĂ©e Â» au niveau mondial. Pif Gadget ne survivra que deux ans aprĂšs la chute de l'URSS. La pagination diminue, les gadgets deviennent de moins bonne qualitĂ©.

L'une des derniĂšres grandes Ɠuvres du magazine est, en 1989, l'Ă©dition Ă  chaque numĂ©ro et pendant plusieurs mois d'un fascicule sur la RĂ©volution française, que revivaient Pif et Hercule. Le dernier numĂ©ro de Pif le journal paraĂźt en (no 1253). S'ensuivent trois numĂ©ros de Pif dĂ©couverte en dĂ©cembre, qui seront les derniers[30].

Renaissance (2004-2008)[modifier | modifier le code]

En 2004, le magazine connaĂźt une seconde vie, puisqu'un numĂ©ro double spĂ©cial Ă©tĂ©, numĂ©rotĂ© 1, est publiĂ© le . Le premier cadeau est un ensemble pour Ă©lever des « Pifises Â» (Artemia salina).

Il inaugure une nouvelle sĂ©rie qui est dĂ©sormais mensuelle Ă  partir de dont le deuxiĂšme numĂ©ro offre de quoi crĂ©er des « Ć“ufs cubiques Â», lĂ  encore un gadget cĂ©lĂšbre du magazine (parmi les autres gadgets proposĂ©s, on peut citer « la catapulte Â» et le « briquet anti-fumeurs Â»).

Patrick Apel-Muller est le directeur de la rédaction de Pif Gadget dont Pierre Dharréville puis François Toulat-Brisson sont les rédacteurs en chef, tandis que le scénariste François Corteggiani est le rédacteur en chef BD. Une nouvelle génération d'auteurs rejoint les dessinateurs et scénaristes de l'ancien hebdomadaire.

On retrouve plusieurs des sĂ©ries phare de l'Ăąge d'or du magazine : Pif et Hercule, chaque mois. Mais aussi, ponctuellement, Docteur Justice, Placid et Muzo, LĂ©o bĂȘte Ă  part, ou encore Rahan. De nombreuses sĂ©ries nouvelles viennent complĂ©ter le sommaire, dont Quentin le seul de Patrice Lesparre (scĂ©nario et dessin), Trelawney, les mĂ©moires d'un gentilhomme corsaire Richard Marazano (scĂ©nario) et Alfonso Font (dessin), Les Apatrides de Patrice Lesparre (scĂ©nario) et Chris Malgrain (dessin), Le Cavalier Maure de Jean-Marc LainĂ© (scĂ©nario) et Patrick Dumas (dessin), Cos & Mos de Richard Marazano (scĂ©nario) et Abel (dessin), Jean Paul Farte et ses amis par Steve Baker (renommĂ©e La Vie en Slip lorsque la sĂ©rie est repĂȘchĂ©e par les Ă©ditions Dupuis et publiĂ©e dans Spirou en 2009) ou Banc d'essai de la Toto Brothers Company (scĂ©nario et dessin).

Toutefois, l'Ă©diteur connaĂźt de grandes difficultĂ©s financiĂšres et doit cesser la publication du magazine en , avec la publication du numĂ©ro 53 — et sa machine Ă  faire les Ɠufs carrĂ©s — qui marque la fin de cette rĂ©surrection[31].

L'entreprise Pif Éditions, Ă©ditrice du magazine, est placĂ©e en liquidation judiciaire le , suivant le placement en redressement judiciaire de [32]. Les six salariĂ©s permanents et la trentaine de pigistes reçoivent en janvier leur lettre de licenciement[33].

La période Super Pif (2015-2017)[modifier | modifier le code]

En , Patrick Le Hyaric, directeur du journal L'Humanité, lequel est resté propriétaire de la marque Pif Gadget, annonce son intention de relancer le magazine[34].

Le , sort un numĂ©ro hors-sĂ©rie d'Ă©tĂ© de 192 pages tirĂ© Ă  100 000 exemplaires, baptisĂ© « Super Pif Â». Ce numĂ©ro spĂ©cial rĂ©unit des rĂ©Ă©ditions des aventures des personnages de Corto Maltese, Rahan, Supermatou, Horace cheval de l'Ouest, mais aussi « des crĂ©ations nouvelles autour des personnages de Pif, Hercule, Placid et Muzo [
] par de nouveaux dessinateurs [se devant de respecter] les personnages originaux, la qualitĂ© du dessin et l'univers d'origine Â» ainsi que le rĂ©vĂšlent Olivier Chartrain, son rĂ©dacteur en chef, et FrĂ©dĂ©ric Gargaud, le concepteur Ă©ditorial de ce hors-sĂ©rie.

Le gadget fait son retour Ă  l'occasion de la sortie de Super Pif no 2 le . Avec ce numĂ©ro sont ainsi distribuĂ©es plus de 2,5 millions de graines de sapin Ă  planter, en rĂ©fĂ©rence Ă  un ancien gadget mythique de 1975, le « Sapif Â».

À partir de 2016, Super Pif adopte une pĂ©riodicitĂ© trimestrielle, autour d'une Ă©quipe Ă©ditoriale animĂ©e par Olivier Chartrain, FrĂ©dĂ©ric Gargaud et le scĂ©nariste François Corteggiani, qui intervient dans ce projet Ă  titre de conseiller Ă©ditorial.

Le neuviĂšme et dernier numĂ©ro de Super Pif paraĂźt en . En , un nouveau projet est Ă©voquĂ© et en juin de la mĂȘme annĂ©e un financement participatif est lancĂ© autour d'un projet d'hebdomadaire intitulĂ© Pif[35].

Contenu[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Pif Gadget se caractĂ©rise par sa parution en histoires complĂštes, attestĂ© par la ligne d'accroche « Tout en rĂ©cits complets Â» Ă©crite sur la couverture juste sous le titre, contrairement Ă  la plupart des autres revues de bandes dessinĂ©es qui offraient toujours des histoires Ă  suivre, forçant ainsi Ă  la fidĂ©lisation du lecteur (Pilote, Tintin, Spirou, le Journal de Mickey, etc.).

Il se caractérise aussi par l'augmentation de son volume. Alors que son prédécesseur paraissait sous quarante-huit pages, Pif Gadget offre quatre-vingts pages d'histoires comiques et d'aventure chaque semaine.

La variĂ©tĂ© des sĂ©ries qu'il proposait Ă©tait assez impressionnante. Le lecteur y trouvait de l'aventure animaliĂšre en couleur clairement enfantine comme Pif, Placid et Muzo, Pifou. Certaines sĂ©ries flirtaient mĂȘme avec un humour plus adulte comme Gai-Luron, Corinne et Jeannot ou La Jungle en folie, ou parodique comme Horace, cheval de l'Ouest. Il y trouvait aussi de l'aventure historique ou exotique dans un style rĂ©aliste en noir et blanc comme Docteur Justice, Corto Maltese, Rahan le fils des Ăąges farouches, Teddy Ted le cow-boy aux yeux clairs, Les Pionniers de l'EspĂ©rance, Loup Noir, Bob Mallard, Le GrĂȘlĂ© 7/13, Ragnar le Viking, Jacques Flash l'homme invisible, Robin des Bois, Nasdine Hodja l'insaisissable


Il se caractĂ©rise enfin par son Journal des jeux d'une quinzaine de pages comprenant entre autres des tests (pourriez-vous ĂȘtre
), des mots croisĂ©s, des questions, des Ă©nigmes. Il se termine par la page solutions pour respecter la formule de l'illustrĂ© « complet Â». Du premier au numĂ©ro 46, un jeu concours primĂ© Ă  thĂšmes permet de rĂ©compenser le lecteur gagnant d'une somme d'argent et d'un cadeau.

GadgĂ©tus le « Journal du Gadget Â» sera un troisiĂšme insert qui dĂ©veloppera l'annĂ©e suivante une thĂ©matique autour du gadget de chaque semaine.

SĂ©ries[modifier | modifier le code]

Séries publiées[modifier | modifier le code]

PremiĂšres parutions des personnages comiques[modifier | modifier le code]

Si les personnages comiques Pif le chien, Arthur, Pifou ou Gai-Luron existaient déjà lors du lancement de Pif Gadget et servirent d'ossature au nouveau magazine, ce dernier vit la naissance de nombreux autres personnages dont dix nouveaux firent leur entrée successivement en trois années seulement.

PremiÚres parutions des personnages réalistes[modifier | modifier le code]

De mĂȘme que pour les personnages comiques, les personnages rĂ©alistes Teddy Ted, Ragnar le Viking, Les Pionniers de l'EspĂ©rance ou Bob Mallard existaient dĂ©jĂ  lors du lancement de Pif Gadget et servaient d'ossature au nouveau magazine. Ce dernier a vu la naissance de nombreux autres personnages dont quatre Rahan, Loup Noir, Corto Maltese, Docteur Justice, qui ont font leur entrĂ©e successivement en un peu plus d'une annĂ©e seulement et ont marquĂ© la bande dessinĂ©e française; s'ajouteront au fil des ans des adaptations de tĂ©lĂ©-sĂ©ries amĂ©ricaines comme Les MystĂšres de l'Ouest ou des sĂ©ries originales comme Ayak.

Gadgets[modifier | modifier le code]

Chaque semaine dans Pif Gadget, devait ĂȘtre produit un objet, un jouet ou un jeu qui plaise autant aux garçons qu'aux filles, qui ne soit pas dangereux, facile Ă  assembler si nĂ©cessaire et ne pas ĂȘtre volumineux, afin de pouvoir ĂȘtre distribuĂ© avec le journal. Les gadgets, s'ils Ă©taient ingĂ©nieux, n'Ă©taient pas toujours des nouveautĂ©s, tels le « Jeu de dames Â» ou le « BaromĂštre Â» (numĂ©ros 3 et 4). Il n'empĂȘche que Pif Gadget rĂ©ussit ce tour de force de crĂ©ativitĂ© durant ses trente-cinq annĂ©es d'existence.

Le gadget reste une surprise jusqu'au numĂ©ro 60, pour laquelle « la Poudre de vie Â» est annoncĂ©e par le numĂ©ro prĂ©cĂ©dent du pĂ©riodique. C'est Ă  cette occasion que la mention sur la couverture « et son gadget surprise n°
 Â» se transforme en « et son gadget n°
 Â». Elle Ă©voluera encore au numĂ©ro 93, pour afficher enfin le titre « Pif Gadget Â».

Certains gadgets seront repris lors de publications ultĂ©rieures du magazine. Le premier gadget est rĂ©Ă©ditĂ© lors de la parution du numĂ©ro 74. Le deuxiĂšme, la « cellophane thermo-sensible Â», est repris lors de la parution du numĂ©ro 171. Le cinquiĂšme, le poster avec dessins Ă  rĂ©vĂ©ler, l'est lors du numĂ©ro 47, et le sixiĂšme lors du numĂ©ro 62. Les sachets de soda du vingtiĂšme gadget seront Ă  nouveau cĂ©lĂ©brĂ©s au numĂ©ro 76. Des timbres diffĂ©rents, du gadget numĂ©ro 34, se retrouveront aux cinq unes Ă  partir du numĂ©ro 87. Les cĂ©lĂšbres « Pifises Â» du numĂ©ro 60 honoreront Ă  nouveau le numĂ©ro 447, ainsi que les « Pois sauteurs du Mexique Â» dans les numĂ©ros 103 et 345.

Différents jeux de cartes accompagneront le magazine tout au long de ses publications (gadgets numéros 8, 11, 16, 17, 27, 33, 52
).

Le numĂ©ro 15 annoncera, pour la semaine suivante, un « colossal gadget lilliputien Â» qui ne correspondra pas au « Sorcier Â», jeu de magie de quatre cartes, offert avec le seiziĂšme numĂ©ro du magazine. De mĂȘme, le numĂ©ro 287 annoncera pour la semaine suivante le gadget « Le ball-trap Â», qui sera remplacĂ© par « Le souflobut Â» avec une page d'explications, sous le titre « DerniĂšre minute : Hercule a cassĂ© le gadget Â». Ce gadget « cassĂ© Â» est alors annoncĂ© pour le numĂ©ro 291
 À l'intĂ©rieur de ce numĂ©ro, un encart annonce que Hercule n'est pas arrivĂ© Ă  recoller les morceaux du gadget cassĂ© et en propose un autre.

Le gadget du numéro 52 sera pour la rédaction l'occasion de confectionner un gadget particulier pour célébrer le premier anniversaire de la nouvelle formule.

Le numĂ©ro 84, contenant « La boĂźte Ă  faire disparaĂźtre Â», est vendu sous blister, du fait de sa confection en matiĂšre plastique rigide. Puis, le numĂ©ro 87, Ă  l'occasion du gadget « Une collection de timbres de Mongolie Â» prĂ©sentĂ© sur la couverture. Cet emballage se gĂ©nĂ©ralise ensuite Ă  partir du numĂ©ro 99. En effet, le volume et la fabrication des gadgets en matiĂšre plastique ne permettent plus de les insĂ©rer au cƓur du journal, comme lorsqu'ils Ă©taient en carton. Afin de les prĂ©server des risques de perte, 490 kilomĂštres de ruban plastiques sont alors nĂ©cessaires chaque semaine pour ensacher l'hebdomadaire[37].

En 1972, l'« OpĂ©ration scientipif Â», Ă  partir du Pif Gadget numĂ©ro 159, sans prĂ©cĂ©dent dans la presse pour la jeunesse, offre pendant huit semaines, Ă  raison d'un par semaine, huit gadgets basĂ©s sur des principes physiques Ă©lĂ©mentaires. Le but Ă©tant que les jeunes lecteurs fassent preuve d'ingĂ©niositĂ© et proposent d'autres applications avec leurs propres rĂ©alisations.

La mĂȘme annĂ©e, des numĂ©ros 189 Ă  191, Pif Gadget prĂ©sente trois « super-gadgets Â» dont deux Ă©taient la matĂ©rialisation d'Ă©lĂ©ments issus des aventures des hĂ©ros rĂ©alistes du magazine.

L'annĂ©e suivante, en 1973, Ă  partir du numĂ©ro 211, le magazine offre pendant six semaines la sĂ©rie « Magigadget Â», composĂ©e chaque semaine d'un gadget et d'un chapitre du Grand Livre de la Magie qui permettait aux jeunes lecteurs de devenir magiciens et de monter un spectacle de magie.

Auteurs[modifier | modifier le code]

RĂ©compenses[modifier | modifier le code]

  • Grand Prix et Prix « Phenix Â» de la Bande dessinĂ©e 1969 :
    • La SociĂ©tĂ© française de la Bande dessinĂ©e dĂ©cerne en 1969 son « Grand Prix Â» aux Pionniers de l'EspĂ©rance. Son « Prix de la meilleure bande dessinĂ©e rĂ©aliste et d'aventure Â» va Ă  Ragnar le Viking et son « Prix de la meilleure bande dessinĂ©e comique Â» Ă  Gai-Luron, toutes trois publiĂ©es par Pif-Gadget.
  • Prix international du meilleur journal de bandes dessinĂ©es 1970 :
    • Au congrĂšs de Lucca en Italie dei Comics (de la Bande DessinĂ©e) de 1970 Pif Gadget reçoit le « Yellow Kid Â» pour son effort de promotion de la bande dessinĂ©e[38].
  • Grands Prix et Prix « PhĂ©nix Â» de la Bande dessinĂ©e 1970 :
    • La SociĂ©tĂ© française de la Bande dessinĂ©e dĂ©cerne en 1970 ses « Grand Prix Â» Ă  Hugo Pratt pour Corto Maltese, et Ă  Jean Tabary pour Corinne et Jeannot. Son prix de la recherche Ă  Mattioli pour M. le Magicien et une mention spĂ©ciale Ă  Mic Delinx pour La Jungle en folie. Quatre crĂ©ateurs de Pif-Gadget[40].
  • Grand Prix du Dessin de presse 1971 :
Le Syndicat National des Dessinateurs de presse attribue leur prix « meilleure bande dessinĂ©e Â» au crĂ©ateurs de La Jungle en Folie[39].
  • Prix « PhĂ©nix Â» de la Bande dessinĂ©e 1972 :
    • Prix de la meilleure Bande DessinĂ©e française d'aventure Ă  JĂ©rĂ©mie.
    • Prix du meilleur scĂ©nario d'humour Ă  La Jungle en Folie, toutes deux publiĂ©es par Pif-Gadget.
  • Prix « PhĂ©nix Â» de la Bande DessinĂ©e 1973 :
    • Guillermo Mordillo reçoit le prix « PhĂ©nix Â» de l'humour, dĂ©cernĂ© par la SociĂ©tĂ© Française de la Bande DessinĂ©e.

Marketing[modifier | modifier le code]

En 1978, un autocollant, « La main de Pif Â», est inclus dans le magazine avec consigne de le coller Ă  l'arriĂšre de la voiture de ses parents. On pouvait ainsi ĂȘtre tirĂ© au sort dans la rue par une Ă©quipe du journal et gagner un cadeau.

C'Ă©tait lĂ  surtout une excellente opĂ©ration marketing pour le journal. Corollaire inattendu, pour toute une gĂ©nĂ©ration, le badge « Touche pas Ă  mon pote Â» apparu quelques annĂ©es plus tard, d'abord de couleur jaune, rappela la fameuse « Main de Pif Â».

Pif d'ailleurs
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Des magazines dĂ©rivĂ©s de Pif-Gadget ont Ă©tĂ© publiĂ©s sous divers titres en Europe et en AmĂ©rique. En Allemagne : Yps (de). En Espagne et en Roumanie : Pif. Au Canada : Piforama.

Pif Gadget et l'Éducation nationale[modifier | modifier le code]

Pour la rentrĂ©e scolaire 1973, les Ă©ditions Nathan publient un livre de classe pour les collĂ©giens de sixiĂšme et cinquiĂšme sur la bande dessinĂ©e. Écrit par deux professeurs, l'un de dessin et l'autre de français, il a pour titre : Le Français et la bande dessinĂ©e. Chaque cours aborde un aspect de ce thĂšme, en prĂ©sentant par exemple une page de Rahan ou de Docteur Justice et en expliquant les leçons Ă©ducatives contenues dans le rĂ©cit, le dessin, le dĂ©coupage, etc[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 17.
  2. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 18.
  3. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 19.
  4. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 20.
  5. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 22.
  6. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 23.
  7. ↑ a et b L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 25.
  8. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 26.
  9. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 27.
  10. ↑ « Georges Sadoul rĂ©dacteur en chef de Mon Camarade. Â», sur Strenae (consultĂ© le 2 juin 2016)
  11. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 29.
  12. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 32.
  13. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 34.
  14. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 37.
  15. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 41.
  16. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 42.
  17. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 46.
  18. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 48.
  19. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 52.
  20. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 57.
  21. ↑ L'Histoire complĂšte 1901-1994, p. 58.
  22. ↑ Vaillant, p. 13.
  23. ↑ Vaillant, p. 16.
  24. ↑ Vaillant, p. 17.
  25. ↑ Vaillant, p. 18.
  26. ↑ Vaillant, p. 273.
  27. ↑ Vaillant, p. 151.
  28. ↑ Vaillant, p. 155.
  29. ↑ « "Pif gadget" met la clĂ© sous la porte Â», sur Le monde.fr, 22 janvier 2009.
  30. ↑ « Pif le journal et Pif dĂ©couverte en 1993 Â», bdoubliees.com.
  31. ↑ « BientĂŽt le retour de Pif Gadget ? Â», sur Le Point.fr,
  32. ↑ « Pif Gadget placĂ© en liquidation judiciaire Â», sur Le Figaro.fr,
  33. ↑ « Les salariĂ©s licenciĂ©s de "Pif", liĂ© au PCF, dĂ©noncent une restructuration "Ă  la hache" Â», Le Monde.fr, 12 fĂ©vrier 2009.
  34. ↑ « Patrick Le Hyarik (sic pour Hyaric) : « On va relancer Pif Gadget Â» Â», sur France info.fr, (consultĂ© le 13 septembre 2014)
  35. ↑ « Pif revient en hĂ©ros du XXIe siĂšcle mais sans gadget Â», sur franceinter.fr, (consultĂ© le 6 juillet 2018)
  36. ↑ Jean-Baptiste Harang, « Le concombre dĂ©masquĂ© Â», sur Liberation.fr,
  37. ↑ Pif-Gadget no 89.
  38. ↑ Pif-Gadget no 97 et 101.
  39. ↑ a et b Pif-Gadget no 151.
  40. ↑ Pif-Gadget no 101.
  41. ↑ Pif-Gadget no 201.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Podrovnik, Pif, l'envers du gadget, Flach Film Production - Arte France, 2014, 52 min.
Documentaire français consacré à Pif Gadget, agrémenté de témoignages des anciens rédacteurs, dessinateurs et lecteurs du magazine (premiÚre diffusion sur Arte France le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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